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 Journal de bord du capitaine Torres Ethel lors du Caribbean Trophy

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Ethel Torres
Mousse
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Date d'inscription : 27/06/2011

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MessageSujet: Journal de bord du capitaine Torres Ethel lors du Caribbean Trophy   Mer 26 Nov 2014 - 14:31

Journal de bord du capitaine Torres Ethel lors du Caribbean Trophy



Préparation de la course: Le 18 et 19 la navire fait des essais et des manœuvres au large de Grenada. Un temps évoqué avec l'état-major du navire nous décidons finalement de conserver les pièces d'artillerie sur le navire. Le gain en vitesse étant estimé trop négligeable comparé au danger que nous risquons de rencontrer et du fait de les affronter sans armes.
L'équipage se repose toute la journée du 20 afin d'être reposé et opérationnel quand le départ sera donné à 18h.

Jour 1: Nous validons le départ de la course en achetant une belle arme à feu de chasse sur laquelle est inscrite la mention "Por Dios y por el Rey". Elle nous portera chance et rassure un certain nombres de marins et membres d'équipage.

Petite brise / Belle mer

Le navire appareille vers son destin à la tombé de la nuit. L'équipage chante des chants religieux le temps de voir l'ile de Grenada disparaitre afin d'attirer la protection des saints.


Jour 2: Jolie brise / Mer peu agitée

Voile anglaise à l'horizon dans l'axe de notre cap la vigie croit reconnaitre un grand chebec. Avec le commandant en second je décide de virer en direction du nord-ouest afin de disparaitre de son champ de vision au plus vite.


Jour 3: Jolie brise / Mer peu agitée

Une corvette de 6 anglaise elle aussi nous barre le passage. Le grand chebec d'hier est invisible quand à lui. Nous ouvrons les sabords et amenons les pièces d'artillerie pour impressionner l'adversaire. Le cotre du capitan Guillén de Alfaro de la Fraternitad étant lui aussi en vue dans notre sillage le rapport de force n'est pas en sa faveur et nous ne dévions pas de notre trajectoire. La présence de deux navires anglais si loin de leur port est motif d'inquiétude pour la majorité de l'équipage qui s'attend à un guet-apens quand nous passerons au large des ports Batave.


Jour 4: Légère brise / Belle mer

Nous passons au large d'Aruba (port batave) comme on pouvait s'y attendre l'ennemi est là. Nous comptons 1 frégate légère et 1 vaisseau de 54 anglais ainsi qu'une frégate de 12 les escortant. Encore une fois il est décidé de se dévier vers le nord et de les contourner avant de repiquer cap au sud vers Rio de la Hacha demain. Les vents favorable facilitent les manœuvres d'esquive.


Jour 5: Belle brise / Mer peu agitée

Cap plein sud direction Rio de la Hacha. L’ennemi ne nous a pas suivi sans doute appâté par les deux plus petit navire de mes compatriotes et rivaux Guilén de Alfaro et Dante Vasquez navigant sur des embarcations moins dure à aborder.



Jour 6: Vent frais / Mer forte

A l'aube nous arrivons à Rio de la Hacha. Dante Vasquez et sa barque longue nous ont précédé de quelques heures. Ils sont encore à quai quand nous arrivons et le capitan m'apprend que Guilén c'est fait intercepter. De son côté il a du longer la côte coupant au plus court et grâce à la vitesse de son bateau échapper sans trop de problèmes aux barrage concentré sur notre troisième compadre.
Pour valider notre passage nous achetons un verrat à 96 piastres qu'el cocinero appelle Ramon. Il devient provisoirement la mascotte du navire et l'équipage jure de ne pas le manger tant que nous n'aurons pas atteins notre destination finale. Un vœu pieu qui risque de vite s'envoler si la nourriture vient à manquer.
Nous levons l'ancre à la suite d'El Leon, la monture de Dante Vasquez. Apparemment il a laissé quelques heures supplémentaire à son équipage pour se reposer. Une stratégie risquée quand on pense à la fable du lièvre et de la tortue d'un poète et romancier Français très connu dont j'ai pu lire quelques ouvrage avant de quitter le vieux continent. La vitesse à laquelle file son navire me laisse néanmoins peu d'espoir de le dépasser maintenant qu'il a prit les devant.


Jour 7: Coup de vent / Mer très forte

Le pavillon noir d'un grand chebec se dresse devant nous alors que nous nous rapprochons de San Andres une ile aux mains des pirates et dont sa voisine abritant le port de Santa Catalina se trouve être la seconde étape. Heureusement la chance nous sourit en la personne d'un grand chebec espagnol croisant à bâbord. Nous nous rapprochons de lui pour faire croire aux forbans que nous chassons de concert et qu'il risque d'être notre prochaine proie.


Jour 8: Très légère brise / Mer ridée

Le subterfuge à marché. Le pavillon noir à déserté les lieux. Nous arrivons à Santa Catelina dans la soirée non sans voir avec le soleil couchant trois autres grands chebecs passé de par et d'autre de l'ile..


Jour 9: Grand vent frais / Mer forte

Le fait d'avoir pu dormir à terre pour les deux tiers de l'équipage remonte le morale des troupes et permet à l'équipage de récupérer ses forces bien plus efficacement. Dès l'ouverture du marché el cocinero va valider notre étape en achetant entre autre quelques mesures de blé. C'est le produit le plus excédentaire ici il ne coute presque rien et permettra de nourrir membres d'équipages et bêtes. El capitan Vasquez arrive au port alors que nos hommes reviennent du marché. Nous partons dès que les réserves d'eau douce sont chargées à bord.

Fort coup de vent / Grosse mer

Durant la nuit le vent a forci et la mer c'est formée dangereusement rendant la navigation et les manœuvres plus risquée.


Jour 10: Grand vent frais / Mer forte

Au matin la météo c'est calmée, le quartier-maitre fait état de dégâts dans le gréement et le maître d'équipage m'apprend que deux hommes d'équipage ont disparue. Une messe est improvisée en leur mémoire sur le pont du navire et les travaux de réparation sont aussitôt entamé à la suite afin de perdre le moins de temps possible. Une fois le gréement de nouveau en état nous repartons vers Palacios.


Jour 11: Bonne brise / Mer agitée

Nous arrivons dans la mâtiné à Palacios. Les affaires en ville ne vont pas bien si bien que sur le marché les prix des articles sont plus chère ici qu'ailleurs. Les produits de luxe sont rare et hors de prix. Nous validons donc notre passage en achetant quantité de viande boucanée seul produit que l'on trouve en quantité, fruit de la chasse dans la jungle qui borde de toute part le port.


Jour 12: Bonne brise / Mer agitée

Nous quittons Palacios. A l'horizon nous croisons une voile appartenant à un grand chebec anglais. La zone où se déroule cette rencontre correspond à celle où nous pourrions potentiellement croiser d'autres participants à la course. Par prudence nous ne nous rapprochons pas énormément mais l'homme de quart en haut du mat croit distinguer le nom du navire Freedom.


Jour 13: Petite brise / Belle mer

Cette fois c'est un grand chebec batave que nous croisons. Nous doutant que cette seconde rencontre ne pouvant être le fruit du hasard. Nous nous rapprochons et identifions le bateau comme étant le De Tijgerin, bâtiment du capitaine Jeanne Barthes. Nos deux navires se rapprochent tellement que j'ai pu échanger quelques mot avec sa capitaine. Après des salutations cordiale je lui indique la distance la séparant de son prédécesseur anglais et la présence de pirates du côté de Santa Catalina. En échange elle me met en garde contre une forte présence pirate plus au nord dans le détroit. Ses quelques informations échangées nous repartons sans perdre de temps. Au soir nous arrivons à l’extrême ouest de l'ile de Cuba et commençons à longer prudemment ses falaises.


Jour 14: Bonne brise / Mer agitée

Nous arrivons à Habana un peu avant minuit.


Jour 15: Légère brise / Belle mer

Après être passé au marché nous avançons l'heure de départ au dépens du ravitaillement pour profiter d'un vent favorable. Nous dépassons et laissons des canots de sauvetage d'hommes appartenant à la piraterie seul à leur sort. Il serait trop dangereux de nous arrêter et cela nous ralentirait d'autant plus.


Jour 16: Légère brise / Belle mer

Le moral de l'équipage baisse à cause du manque de nourriture consécutif à notre départ anticipé de la veille. La fatigue et la santé par contre sont bonne grâce à une météo particulièrement clémente depuis notre départ de Palacios.


Jour 17: Bonne brise / Mer agitée

Nous longeons le nord de la côte allant de criques en criques afin d'éviter d'être facilement repéré par des pirates en maraude rodant énormément dans le secteur et venant du port d'Andross.


Jour 18: Coup de vent / Mer très forte

Nous continuons à longer la côte nord de Cuba. Dans l'après-midi nous croisons l'Alexander un senault Batave destiné au commerce. Nous ne nous arrêtons pas malgré ça lourdeur apparente indiquant un chargement important. En arrivant en vue d'Haïti la vigie repère une chaloupe-cannoniere battant le pavillon noir. Prudemment le brigand s'écarte et file se réfugier dans son antre de Tortuga au nord-est.


Jour 19: Coup de vent / Mer très forte

Nous perdons un peu de temps à cause de vents contraire qui soufflent dans la passe en arrivant à Port Margot. Il était temps d'arriver, à la sortie du détroit les voiles d'un grand chebec pirate montrent leur nez.


Jour 20: Vent frais / Mer forte

Une voile familière entre au port à son tour c'est Dante Vasquez. Nous quittons les lieux sans tarder malgré la présence du grand chebec pirate dans les parages. A l'embouchure le rivière entre Port Margot et la mer nous voyons notre pirate à tribord chassant des navires de commerce Espagnol au large de La Vega et un second grand chebec à bâbord. Nous profitons des combats pour nous glisser entre le premier pirate et la côte et allons nous réfugier hors de vue des flibustiers dans une crique.


Jour 21: Grand vent frais / Mer forte

Un vent contraire nous gêne dans nos manœuvres pour manœuvrer comme nous l'entendons dans ces zones étroite. Nous décidons de faire un léger détour et de sortir à découvert pour nous remettre dans le bon sens de marche.


Jour 22: Coup de vent / Mer très forte

Les pavillons noir pullulent. Un grand chebec abimé escorté par deux corvettes de 6 apparaissent au cap sud-est. Au nord-ouest le grand chebec solitaire que nous avions déjà rencontré et au nord-est encore un grand chebec au prise avec des navires Français. Mon second décompte un chebec un grand chebec une frégate 9 et trois corvette de 6. Les pirates d'après les noms des navires que nous pouvons distinguer seraient de la confrérie des Marchombres et les Français auquel viennent s'ajouter un peu plus tard un troisième grand chebec de la confrérie des Frères de la Caraïbes. Une barque longue Espagnol se rapproche suivant le même cap que nous. Nous pensons avec mon second que c'est encore Dante qui grappille petit à petit son retard. Nous avions à peine une journée d'avance et avec sa rapide barque longue il devrait être aisé de combler la distance qui nous sépare grâce à sa vitesse et sa capacité de remonter le vent lui évitant de dévier de son cap. Sur cette fin de course où la route est orienté plein est et les vent dominant orienté le plus souvent à l'ouest cet avantage s'avère précieux. Notre avance est comptée et nous ne devrions plus pointer en tête très longtemps.


Jour 23: Vent frais / Mer forte

Se n'était pas Dante. En entrant à San Juan son navire el Leon n'est pas à quai, il s'agissait del capitan Blasco Temporal et son embarcation el Valerio. Nous achetons une bouteille de cognac que nous boirons en arrivant à la Guadeloupe pour fêter notre victoire ou plus certainement pour nous réconforter.


Jour 24: Vent frais / Mer forte

Nous sommes reparti rapidement. Chaque heure perdu coûte de plus en plus chère et le gain de chacune d'entre elles sera précieux lors de la dernière ligne droite. Nous avons appris hier par le capitan Temporal qu'un de nos adversaire battant pavillon noir avait du abandonné la course grâce à l'attaque avortée d'un de nos compadre el capitan Oddball. Ce dernier à perdu son navire dans l'affaire mais à mis hors de course un adversaire. La bourse de notre ami est bien pourvu en piastres mais nous convenons avec mon second que si il lui en manque pour s'acheter une autre embarcation nous l'aiderons à l'acheter avec l'argent de la récompense. Actuellement notre grand chebec est à l'abri dans l'archipel à l'est de St Thomas pour le faire le plein en eau douce et en fruit.


Jour 25: Belle brise / Mer un peu agitée

Nous avons repris la mer pour St Barthelemy. Les dernières étapes sont périlleuse, en effet le port Français se trouve coincé entre trois ports Hollandais (Saint Martin, Saba et Saint Eustatius) et quatre port Anglais (Barbuda, Antiga, Nevis et Montserrat). La probabilité de voir une voile hostile est très haute. Nous levons l'ancre et en effet une demi-heure après notre départ un grand chebec Hollandais apparait au nord. Nous abaissons le pavillon filons cap sud-est et passons à un nautique au nord du port de Saba. Ensuite nous fonçons sur St Eustatius et passons juste devant à porté d'arquebuse. Les gardes sont tellement étonné que le temps de comprendre se qui se passe armer et pointer leur canon, nous sommes déjà passé. En regardant derrière nous je vois un second grand chebec ainsi qu'une corvette de 6 Batave sortir de Saba. Pour nous poursuivre il est déjà trop tard, bien lancé, nous glissons jusqu'à St Barthelemy avant même qu'ils aient pu dire ouf. Nous pouvons dire qu'aujourd'hui nous avons eu de la chance. Un certains nombre de paries avaient été fait par l'équipage ce jour là pour savoir comment nous nous en tirerions et il me semble que Ramon est le verrat ayant reçu le plus de baisé sur les fesses de ce côté ci des Caraïbes. Même si je trouve ces pratiques dégradante elles permettent à l'équipage d'évacuer le trop plein de tension accumulé durant ces dernières journée. Nous n'avons pas gagné mais pour le moment nous sommes en vie et le but de notre voyage n'a jamais été aussi proche.
A St Barthelemy nous achetons une arme blanche sur laquelle un marin grave le nom du vaisseau et la date de départ de notre course. A notre arrivée à la Guadeloupe nous graverons la date d'arrivée et la place obtenue. Ainsi j'aurais toujours sur moi et dans mon esprit le souvenir de cette quête si particulière.

Jour 26: Petite brise / Belle mer

Nous repartons peu avant une heure du matin. L'équipage est tellement excité à l'idée d'arrivé qu'il ne rechigne pas à partir de nuit malgré les risques d'échouage sur des hauts fonds et autres roches mais la pénombre réduit aussi le danger que représente les ports Anglais et les navires qui pourraient s'y abriter. Les vents contraire gênant nos manœuvres entame un peu ce belle enthousiasme. Nous estimons l'heure d'arrivée au port à 10h. Lorsque le soleil se lève sur une mer peu agitée c'est une jolie brise qui nous désormais. A notre grande satisfaction nous voyons se découper sur l'horizon l'ile de la Guadeloupe dès 7h. A 8h le navire était à quai. Je cours sans attendre régler les démarches administrative permettant d'inscrire notre arrivée auprès des autorités portuaire. Ensuite je convoque l'ensemble de l'équipage pour assister à une messe que je fais donner à la cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe de Basse-Terre pour remercier le seigneur de nous avoir protégé. Plusieurs prières furent déclamées en la mémoire de nos marins disparue durant la course. Ensuite l'équipage fût lâché en ville pour une durée indéterminé le temps de valider auprès des organisateurs notre place. Nous savions que nous étions plutôt bien placé car nous avions réussi à boucler la course en 24 jours 13 heures 54 minutes se qui était inférieur à la durée de course que nous avions estimé pour notre navire. Objectif atteint, maintenant le reste est entre les mains de notre seigneur.

AMEN!
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