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 Vague à l'âme

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Jeanne Barthes
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MessageSujet: Vague à l'âme   Sam 17 Jan 2015 - 13:39

Jeanne avait du vague à l’âme, c’était le jour de l’entrevue qu’elle avait demandé avec l’amiral de la GWC Aendrick Van Alkmaar de retour de Tobago et après le regretté départ de Gradlon Silverbeard, voici qu’elle aussi, l’ambassadrice de la GWC avait de mauvaises nouvelles à annoncer.

Pour comprendre le début de cette histoire revenons quelques mois plus tôt.

23 octobre 1714
« Tu es passée entre les mailles du filet parce qu'on t'aime Jeanne ! » s’était écrié Pete Scaramanga lors du passage en force des trois navires de la GWC lors de la première étape vers Cockburn Town du Caribbean Trophy. C’est vrai que Jeanne avait souvent croisé ces capitaines des FDLC, qu’en tant qu’ambassadrice elle avait de nombreuses fois rencontré leur Amiral Erlick Thorns, mais n’avait jamais remarqué ce capitaine au verbe haut.

La remarque lancée du haut de la dunette du Django l’avait fait sourire et douter sur ses qualités de navigatrice, seule désormais sans plus aucun support de ces camarades hollandais, Cyrille de Rougemont en canot et Gradlon Silverbeard, fortement ralentis par les attaques des FDLC et de la South Sea Company, elle avait cette course à terminer pour relever le défi et porter haut les couleurs de Guillaume d’Orange.


Dernière édition par Jeanne Barthes le Mar 20 Jan 2015 - 10:43, édité 2 fois
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Jeanne Barthes
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MessageSujet: Re: Vague à l'âme   Dim 18 Jan 2015 - 9:41

27 Octobre 1714
Les étapes s’enchaînaient avec plus ou moins de réussite, Nassau, Grand Bahamas où elle envoya un pigeon à ce journaliste Armand Pipelet qui souhaitait des nouvelles de la course.

Puis la difficile étape vers Belize où les pirates étaient postés non loin de la Havane, mauvaise rencontre avec le capitaine "Flibustier" des mercenary pack avec sa corvette de 6 « Le Jacques Cœur » qui tira 7 fois sur son navire, ne pouvant se permettre de perdre du temps elle n’a pas riposté, mais fuie à la nuit tombée, les hommes réparaient tant bien que mal le gréement en piteux état après cette attaque, on ne sait pas encore comment Le Tijgerin en sorti indemne, puis le jeu de cache-cache sous les falaises du Golfo de Guanahacabibes et enfin la traversée vers Belize.

Extrait du journal de bord :
Le 29/10/14 à 11h35 : Le Jacques Coeur (Corvette de 6) a fait feu à la mitraille sur le pont de notre navire et a fait un tir parfait !
Le 29/10/14 à 11h35 : Le Jacques Coeur (Corvette de 6) a fait feu à la mitraille sur la carène de notre navire et nous a touché de plein fouet !
Le 29/10/14 à 11h34 : Le Jacques Coeur (Corvette de 6) a fait feu aux boulets ramés sur le grément de notre navire et nous a touché.
Le 29/10/14 à 11h34 : Le Jacques Coeur (Corvette de 6) a fait feu aux boulets ramés sur le grément de notre navire et nous a touché.
Le 29/10/14 à 11h34 : Le Jacques Coeur (Corvette de 6) a fait feu aux boulets ramés sur le grément de notre navire et nous a touché.
Le 29/10/14 à 11h34 : Le Jacques Coeur (Corvette de 6) a fait feu aux boulets ramés sur le grément de notre navire et nous a touché de plein fouet !
Le 29/10/14 à 11h34 : Le Jacques Coeur (Corvette de 6) a fait feu aux boulets ramés sur le grément de notre navire et nous a touché.


En vue de Belize, Jeanne croisa le grand chebec espagnol d’Ethel Torres avec qui nous elle eut un échange cordial de pigeons les avertissant des dangers qu'ils avaient rencontrés, respectant leur statut de concurrent ils ont chacun de leur côté repris le chemin de la course.

3 novembre 1712
À Belize la réparation du « Tijgerin » se termina enfin et l'équipage reçu de l'aide avec l'apport de nouveaux marins recrutés à la taverne, la plupart des noirs de la Jamaïque, anciens esclaves qui souhaitaient une vie meilleure.
Kingstone puis Aruba, Jeanne avait toujours cette mélancolie et ne comprenait pas pourquoi. Être seule en course lui avait fait repenser à son rôle d’ambassadrice au sein de la GWC, noble tâche mais au combien prenante, elle n’avait pas beaucoup songé à elle et se demandait ce qu’elle ferait après la fin de la course, rejoindrait-elle ses compagnons, si dispersés et si lointains ces derniers temps.


Dernière édition par Jeanne Barthes le Mar 20 Jan 2015 - 10:44, édité 1 fois
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Jeanne Barthes
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MessageSujet: Re: Vague à l'âme   Lun 19 Jan 2015 - 12:05

22 décembre
Alors qu’elle s’apprêtait à partir de Bonnaire, un pigeon arriva sur le pont du « Tijgerin ».

Bien chère ambassadrice de la GWC,
Vous allez peut-être me trouver bien entreprenant mais j’ai ancré mon navire discrètement dans l’anse de Bonnaire. Je prends tous les risques pour vous inviter à souper ce soir sur mon navire, il faut impérativement que je vous entretienne d’un sujet qui porte à controverse, même au sein de mon propre équipage. Je vous promets, sur ma foi de Français, que vous repartirez de mon pavillon en aussi bonne santé qu’à mon arrivée.
En espérant avoir une réponse positive de votre part, je vous attends impatiemment.
Capitaine des FDLC Pete Scaramanga


Jeanne était consciente de ce qu’une telle missive pouvait signifier. Il devait sûrement se préparer une grave crise pour que Scaramanga l’invite ainsi. Cela ne pouvait augurer que de tristes jours. Ou alors, était-ce pour une explication sur les événements du Caribbean Trophy ? Non. Elle avait réussi à passer par ses propres moyens et l’habileté de son équipage.
Peu importe, elle se sentait l’obligation d’y aller, s’il avait juré par sa foi de Français, c’était que l’affaire était sérieuse.
Le pigeon reparti avec une lettre acceptant l’invitation, sur un ton des plus neutre.
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Jeanne Barthes
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MessageSujet: Re: Vague à l'âme   Mar 20 Jan 2015 - 10:50

À la nuit tombée, Jeanne prit ses deux hommes les plus fiables avec elle, et parti en canot jusqu’au Django.
Attendez-moi, si je ne suis pas revenue à minuit alertez mon second et venez me chercher.
Elle héla : Holà du Django, l’ambassadrice de la GWC demande la permission de monter à bord.
Le second l’invita à monter à bord, et la conduisit à la cabine du capitaine.
Scaramanga l’attendait, le repas disposé sur une délicieuse table en bois marquettée d’essence de bois précieux. Ils se saluèrent poliment, et Jeanne se vit proposer de commencer à déguster les divers mets, avant d’aborder le cœur d’une discussion qui s’annonçait houleuse.
Il lui offrit en guise d’entrée en matière une coupe remplie de ce vin mousseux, que l’on appelait le vin du diable, qu’un certain moine français Dom Pérignon essayait d’apprivoiser. Jeanne se laissa tenter par une corbeille garnie d’une pyramide d’ananas fraîchement coupés..

Une fois passées les politesses et les banalités, il fallut bien arriver aux raisons de cette soirée. Jeanne en avait assez d’attendre.
- Allons capitaine Scaramanga. Il est plus que temps que vous m’expliquiez la raison de ma présence ici.
- Bien. Je suppose que vous avez raison... Par curiosité, pourquoi pensez-vous être là ?

L’ambassadrice, que cette entrevue perturbait plus qu’elle ne voudrait l’admettre, prit un visage impassible pour répondre.
Pour qu’un militaire Français m’invite ainsi, j’ai supposé qu’une situation grave devait être évitée, et demandait d’être réglée par des canaux officieux.
Elle était fière de n’avoir rien laissé transparaitre.
Il est vrai que cela semblerait logique. Mais vous êtes bien loin du compte. J’avais seulement envie de vous voir. Les relations épistolaires et les rares fois où nous nous sommes croisés m’ont aidé à me rendre compte que... je vous apprécie.
Le masque d’impassibilité devenait de plus en plus dur à conserver. Ah, les Français et leurs excentricités. Ils sont trop émotifs, cela manque de dignité.
Il se pourrait que votre échappée lors du Caribbean Trophy ait été... un peu arrangée. Il se pourrait même aussi que je fasse plus que vous appréciez.
C’en était trop pour Jeanne. Une romance, dans le feu croisé de deux nations ennemies ? C’était ridicule. Et pourtant...
Vos propos sont tout à fait indécents. Je vous remercie pour l’invitation, le repas, sans parler du champagne, excellent breuvage. Vous comprendrez que je ne peux rester, je dois regagner mon navire.
Elle se leva, et se retourna vers la porte, pour partir, mais aussi pour cacher ses joues rougissantes. Elle avait déjà la main sur la poignée lorsque Pete lui agrippa le bras.
Il lâcha un « attendez ! » avec un tremblement dans la voix qu’elle ne lui avait jamais entendu. Il lui glissa une petite boîte dans les mains en lui disant de ne l’ouvrir qu’une fois arrivée à son bord.
Elle sauta promptement dans son canot et ordonna d’un ton sec à ses hommes de la ramener sur le Tijgerin.
Une fois revenue dans sa cabine, elle ouvrit fébrilement le paquet, c’était un délicat médaillon en or, agrémenté de perles de culture, avec ce mot :
Jeanne ce médaillon n’attends qu’une seule chose, c’est de vous avoir à mes côtés, mettez-le à notre prochaine rencontre et je saurais que l’amour que je vous porte sera partagé en retour.
Votre bien-aimé
Pete

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pete scaramanga
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MessageSujet: Re: Vague à l'âme   Mer 28 Jan 2015 - 20:16

Pete regardait s’éloigner le canot du Tijgerin et déjà des milliers de questions se bousculaient dans sa tête.

Comment Jeanne allait réagir après avoir ouvert la boîte ? Pete aurait été tellement anéanti qu’elle le repousse qu’il n’imaginait pas dans sa tête une réponse autre que positive . Il avait bien perçu son trouble et cela lui faisait espérer être aimé en retour.

Mais dans ce cas, si sa douce Jeanne lui ouvrait son cœur, comment allait-il gérer la suite ? Par quoi commencer ? Son fidèle ami Arthurio serait probablement de bons conseils. Pete décida de lui envoyer un pigeon immédiatement.

Il faudrait aussi en parler au chef. Erlick Thorns avait souvent rencontré l’ambassadrice de la GWC. Il semblait à Pete que leurs relations diplomatiques étaient bonnes, mais verrait-il pour autant d’un bon œil leur rapprochement ? Nul doute qu’il allait falloir défendre de façon ferme cette union auprès de son amiral et de ses frères d’armes.

Pete n’en avait pas encore parlé à son équipage, mais il voyait bien qu’ils se doutaient de quelque chose. La visite de Jeanne, le dîner, leur capitaine en train de rêvasser sur le pont au lieu de donner des ordres….

La nuit fût douce et riches de rêves dans lesquels il retrouvait Jeanne et faisait des projets avec elle. Mais au petit matin, un nouvel ordre de bataille arrivait, ramenant Pete à la réalité. Il allait devoir trouver l’énergie de lancer une nouvelle fois son Django et ses hommes face aux Anglais
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Arthurio
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MessageSujet: Re: Vague à l'âme   Lun 2 Fév 2015 - 10:50

Arthurio reçu le pigeon de son ami Pete ……. La Hyène se balançait sur la chaîne de la grande ancre qui grinçait a intervalles réguliers, les vagues mouraient en clapotant sur la grève en pente douce …….. Après avoir lu longuement la missive de son compagnon il alla s’asseoir sur un canon et se mis à réfléchir ….


Bien sur il connaissait cette bougresse , il l’avait rencontré une première fois lors d’une réception chez un petit gouverneur véreux dans un port paumé des caraïbes , il avait découvert ce jour là une femme grande , mince, élancée, souple comme une liane , la taille fine, les seins fermes hauts placés, les jambes longues d’un galbe pur, elle portait une robe droite qui paraissait accrochée aux pointes des seins plus que tenue par les minces bretelles qui barraient ses épaules nues , rondes et lisses . chaque ligne , chaque courbe , chaque creux du visage était un élément de séduction … mais cette femme ne se laissait approchée par personne …

Mais il se rappelait surtout de la salope déchaînée montant a l’assaut de son navire après que l’équipage de La Fouine , jolie corvette de 6 a l’époque , ai été décimé par ses compagnons de Confrerie ; le Capitaine Gradlon Silverbeard et Eindrick Jaccobs, saletés d’hollandais mais de sacré marins que ces gars là . ils avaient réduit en bouilli ses hommes a la grenaille et rendu son navire inutilisable … Une femme déchaînée a la tête de ses hommes bondissant de tous cotés , une vraie tigresse , une très bonne lame , une femme loin très loin des salons et des cours européenne, plusieurs minutes de combat intenses mais l’issue était inévitable.
Ce jour là elle lui avait laissé la vie et il avais quitté l’épave de son navire en canot se jurant de trucider cette garce , et voilà maintenant que son meilleur ami était tombé sous son charme









Arthurio pris sa plume et écrivit a Pete


« L’amour vous pousse l’un vers l’autre . le feu divin enflamme vos cœurs et chaque fibre de vos corps . Nul n’a le droit de s’opposer a la volonte de Dieu , je serai a tes cotés mon ami , je te donne ma bénédiction »



Tout en regardant s’envoler le pigeon vers l’horizon , il se promis de surveiller cette femme et de l’égorger de ses propres mains si elle faisait le moindre mal a son ami , sa confiance était somme toute limitée , sa grande connaissance des femmes le laissait pour l’instant méfiant …..
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Arthurio
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MessageSujet: Re: Vague à l'âme   Sam 7 Fév 2015 - 10:55

Jeanne Barthes a l’assaut de La fouine :



Peint par un de mes hommes
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Erlick Thorns
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Age : 47
Localisation : Auprès de ses frères "FDLC"

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Nationalité: ???

MessageSujet: Re: Vague à l'âme   Sam 21 Fév 2015 - 4:12

Regardant au loin, Thorns ne pouvait s'empêcher de sourire à la nouvelle qui lui été parvenu il y a peu ... un français amoureux d'une batave !
Il se demandait ce que donnerait ce drôle de couple et qu'elle serait leur avenir dans ce monde fait de cruauté et barbarie. Néanmoins il était heureux pour eux et ne pouvait que leur souhaiter de trouver le bonheur ...
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