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 Geste marchande aux caraïbes

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Raimund
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MessageSujet: Geste marchande aux caraïbes   Ven 23 Mai 2014 - 9:50

Livre des comptes de Corneliuzs Tromp, Cambusier et seul instruit à bord du Het Roken:




AUX TROIS-GUEUSES-DESSOUS-LES-VENTS

7 février 1714.  Nous arrivons en vue de Bonaire. Chacun à bord a hâte de goûter au rhum in situ. L’ambiance au port n’est pas chaleureuse, mais la capitainerie n’est pas pointilleuse. Il n’est pas plus compliqué d’obtenir une patente sur ces quais que de faire servir un hareng frit sur ceux de  Flessingue. Mais le sourire narquois et le regard en biais du commis laisse à penser que la poiscaille n’est pas allé à confesse avant de venir patauger dans votre assiette.

Quelques mots échangés avec un certain van Brook nous confirment que la marchande est ici une œuvre à haut risque dont peu tirent de véritables bénéfices, à moins d’y risquer la peau de l’œil de ses fesses. Le Capitaine Geert ne tarda pas à refaire embarquer son monde sitôt les gosiers réchauffés et les oreilles encore sauves des ragots colportés par les pieds-bots de cette île sans âme.

Les premières escales à Curaçao et Aruba ne furent d’aucun enrichissement, si bien que profitant de la trêve avec l’espagnol, nous nous risquâmes jusqu’au port de Coro d’où je pus enfin flairer quelques débouchés commerciaux. Mais les bénéfices étaient si faibles que je n’eu aucun mal à convaincre le capitaine d’échanger notre chaloupe contre un Senault de plus grande capacité qui fut baptisé Het Roken en mémoire du fier navire voguant sous cuir du vieux Raimund.

Les allers-retour entre Coro et Aruba se succédèrent un mois durant, qui vit le vieux boucanier installé à la proue, se rembrunir, puis hoqueter jusqu’à fulminer de toute sa cendre ed’sel! Aventurier dans l’âme désormais plus que dans les jambes, il n’en pouvait plus de voir défiler devant lui la presqu’île de Paraguana, un jour dans le ponant, l’autre dans le levant, et ainsi de suite tant dans un sens qu’autant que dans l’autre…

Mais alors que le Capitaine Geert commençait à songer d’acquérir une patente espagnole qui lui aurait donné accès aux magasins de toute la caraïbe, la reprise de la guerre nous ferma le port de Coro et les seuls débouchés commerciaux que les Trois-Gueuses-dessous-les-vents étaient bien incapable de nous procurer. Je notai soigneusement :

Campagne commerciale à la côte du Venzuela. 7 au 25 février 1714:

Ports fréquentés : Bonaire, Curaçao, Aruba, Coro
Fut compté dans nos cales 773 unités de valeurs: 175 Madère, 145 Vêtement, 138 Verroteries, 136 Fourrures ordinaires, 91 Vanille, 34 Rhum, 23 Bois précieux, 10 Poudre à Canon, 10 Armes à feu, 10 Armes blanche,1 Pierre Précieuse.
Pour un chiffre d’affaire de 224 491 piastres
Faisant bénéfice de 9 603 piastres

En sus de quoi sept missions furent effectuées pour 12 000 piastres complaisamment tirées des bourses des gouverneurs. Il est bien heureux que ces messieurs se plaisent à communiquer entre eux par delà des eaux si dangereuses.
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Mer 28 Mai 2014 - 8:50

RECONNAISSANCE MERCANTILE AUX COTES DE GUYANES

Au troisième jour où nous avions avec le capitaine Geert quitté le pont du Het Roken pour jeter l’ancre dans les tavernes d’Aruba, le vieux Raimund encore tout élimé par la vision en double bordée des côtes de Paraguana, nous joua un drôle de tour.

« Spèce ed’bouse ed’marigot d’foire aux vaches! 30 000 piastres et cap sur les Guyanes !... »

C’est avec ces mots qu’au matin du quatrième jour il nous fit accueil. De fait il fallait bien avouer que jusqu’ici les gouverneurs avaient bien mieux remplis nos écuelles que le négoce de bric à brac. Mais le vieux bougre ne s’était pas contenté de signer au bas d’un parchemin, il avait fait en sorte par quelque tour à sa manière de céder le Het Roken pour armer à sa place une barque longue qu’il avait nommé Het Roken Twee, ce qui était fort approprié. Lequel navire de bien plus faible tonnage, mais de bien plus grande finesse, était idéalement adapté à l’emploi envisagé.

Le lendemain nous mettions cap au levant, nous faufilant à la côte par Caracas et l’île Marguerite de la plus audacieuse des façons, jusqu’à toucher Tobago puis Georgetown par delà la bouche du Serpent. Le 11 mars nous étions à Paramaribo, et j’avais pu mener à bien une reconnaissance commerciale fort instructive, où les marchandises les plus précieuses rivalisaient avec les plus exotiques. D’après mes notes nous devrions tirer le meilleur parti de la vivacité de notre barque longue sans souffrir de sa cale réduite, à conditions de parvenir à accumuler un fond d’investissement suffisant. Le Capitaine Geert m’accorda son crédit sur ce sujet, nous reviendrions aux Guyanes.Le 23 mars nous étions de retour à Bonaire et je notai soigneusement:

Reconnaissance commerciale aux côtes de Guyanes. 26 février au 23 mars.

Ports fréquentés: Tobago, Georgestown, Paramaribo
Fut compté dans nos cales 97 unités de valeurs: 38 Indigos, 26 Bois précieux, 21 Argent en lingot, 7 Taffetas des indes orientales, 5 Bois précieux.
Pour un chiffre d’affaire de 169 992 piastres
Faisant bénéfice de 8 686 piastres

En sus de quoi quatre missions furent effectuées pour 51 000 piastres complaisamment tirées des bourses des gouverneurs. Il est bien heureux que ces messieurs se plaisent à communiquer entre eux par delà des eaux si dangereuses.
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Ven 6 Juin 2014 - 12:07

TOURBILLONS AUX SEPT-FILLOTTES DESSUS LES VENTS

Les eaux tropicales commençaient à nous être familières, mais nos affaires en valaient à peine la misère. Les trois gueuses-dessous-les-vents ne pouvaient en rien satisfaire ni la soif de l’équipage faite de beuveries portuaires, ni celle du capitaine faite de richesses pécuniaires, et encore moins celle de notre encombrant mais non moins expérimenté pilote, faite de brises et de poudrières.

A la fin mars, nous mirent donc le cap sur les petites Antilles où je l’espérais, le nombre des ports nous étant ouvert serait à la hauteur de mes talents commerciaux. Nous risquâmes loin des côtes, quarante lots de vêtement en guise d’investissement, ainsi qu’un pli pour le gouverneur de Montserrat en preuve de notre bon droit, priant de ne pas être la proie à la sortie du premier grain, d’un des nombreux corsaires ou autre libre-sabreur maraudant sous ces latitudes.

Mais le danger vint d'ailleurs, car nous étions à peine en vue de l'île angloisement tenue que nous fûmes pris dans une violente tempête.  


Le capitaine Geert jugeant mal à propos de dériver en ces eaux au risque de servir de pitance à l’engeance piratesque qu’on dit peuplant Saint Thomas, fit maintenir l’allure. Tant et si bien que les lames emportèrent la moitié de nos hommes: vingt et un marins d’une grande expérience qui avaient été de la traversée, furent nos premières pertes aux caraïbes. Vingt et un hommes de qualité dont nous dûmes amèrement regretter le service à la vue de la bande de gallois avinés que notre quartier maître, qui à l’heure de baragouiner à peu près tout ce qui se cause sur les ponts d’Europe, recruta pour les remplacer. Au moins le gouverneur nous a-t-il su gré de ce débarras…

Montserrat, Antigua, Barbuda, Nevis, Saint Martin, Saint Eustatius, Saba, Nevis. Les échoppes, les tavernes et les palais des septs-fillottes-dessus-les-vents furent méticuleusement visitées et revisitées un mois durant, si bien que le 25 avril les marchés locaux de l’indigo, du thé et des outils étaient rééquilibrés, et que les gouverneurs n’avaient plus guère matière à noircir leurs plis.  

Outre cela il est à noté que nous avons lors d’un de nos nombreux cabotages dans ces parages, aperçus nos premiers navires pirates, mais également une formidable flotte hollandaise menée par le Wolfen, vaisseau de 64 canons de la Dame Van Assen, ce qui a permis s’il en était besoin, à chacun à bord de jauger sa position sur la couche de Neptune.

Le jour suivant, le Capitaine Geert vint me consulter et considéra que nos gains étaient suffisants pour mettre cap au Sud, et pris en charge un pli pour le Gouverneur de la Barbade. Mais les éléments ne furent pas plus enjoués à nous voir débarquer aux Sept-fillottes qu’à en partir. Le Captitaine Geert cette fois fit preuve d’un plus grand attachement à la vie des hommes et nous ne perdîmes que 4 hollandois et 6 Gallois, que nous remplaçâmes au grès de nos escales à Montserrat et à Nevis par 4 Irlandais, 2 écossais et 4 Gallois.

Le 29  avril 1714 nous entrions à Tobago, complétant ainsi notre périple aux petites Antilles. Je notai soigneusement :

Commerce aux Petites Antilles du 23 mars au 29 avril.

Ports fréquentés: Montserrat, Antigua, Saba, Saint Martin, Barbuda, Nevis, Barbados, Tobago
Fut compté dans nos cales 711 unités de valeurs: 200 Indigo, 120 Cacao, 120 Outils, 80 Thé, 40 vêtements, 40 Argent en minerai, 40 Poudre à canon, 36 Fourrures précieuses, 35 Café
Pour un chiffre d’affaire de 283 713 piastres
Faisant bénéfice de 9 629 piastres

En sus de quoi dix-huit missions furent effectuées pour 58 000 piastres complaisamment tirées des bourses des gouverneurs. Il est bien heureux que ces messieurs se plaisent à communiquer entre eux par delà des eaux si dangereuses.
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Ven 25 Juil 2014 - 9:30

FORTUNES A LA CÔTE DES GUYANES


Le 1er juin 1713, à l’heure où les côtes de Tobago tombaient sous l’horizon, nos gains étant suffisant à commencer de commercer des biens de plus grande valeur, le Capitaine décida de remettre le cap vers les Guyanes bien que le voyage jusqu'à Georgestown soit périlleux, les corsaires espagnols et françois étant nombreux dans ces eaux.

Arrivés à bon port et dotés de 86 000 piastres nous investissions dans un premier chargement de fourrures précieuses et mettions le cap sur Paramaribo et d’où nous commençâmes à alimenter  Georgestown des richesses fraîchement débarquées des indes orientales…Taffetas, Velours, Jade, Ivoire, Parfums….à compter de ce jour la cale du Het Roken acquît une valeur et une splendeur bien mal assortie à ce qu’il pouvait laisser voir au dehors.

Vers le 15 mai nous dûmes jouer à cache-voile avec une petite escadre de navires françois chassant à la sortie de notre colonie. Mais ce danger à peine écarté nous fûmes pris dans une de ces formidables tempêtes qu’on nomme ouragan: 8 hommes (4 gallois et 4 hollandais) furent perdu et nous dûmes recruter dans les bas fonds de Georgestown deux indiens tenant à peine la marée, mais bien utiles à l’approche des côtes, trois mulâtre apatrides grossièrement blanchit, un soit-disant anglois à l’accent Bayonnais (si bien que son surnom à bord devint bien vite « Langueulois »)….et une paire d’esclaves noires mâles répondant aux noms de Sirsaille et Mistime cédés à vil prix par le sacristain anglican qui tenait fort à s’en séparer tant il considérait leurs pratiques comme démoniaques. Le Capitaine Geert, sous la menace de Raimund que la présence de chaînes fait perdre la moitié d’esprit qui lui reste, s’empressa de les affranchir…

Le 28 mai notre entreprise de commerce de luxe était devenue très prometteuse, et pour la première fois les gains commerciaux surpassèrent ceux de messagerie. Je notai soigneusement :

Commerces aux côtes des Guyanes du 30 avril au 31 mai 1714:
Ports fréquentés: GeorgesTown, Paramaribo
Fut compté dans nos cales 392 unités de valeurs: 73 Taffetas des indes orientales, 72 bois précieux, 70 Fourrures précieuses, 47 satins des indes, 37 Pierres précieuses, 35 Argent en minerais, 35 Trésor indigènes, 23 Soie de Cathay
Pour un chiffre d’affaire de 1 577 926 piastres
Faisant bénéfice de 70 799

En sus de quoi huit missions furent effectuées pour 40 000 piastres complaisamment tirées des bourses des gouverneurs. Il est bien heureux que ces messieurs se plaisent à communiquer entre eux par delà des eaux si dangereuses.
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Sam 26 Juil 2014 - 9:31

FORTUNES A LA CÔTE DES GUYANES (suite)

Doté de 165 000 piastres au commencement de juin, et le marché des Guyanes étant loin de s’assécher nous poursuivîmes notre entreprise tout le mois durant. De nouveaux les corsaires apparurent régulièrement, si bien qu’il nous sembla que Paramibo subissait une sorte de blocus dont les maudits françois semblaient se porter fort bien, leur monture se faisant plus grasse à chaque apparition.

Le 30 juin nous mîmes fin a une entreprise de deux mois qui nous avait conduit à faire passer d’un port à l’autre à la moustache des espagnols et à la barbe des françois, 800 tonneaux de marchandises d’une valeur de plus 3 millions de piastres! Je notai soigneusement :

Commerces aux côtes des Guyanes du 1er au 30 juin.
Ports fréquentés: GeorgesTown, Paramaribo
Fut compté dans nos cales 408 unités de valeur : 70 Or en lingot, 49 Soie de Cathay, 39 Jade des Indes Orientales, 37 Ivoire Sculpté, 35 Fourrures précieuses, 35 Trésors indigènes, 34 Taffetas des Indes Orientales, 26 Ivoire des Indes Orientales, 24 Porcelaine de Chine, 24 Satin des Indes Orientales, 18 Thé, 17 Epice
Pour un chiffre d’affaire de 2 174 785 piastres
Faisant bénéfice de 87 082

En sus de quoi douze missions furent effectuées pour 38 000 piastres complaisamment tirées des bourses des gouverneurs. Il est bien heureux que ces messieurs se plaisent à communiquer entre eux par delà des eaux si dangereuses.

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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Dim 27 Juil 2014 - 0:28

ESCALES CLANDESTINES ET MANŒUVRES INTERLOPES


Le mois de juillet suivant nombre d’activités secrètes s’ensuivirent, à ce point que le capitaine confisqua mon livre de compte pour qu’il n’en soit point laissé trace. Mon avis n’est autre qu’il aurait fait emplois de quelque enseignement reçu pour alléger sinon se départir de la part due à notre armateur.

De tout cela je peux affirmer pourtant que nous avons affronté de nombreuses tempêtes durant lesquelles les trois mulâtres firent des merveilles de cordes de bois et toiles, et que par 4 fois nous franchîmes sans misère le détroit que de notre pavillon nous avions baptisé « de Malenpis » tant il est infesté de corsaires françois montant forces voiles, et que lors de nos escales à Tobago, le port était remplis de canots de sauvetages armés par l’académie navale britannique.

Par bonheur le mauvais œil se tint suffisamment loin de nous pour qu’ayant tenté une escale clandestine à Marguarita et nous étant fait repéré par les autorités, nous sommes parvînmes cependant à nous faufiler entre deux chaloupes canonnières espagnoles.

Quoiqu’il en fut au 25 juillet 1714 le Manifeste du Het Roken Twee s’établissait comme suit:

Le Capitaine, commandant de la Marine Marchande hollandaise: Geert Rohuud
Le Second confirmé et Cambusier: Corneliusz Tromp
Le Pilote confirmé: Raimund Depoeder
L’apprenti et polyglotte Quartier maître: Gus « babel » Peteers
Le Maître d’équipage profane: Ruud Ooymans

Onze matelots zélandais dont 7 embarqués outre atlantique aux bras plus fort que plus d’entre les leurs perdus en mer : Aart, Bram, Coos, Daam, Freek, Giel et Huub. Et 4 autres frisons échoués bienheureux de retrouver un pavillon de leur nation à Georgetown : Joop, Koen, Niek, et Pouw.

Des gabiers Gallois embarqués à Montserrat au nombre de dix et aux noms plus où moins imprononçable mais sans lien de parenté: Aelhaearn Davis, Elgud Williams, Cadwgawn Davis, Ciwg Williams, Caoidhean Davis, Creirfyw Williams, Amerawdwr Davis, Huw Williams, Cynfelyn Davis et Gruffudd Williams.

Une fratrie de quatre débardeurs irlandais embarqués à Nevis et répondant collectivement au nom de « carré d’as » : Aengus, Ambros, Aubeu, et Auliff O’Mahony,

Deux improbables écossais de haute tailles échoués au même port qui ont autant à voir avec la marine que le lancer de tronc d’arbre l’a à la pêche au harpon, mais dont la charpente bonifie les palans : Richard Hines et Nathan Gray.

Trois mulâtre débauchés au chantier naval de Georgetown habiles à tenir vives les œuvres de cordes, de toiles et de bois: John, Chico et Bartholomew. De chico on peut désormais dire qu'il est profane à charpenter.

Deux nègres affranchis bien qu’aux mœurs inverties, vouant au capitaine une reconnaissance inébranlable et dont on ne connait pas l’emploi sinon que ce qui va à leur oreilles, vient à celle du capitaine: Sirsaille et Mistime.

Un prétendu anglois supposé gascon, et au verbe assurément haut, si bien qu’il est désormais employé à seconder la voix du quartier maître: ledit "Languelois".

Deux indiens Waraos  de la Tribu Sakupana attachés au service du vieux Raimund: Boro-Te (celui qui va bondir) et Najoro-ya (celui qui va manger). Il faut bien avouer que son allure si peu agréable a un œil civilisé, aussi bien que son ancienne fraternité de sang, et le nombre des années vécues en intelligence avec les indigènes ont donné au vieux Boucanier tous les atours d’un vieux cacique que ces deux là ont eu tôt fait de reconnaître en lui .  

En d’autres termes dans cette confusion de tous horizons on pouvait néanmoins considérer le navire armé de la sorte:

Sous la Dunette: Geert et sa paire d’informateurs nègres efféminés
Sur la Dunette : Raimund et sa paire d’éclaireurs indigènes
A la cambuse: Corneliusz, sa paire d’écossais tire-palans, son brelan de mulâtres-charpentiers, et son carré de débardeurs irlandais
A la manœuvre:
- Gus, son double Gascon et ses tribordiers Gallois
- Ruud et ses babordiers Zélandois et Frisons
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Mar 3 Fév 2015 - 15:29

Livre des comptes de Corneliuzs Tromp, repris par Boudewijn Hertogenbosch,
second et seul instruit à bord du De Boeteling Twee:


Retour aux côtes de Guyane

Le 3 septembre 1714, le Boeteling Twee repris l'activité du Het Roken Twee en commerce aux Côtes de Guyane. Je fis de mon mieux avec l’aide des livres de compte de mon prédécesseur afin de garantir notre prospérité. Je renouvelai donc le circuit établi par Corneliusz Tromp, auquel j’ajoutai avec succès une escale à La Barbade.

Il me sembla que cette paisible et vénale navigation contentait tant bien le Capitaine Geert que l’équipage. Néanmoins l’avanie des mers nous ratrappa et le 8 décembre au large de la Barbade un tempête emporta à la manoeuvre trois de nos hommes de grande valeur : le maître d'équipage Ruud Oymans venu d’Ostende avec le Capitaine Geert, John Rodrigues et Pouw Kokelberg tous deux à bord depuis mai 1714 alors embarqués à Georgetown.

Ces pertes parurent assombrir le capitaine. L’heure de solder les comptes devait avoir sonné car il nous fit mettre cap sur Barbuda puis Saint Martin où je dû les lui présenter :

Ports fréquentés : Georgetown, Paramaribo, La Barbade, Barbuda, Saint-Martin
Fut compté dans nos cales 461 unités de valeurs: 77 satin des indes orientales, 71 armes à feux, 58 Ivoire sculpté, 57 Soie de Cathay, 56 taffetas des indes orientales, 44 jades des indes orientales, 25 Porcelaine de Chine, 25 Parfum des Indes Orientales, 24 Ivoire des Indes Orientale, 24 Velours des Indes Orientales
Pour un chiffre d’affaire de 2 682 937 piastres
Faisant bénéfice de 128 842 piastres

En sus de quoi vingt quatre missions furent effectuées pour 95 000 piastres complaisamment tirées des bourses des gouverneurs. Il est bien heureux que ces messieurs se plaisent à communiquer entre eux par delà des eaux si dangereuses.

Ces chiffres étaient à la hauteur de ceux réalisés par mon prédécesseur au printemps dernier mais aux dires grommelés du Capitaine je compris surtout que le fait de perdre des hommes en mer en simple charge de négoce lui devenait de plus en plus insupportable, et qu’il comptait rendre une dernière visite au « siège » de la Compagnie pour en modifier le jugement non tenu pour la part d’autrui, et que par ailleurs, quelque fut le succès de notre commerce, il se considérait toujours l’espagnol être créditeur au revers de son compte personnel...
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Ven 20 Fév 2015 - 14:04

Assemblée Générale à Saint Martin

Le 12 décembre 1714, lorsque le Capitaine Geert se présenta aux autorités de Saint Martin, ces dernières ne surent pas d’emblée si elles devaient s’inquiéter de voir se planter devant eux un fantôme (à en esgourdir les bruits s’étant écoulés des Lucayes selon lesquelles la prise de la barque pénitente avait été ostensiblement revendiquée à La Havane par un certain « Deucair l‘Oc » ou « Docker Loch » au nom de la couronne d’Espaigne), ou se réjouir qu’il ne fut point flanqué d’un vieil irascible et blasphémateur boucanier d’autrefois.

Mais elles se devaient de se rendre à la simple évidence que la vie était tout aussi bien accrochée à cet homme frustre, que leur parole au jugement de juillet. Geert réclamait réparation pour la funeste destinée dans laquelle fut précipité son compagnon, peine bien plus sévère qu’attendue par le jugement. Et malgré son verbe chaotique, Geert sut rapidement se faire comprendre et même se faire entendre. Car les autorités ne furent pas longues à saisir la gaffe tendue par le capitaine Geert, qui n’avait pour autre conséquence pour eux que de le voir s’éloigner de leurs rivage, de sauvegarder leur respectabilité, et même peut-être de concourir à leur prospérité si ce n’est celle de la colonie.

La Commission en représailles contre l’espagnol fut remise au capitaine dès le lendemain, et les statuts de la Compagnie de Saint Martin des Pénitents modifiés en conséquence :

Citation :
- Les navires de la compagnie ont patente hollandaise de faire honnête commerce dans la Caraïbe

- Outre le paiement de la patente, l’entrée dans la compagnie est soumise à l’accomplissement préalable d’un parcours de pénitence en toutes les paroisses accessibles de caraïbes afin d’y faire un don aux bonnes œuvres.

- Tout navire de la compagnie demeure en propriété propre de son capitaine et/ou de son équipage selon le cas

- Tout capitaine de la compagnie est libre d’établir des docks en tout port des caraïbes au nom de cette même compagnie

- Tout capitaine de la compagnie faisant preuve de préjudice subit à l’ennemi, se verra remettre par les autorités de Saint martin, une commission en représailles envers cette nation, pour reprendre ce que bon et juste lui semble.

- Pour leur mandat et la tenue du siège à Saint Martin, les autorités de Saint Martin recevront un dixième des gains prix en représailles, lequel dixième sera remis à chaque escale à Saint Martin, qu’il soit en piastres ou toute autre nature monnayable.

- Afin de certifier d’une part le parfait accomplissement du parcours de pénitence préalable et d’autre part les prises faîtes en représailles, chaque navire embarque à son bord un agent de la compagnie.

Ledit agent en ce qui concerne le Capitaine  Geert, n’était autre que moi-même, au final bien plus heureux de remonter à son bord que de reprendre racine dans la sacristie de Saint-Eustache. A titre personnel j’avais les plus grands doute sur le fait que la Capitaine Geert puisse reverser de son propre chef un dixième que quoi que ce fut, fut-ce d’une once de clous rouillés, à la Compagnie de Saint Martin. Aussi avais-je ce jour là, le sentiment d’une rugueuse aventure à venir,  bien plus que celui d’une entreprise bien léchée aux entournures..
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Mar 10 Mar 2015 - 11:15

La Grosse Raymonde


Nous partîmes donc pour un port qu’en aucun cas le Capitaine Geert ne voulait faire figurer sur un journal, ni même entendre dans la bouche d’un marin du bord. Plus sûrement que de lier la langue des bavards je lui suggerai tout bonnement d’en changer le nom d’usage au sein de l’équipage.

Nous débarquâmes donc à « Cocagne Sound »,  le 18 décembre de 1714. Là au fils des jours qui s’égrenaient sous la pluie, Geert arpentait les quais semblant se mirer dans les coques luisantes de navires tous bien plus fiers et bien plus ventrus que notre frêle « de Boeteling ». Et plus ils étaient gros et portant le plus gros canons, plus Geert salivait comme devant un panier de babeluttes…

Ayant pris soin de s’accompagner de son coffre parfumée à l’or des Guyanes, et malgré les rechignures de ses anciens compagnons d’Ostende qui s’imaginait difficilement être capable de manœuvrer un si gros navire, Geert  se porta acquéreur en propre d’un grande Flute aux courbes d’autrefois, qu’on disait mise à l’eau à Flessingue, et l’équipage disparu dans les Sargasses; si bien qu’il est grand mystère qu’elle ait dérivé sans encombre jusqu’ici. Mais là où tous voyaient une malédiction, lui voyait une bénédiction, un genre de protection.


D’ailleurs pour conjurer le malsort qu’y voyaient Huud, Daam et Gus en ses oeuvres,  le Capitaine Geert fit porter un soin particulier à son radoub, changer toute corde, changer toute toile et rafraîchir tout bois. La hune fut aménagée pour y poser un fusil de quatre pied et demi de canon, bien qu’on n’en ait point et que personne à bord n’eut sut s’en servir, s’il en existait encore de ceux du genre de chez Brachie à Dieppe.

Enfin il fit dresser à l’artimon une flamme en lambeau de cuir qu’il nomma « la boucane », et à la misaine un guidon bleu frappé d’une frégate noir, telle que lui avait décrit le vieux Raimund et qu’il nomma la « flabante ». On le vit même s’essayer à sculpter une pièce de bois en guise de figure de proue, mais comme lui-même était bien incapable de dire ce qu’il tentait de représenter, il la brûla ; sans pour autant se départir totalement de l’idée. Geert semblait frappé de la folie des grandeurs.

La mise en place des 28 pièces de 8 livre, toutes de fer, à bord de « De Grote Raimunda », puisque c’est de ce nom qu’il affubla,  dura plus d’un jour, assurant le spectacle pour les badauds de Cocagne Sound. Geert se fit même faire un habit de pied en cap, et demeura sur la dunette du navire trois jours et trois nuits, ne manquant pas d’attirer l’attention générale déjà fort aiguisée.

Au quatrième jour de cette représentation il fit monter sur le quai une sorte de guichet ou étale d’un genre criard,  drapé de quelques pièces de satin et autre objets d’ivoire des indes orientales pour faire valoir sa bonne fortune et sa solvabilité. A sa droite il me fit porter la « boucane », et à sa gauche Gus brandissait la « flabante », tandis que lui-même trônait sous le pavillon de la compagnie de Saint Martin des Pénitents. Enfin, il envoya Daam et Huub courir les tavernes pour relater nos exploits dans la caraïbe et faire valoir la fiabilité de notre bonne étoile....


Dernière édition par Raimund le Mar 23 Juin 2015 - 14:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Mar 23 Juin 2015 - 13:53

Premières actions en représaille


Nous appareillâmes au matin du solstice d’hivers 1714 sous le regard intrigué de quelques badauds, fort de 110 volontaires ayant rejoint les 40 membres de l’équipage du "De Boeteling Twee" et de 28 pièces de 8. Quand nous larguâmes les amarres les cales totalement vides outre les denrées nécessaires à la navigation je me demandai bien ce que la capitaine Geert mijotait dans sa tête de gueux endimanché car on aurait dit qu’il se trouvait d’un coup à la tête du navire amiral des galions d’Espagne…

Arrivé au large, Geert fit clouer sa commission en représailles au pied du grand mat, puis distribua une pièce d’or à chaque membre de l’équipage au point s'en adjuger une totale fidélité totale. Aussi je compris pourquoi il avait été quérir en compagnie de Sirsaille auprès de l’apothicaire et de l’équarrisseur, force potions et onguents, linges et jarres, et outils tranchants, sciants et mordants.

Après trois jour de navigation, il fallait ce rendre à l’évidence, armé de recrues et d’officier n’ayant jamais commandé plus fort qu’une barque longue, si le navire était beau, il ne valait pas un clou à la mer.

Toutefois la chance nous gratifia d’un large sourire. Le jour même de la Noël 1714 nous arraisonnâmes un dogre espagnol commandé par un faible caractère, probablement surpris qu’une flûte se porte à son encontre, et impressionné par nos bordées imprécises aussi bien que part l’allure de notre monture

Quoiqu’il en fut en ce jour saint tous à bord était convaincus de la bonne étoile du capitaine Geert, et de l’abondance de bienfaits qui allaient couler de cette course.

Le 29 décembre, une second dogre fût mis à l’amende de naviguer dans les eaux de Cocagne Sound, faisant trafic sous pavillon d’Espagne. Le 2 janvier ce fut autour d’un grand senau, puis le 7 d’une gabarre plus résolument commandée car à la première tentative de faire valoir nos droit sur sa marchandise, nos furent repoussés.

A l’aube du 12 janvier, alors que notre équipage était réduit à 115 âmes malgré les efforts de Sirsaille, le capitaine Geert qui se faisait un point d’honneur de rentrer à Cocane Sound le ventre  de la Grote Raimunda absolument plein, fit mettre voile sur une frégate marchande.

Bien mal lui en pris !...La Cesarina, soit qu’elle portait en son sein la progéniture de ses marins, soit qu’elle fut commandé par un stupide entêté si commun à la nation espingouine nfut-ce sous la mitraille, nous mit à rude épreuve, nous entraînant dans un sanglant combat de près de 36 heures!

Citation :
Le 13/01/15 à 23h43 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a pris ses distances.
Le 13/01/15 à 23h43 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a coupé ses grappins.
Le 13/01/15 à 23h41 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a abordé Cesarina (Frégate marchande ) qui s'est rendu après un combat acharné.
Le 13/01/15 à 23h26 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) s'est agrippé au Cesarina (Frégate marchande ).
Le 13/01/15 à 23h26 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a tenté de s'agripper au Cesarina (Frégate marchande ) mais a échoué.
Le 13/01/15 à 21h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché de plein fouet.
Le 13/01/15 à 18h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché.
Le 13/01/15 à 16h14 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a touché.
Le 13/01/15 à 16h13 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a tenté de s'agripper au Cesarina (Frégate marchande ) mais a échoué.
Le 13/01/15 à 15h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a à peine effleuré.
Le 13/01/15 à 12h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché.
Le 13/01/15 à 11h13 : Cesarina (Frégate marchande ) a coupé ses grappins.
Le 13/01/15 à 10h16 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) s'est agrippé au Cesarina (Frégate marchande ).
Le 13/01/15 à 10h15 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a à peine effleuré.
Le 13/01/15 à 10h15 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a à peine effleuré.
Le 13/01/15 à 10h14 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a touché.
Le 13/01/15 à 08h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a à peine effleuré.
Le 13/01/15 à 05h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) mais l'a raté.
Le 13/01/15 à 02h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché.
Le 13/01/15 à 00h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 22h46 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) mais l'a raté.
Le 12/01/15 à 21h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 20h41 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a touché de plein fouet.
Le 12/01/15 à 19h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché de plein fouet.
Le 12/01/15 à 18h40 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a tenté de s'agripper au Cesarina (Frégate marchande ) mais a échoué.
Le 12/01/15 à 17h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché de plein fouet.
Le 12/01/15 à 16h40 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 15h14 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 14h40 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a tenté de s'agripper au Cesarina (Frégate marchande ) mais a échoué.
Le 12/01/15 à 12h39 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché de plein fouet.
Le 12/01/15 à 12h28 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 12h28 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 12h28 : Cesarina (Frégate marchande ) a fait feu sur De Grote Raimunda (Grande Flute ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 12h22 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 12h21 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a tenté de s'agripper au Cesarina (Frégate marchande ) mais a échoué.
Le 12/01/15 à 12h21 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a tenté de s'agripper au Cesarina (Frégate marchande ) mais a échoué.
Le 12/01/15 à 12h21 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 12h20 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a touché.
Le 12/01/15 à 12h20 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) a fait feu sur Cesarina (Frégate marchande ) et l'a touché de plein fouet.
Le 12/01/15 à 12h18 : De Grote Raimunda (Grande Flute ) s'est approché du Cesarina (Frégate marchande ).

Réduits à 40 hommes dont plus un sinon les officiers n’avaient jamais connu le pont de "De Boeteling Twee",  nous n’avions plus d’autre choix que de mettre le cap au retour sur Cocagne Sound après 23 jours de mer.

Mais les 525 tonneaux de marchandises dont furent abreuvés les pauvres commerces du port procurèrent à Geert une grande popularité. Et lui-même s’il n’était pas entièrement satisfait de cette campagne la jugea assez prometteuse pour persévérez ainsi aux dépends de l’espingouin.

Mais avant cela il préférait assurez ses arrières, et comme il me le confia à demi-mot redéployer ses "brise-misère" de façon plus adaptée. Il me laissa seul à avec la Grote Raimunda à Cocagne Sound, me chargeant de la livrer à la visite public, et me certifiant  que si dans 3 mois il n’était pas de retour elle serait ma propriété.

Les 40 hommes réarmèrent de Boeteling Twee, navire bien plus adapté à la longue et discrète navigation qu’elle devait mener, et ne réapparurent au port que le 1er mars 1715, me privant d'une encombrante succession.
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Mer 24 Juin 2015 - 13:30

De second à semi-homme

La Grosse Raimonde étant soigneusement armée par mes soins au grès des jours qui s’étaient égrenés, nous repartîmes en « ferme commerce » dès le 2 mars, à la grande joie des commerçants de Cogagne Sound, mais sous des auspices bien moins favorables.

Nous commençâmes par poursuivre un navire pendant 4 jours sans jamais gagner sur lui. Puis vint notre premier succès qui nous fit mettre main basse sur la cargaison d’une flûte légère à l’équipage si aigris qu’il en coûta la vie à Guus, notre quartier maître.

Cette perte affecta si profondément le Capitaine Geert avec qui il avait franchi la mer océane plus d’une année auparavant, qu’il ne ce soucia pas de son remplacement et laissa les hommes eux-mêmes le soin de se choisir un nouveau quartier maître, fut-ce à titre provisoire.

Puis le 20 mars, jour funeste s’il en est, se fit à mes dépends, lorsque nous fûmes engagés par une forte mer dans une duel de mitraille avec une pinque espingouine. Huub notre maître canonnier n’était pas à la fête, pas plus que son homologue à bord de notre fournisseur récalcitrant, qui parvint néanmoins à placer la première bordée au but. Les projectiles balayèrent le pont de la Grosse Raymonde, alors que par bonheur (à moins que l’esprit de Raimund échappé de sa tête réduite que je portais toujours autour du coup en fut l’instigateur) je me trouvai placé derrière un matelot de forte stature qui lui, fut réduit à l’état d'amorce à espadon.

Projeté au pied de la misaine entre le bois et les lambeaux de chaire, il ne me fallu que peu de temps après avoir repris conscience pour me rendre compte que l'écart de corpulence de mon infortuné bienfaiteur, si elle m’avait épargné un sort comparable de bouillie sanguinolante, avait eu pour inconvénient que ses jambes ne se placent pas entre les miennes et la mitraille.

D’évidence, tant la gauche que la droite s’étaient vues dentelées au point que jamais ni l’une ni l’autre ne me porteraient. Aussi c’est presque sans plus de douleur que dans l’heure Sirsaille m’en rafraîchit les moignons, m’épargnant la pourrissure, mais non pas la fièvre ni la déchéance d’une vie de cul-de-jate.

N’étant plus en capacité de parcourir la dunette et encore moins le pont, un nouveau second fut choisi pour officier à ma place. Enfin, quand je dis « choisir », je crois bien que le Capitaine Geert s’était tout simplement saisi du premier matelot à sa portée, au teint suffisamment buriné, et dont le regard laissait paraître quelques traits d’intelligence, pour lui signifier son nouveau poste. Un simple sacristain n’était-il pas parvenu à devenir un second reconnu au fil des flots à ses cotés ?

Néanmoins, tant comme agent officiel des autorités de Saint Martin, que gardien de l’esprit de Raimund, que maîtrisant tant la lecture que l’écriture aussi bien que la tenue des comptes, le Capitaine Geert me fit entendre qu’il comptait bien me conserver à son bord à ces multiples titres.

Plus tard lors de notre escale suivante Bartolomew Sanchez, notre charpentier dut scinder la cabine du capitaine en deux afin de m’en aménager une également sous la dunette, meublée à l’avenant de mobilier de saisie. Mais cela ne suffisant pas aux nécessités d’officier à titre de cambusier, il aménagea un judicieux jeu de cordes et de palans me permettant d’accéder avec l’aide de quelque forts-à-bras à la cale de la Grosse Raimonde.

Quant à ma mobilité propre elle s’en fut remise à un fond de cuir et une paire de fer à repasser pris dans la cantine d’un coquet officier françois, la caisse à roulette étant proscrite à bord. Ainsi en était-il advenu de moi, pauvre infirme et pourtant désormais placé au plus près du capitaine Geert.


De retour à Cocagne Sound le 3 avril 1715 avec 106 hommes et 522 tonneaux de marchandises régularisées à bord de deux flutes légères espingouines, le Capitaine Geert se résolut à entraîner les recrues sur la Grosse Raimonde avant de repartir en ferme-commerce.
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MessageSujet: Re: Geste marchande aux caraïbes   Jeu 25 Juin 2015 - 12:35

Pour un demi million de plus


3 autres courses s’ensuivirent qui continuèrent d’enchanter le commerce à Cocagne Sound, l’abondance nouvelle allant jusqu’à répandre la popularité du capitaine Geert auprès de la populace elle-même.

La 3ème fut économe en hommes mais également à la cambuse, tout comme la 4ème, ce qui ne fut pas le cas de la 5ème qui vit le retour de la Grosse Raymonde le 22 juin 1715 après 39 jours de mer, armée seulement de 71 hommes mais néanmoins à pleine charge, jaugeant la totalité de ses 900 tonneaux.



Mais cette course fut une nouvelle fois meurtrière pour nos officiers.

Le 11 juin Bartholomew Sanchez, notre charpentier depuis mai de 1714, fut écrasé dans la cambuse, lors d’un manœuvre d’abordage par un tonneau de cognac mal arrimé.

Le 15 juin le nouveau second fut balayé par la mitraille.

Et le 19 juin, jouant de déveine lors de notre dernière intervention à bord de la Grosse Raymonde Boro-Té, pilote hors-pair s’il en fut, de retour à notre bord depuis septembre 1714 et la disparition du vieux Raimund, fut victime de son ardeur à fendre de l’espingouin.

A chaque fois le capitaine Geert nomma un nouvel officier à la volée, instituant ainsi ce qui semblait être devenu une tradition sous son commandement depuis que mes jambes furent emportées.

**************

Extrait du livre de compte de Bouwijn Hertogenbosch, agent de la Compagnie de Saint-Martin des pénitent et écrivain de bord sur la « Grosse Raymonde » retraçant ses 5 courses en représailles entre le 21 décembre de l’an 1714, et le 22 juin de l’an 1715, totalisant 122 jours à la mer déplorant la perte de 302 hommes à l’espingouin dont 5 officiers.

Furent saisis 340 Blé, 292 Sel Marin, 288 Battatas, 250 Fruit, 189 Maïs, 135 Eau de vie, 128 Porc, 95 Fer en minerai, 76 Poisson, 62 Canne à Sucre, 60 Mouton, 50 Mélasse, 46 Fer en lingot, 29 Fourrures ordinaires, 24 Suif, 21 Ecorce de Quinquina, 21 Goudron, 21 Poudre à Canon, 19 Indigo, 16 Cognac, 16 Pierre de taille, 13 Café, 10 Madère, 6 Argent en lingot, 6 Armes blanches, 6 Cacao, 6 Ivoire Sculpté, 6 Parfum des Indes Orientales, 5 Armes à feu, 5 Pierre précieuses, 4 Braie, 4 Ivoire des Indes Orientales,4 Satin des indes orientales, 1 Fourrures Précieuses, 1 Or en minerais, 1 Velours des indes orientales,

Soit 2256 unités de marchandises écoulées pour une valeur de 500 948 piastres auquel s’ajoutent 116 043 piastres perçues à titre de frais de saisie dans les coffres de 17 navires espingouins (bien que deux d’entre eux aient tenté de se soustraire sous le couvert d’un pavillon françois) dont 4 dogres, 1 corvette marchande, 2 senaults, 2 gabarres, 2 grands senaults, 1 grande gabarre, 1 frégate marchande, 1 pinque et 3 flûtes légères.

Des frais de saisie nulle cote part n’est due à la compagnie, du fait de l’entretien du navire et de l’équipage, et des indemnités dues aux estropiés.

Conformément aux statuts de la compagnie le Capitaine Geert Rohuud se voit donc redevable de la somme de 50 095 piastres aux autorités de Saint Martin.

**************
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