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 La rose ~ dans la brise ~ déploit ses parfums subtils ~ la poudre et le sang ~[ Des pirates ]~

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Jeremiah Breeg
Matelot
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MessageSujet: La rose ~ dans la brise ~ déploit ses parfums subtils ~ la poudre et le sang ~[ Des pirates ]~   Dim 16 Aoû 2015 - 17:47

Le 3 juin 1715, Norman’s Cay



« Remuez vos os les gars, on n’a pas toute la journée !! » beugla François dit « le cor », quartier-maitre de l’équipage, dont la voix à bord du Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux, brick de 300 tonneaux battant pavillon noir, faisait bien plus frémir que la petite carrure de cet ancien nègre marron. Cette voix, bon sang, cette voix…


« Cette voix, bon sang, cette voix… » soupira le capitaine Breeg qui tentait de faire la sieste à cet instant, et les pires jurons de la terre furent tout ce que prononça Jeremiah Breeg avant de se retrouver sur le pont à gueuler comme un goret sur « le cor », à la fois furieux contre lui et contre lui-même pour devenir ainsi fou à force d’attendre.


Depuis une semaine, les Sicaires montaient la garde au Sud-Ouest d’Eleuthera, la plus à l’Est des bases pirates à ne pas être encore asphyxiée par les armadas des rois des Chiens. Depuis que ces fils de truie s’étaient organisés et rassemblés autour de ces maudits ambassadeurs, la corde qui enferrait chaque boucanier à la gorge depuis leur naissance venait de se serrer un peu plus. Les repaires ne devaient leur salut qu’à leur crasse, puisque personne ne voulait venir y perdre un seul tambour dans ces nids à malaria. Eleuthera donc, dernier point de ralliement des capitaines pirates, était sous la menace imminente d’une invasion par voie maritime, plusieurs navires de ligne dont un gigantesque trois-ponts avaient été aperçus, louvoyant lourdement dans les passes de San Salvador. Plusieurs pirates en maraude étaient déjà tombés dans ces horribles nasses. Après la Tortue, la plupart des capitaines pirates étaient venu trouver refuge ici, et entre les conseils d’équipage et les trahisons des capitaines félons, quelques quartiers-maitres continuaient d’inviter les officiers de certains navires de la part des leurs, pour mettre sur pied la meilleure réponse à ces chiens.
Parmi les capitaines à se rendre à ces rendez-vous bien souvent nocturnes (les pirates se lèvent tard, pas besoin de vous faire un dessin), on retrouvait ceux de la confrérie du Joli Rouge, et parmi eux ce même Jeremiah Breeg qui se demandait tout de même un peu ce qu’il foutait là, tout comme il se demandait ce qu’il foutait dans une baie isolée avec la moitié de ses gars partis en guetteurs sur toutes les hauteurs de l’ile. Lui l’illettré, qu’est-ce qu’il était parti foutre dans un conseil de guerre, là où les pirates les moins stupides essayent de prédire l’avenir ? Cette attente le tuait.

A la tombée de la nuit, un groupe d’éclaireurs partis à la pointe sud-ouest de l’ile déboula en hurlant sur la plage, la bave aux lèvres et l’haleine sèche, et la compagnie apprit que toute la flotte de ligne anglaise défilait dès à présent de l’autre côté de l’ile, cap au Sud-Est, leurs deux vaisseaux de 74 en tête, suivis par l’immense trois-ponts entourés de ses frégates de guerre, et en fin de convoi, le
HMS Drake, 56 canons, portant la marque de l’ambassadeur d’Angleterre. La nouvelle fit l’effet d’une bombe. Hurlant des insanités pour se faire remarquer, le capitaine Breeg ordonna le rembarquement immédiat, et dépêcha même plusieurs de ses camarades à la recherche d’un dernier groupe qui s’attardait, l’on ne pouvait pas rester là une heure de plus que nécessaire. La peur d’être saisis au fond d’une baie par la marine anglaise donna des ailes à tout le monde et deux heures après le Sicaire remontait ses ancres et filait par le Nord à la faveur de la nuit.
Breeg était très fier de son navire et de ses hommes. Il était bien loin le temps de
l’Enfant-de-Carnaval et sa bande d’incompétents de concours, millésimés même, la déchéance et la malédiction. Depuis les choses allaient un peu mieux, mais le capitaine Breeg en avait développé une étonnante crainte du surnaturel, lui qui avait toujours craché dans les bénitiers depuis qu’il se faisait trainer par sa morue de mère jusqu’à la messe où elle espérait faire sauver l’âme de son gamin morveux. Mais Jeremiah avait développé sa propre forme de superstition, le syncrétisme ultime entre christianisme insulaire et paganisme rustique des fils du large. Aussi Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux portait ce nom comme un talisman et une bravade à la fois, et l’on murmurait bien des choses sur les pratiques solitaires du capitaine élu par la compagnie. En revanche, s’il se tenait debout à longueur de temps, fait avéré, la raison n’était connue que de quelques initiés. Depuis le temps qu’ils bourlinguaient ensemble sur ce brick, fruit de tant d’efforts, qui avait accompli sans trembler un tour du golfe du Mexique plusieurs mois plus tôt, il ne restait que vingt anciens de l’Enfant sur les 170 marins du bord, il faut bien dire que le Sicaire emporte presque six fois plus de monde que son détestable ancêtre.

Le lendemain matin, alors que le capitaine essayait péniblement d’apprendre à écrire son nom autrement que par un X, « le cor » déboula dans sa cabine, l’air soucieux.


« Jeremiah, on a reçu un message de la part des confrères, les Jolis Rouges rapportent que l’ambassadeur est… disons isolé à quelques lieux à l’Est d’Andross, le reste des Goddons n’est plus en vue ce matin. Cela dit, aucun besoin pour l’instant de déclencher le… »

« BRANLE-BAS DE COMBAT, SAC A FOUTRE !! »


« Le cor » soupira en s’écartant pour laisser passer son capitaine qui bondit sur la dunette comme un enragé, avant même que ses hommes n’aient commencé à branler bas quoi que ce soit. Son ordre dut être répété avec une sacrée quantité de malédictions sur les génitrices de l’équipage avant que la fourmilière ne panique et qu’enfin le Sicaire se mette en ordre de bataille.

« La double d’anges dans tes bouches à feu Jensen, du monde sur les bras de vergue O’Donnel, cochon d’irlandais ! Oh les gabiers, je viens vous chercher par les bourses ou vous vous remuez la viande ?! »



C’est seulement quand les voiles furent établies, le cap donné plein Ouest et alors qu’on distribuait encore les mousquets que Jeremiah se fit lire l’intégralité du message par l’écrivain du bord. Le capitaine Spriggs avait ouvert le feu le premier, plusieurs bordées à démâter, et de chaque crique sortait un navire pirate pour se joindre à la curée. On n’allait tout de même pas manquer ça.

Vers midi, le vent qui était portant tourna au Sud, et on entendit alors le fracas de la bataille au loin, du côté de Mangrove Cay. Un roulement incroyable, un fracas continu de petits pétards de six livres dans le lointain. Les pigeons tombaient morts de fatigue sur le pont du
Sicaire à force de les envoyer quérir des nouvelles fraiches, le vaisseau de Sir Gascoigne, le rat qui avait lâchement attaqué un Joli Rouge au large des petites Antilles des mois plus tôt. Le Sicaire avait déjà rayé la peinture du mastodonte en représailles à l’époque, une quarantaine de marins anglais avait reçu leur dû en bille de plomb. Mais maintenant c’était la bonne, ils étaient nombreux, l’anglais seul, il fallait seulement vaincre avant le retour de l’armada. Jeremiah Breeg ricanait debout sur sa dunette, même si cela lui déclenchait de vieilles douleurs dans le fondement, on aurait plutôt dit une porte qui grince ou une fourchette en argent sur de la porcelaine.
En fin de journée on reconnut les côtes, peu après Mangrove Cay, enveloppée par un épais nuage sentant la poudre, les tirs ne s’étaient pas arrêtés depuis des heures. Et finalement, peu avant le crépuscule, toute la bataille se révéla aux Sicaires au contour d’un cap. L’immense deux-ponts battant la marque de l’ambassadeur était dans un bien triste état, son gréement avait lourdement souffert, et à l’horizon au moins cinq voiles pirates, plusieurs grands chebecs et corvettes. Mais cette forteresse navale emporte au bas mot 400 marins, il va falloir en tuer beaucoup avant de pouvoir… escalader une telle muraille.

La barre dessous, le
Sicaire se joignit immédiatement au combat, canons en batterie. L’exercice ne manquait pas de danger. Il fallait s’approcher assez prêt pour échapper au feu dévastateur des pièces de 32 livres (32 livres bon sang !), mais d’assez loin pour accentuer la levée et viser au-dessus de la coque. Le Sicaire ne fit qu’un passage, lâchant deux bordées de boulets ramés qui firent beaucoup de tort au mat d’artimon de l’anglais. Tandis qu’il s’esquivait en contournant la poupe de l’ennemi, Jeremiah trépignait de rage sur sa dunette, au milieu des tirs de mousquet qui pleuvaient du gaillard arrière adverse. Sa revanche, enfin, pour avoir été chassé de l’armée, trainé dans la boue par cette couronne ingrate, faire payer ses camarades tombés, l’occasion était magnifique. A la faveur de l’obscurité grandissante le Sicaire disparut dans les nombreuses criques qui trouent le relief, mais là-bas, le canon tirait toujours.
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Jeremiah Breeg
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MessageSujet: Re: La rose ~ dans la brise ~ déploit ses parfums subtils ~ la poudre et le sang ~[ Des pirates ]~   Jeu 24 Sep 2015 - 1:49

Le 5 juin 1715, Mangrove Cay




Au point du jour, le
Sicaire était de retour, ses canons chargés d’une double dose d’enfer pour les braves sujets d’Angleterre, le HMS Drake venait de passer de bien mauvaises heures, il en connaitrait de pires avant peu. Jusqu’aux dernières heures de la veille et dès l’aube de ce jour, tous les pavillons noirs ou rouges des environs s’étaient occupé d’envoyer de bien douloureuses nouvelles au vaisseau de l’ambassadeur, sous la forme de milliers de billes d’acier, après avoir terriblement malmené ses œuvres vives. Tandis que Sicaire doublait le dernier cap avant de se jeter dans la bataille, l’ambiance à bord était déjà depuis très longtemps franchement guerrière. Le canon tonnait depuis plusieurs heures déjà, on voyait une grande nappe de fumée flotter à la surface de l’eau. Debout sur un tonneau au pied du grand mât, Jeremiah Breeg frappa du pied pour se faire entendre et servit à la compagnie ces quelques mots :

« Mes gaillards, aujourd’hui est l’heure de la gloire ! Nous allons nous emparer de la plus grosse prise qui n’ait jamais été faite dans ces eaux par n’importe quel frère de la côte ! Là-bas ils frappent déjà à mort l’ennemi, à nous de faire parler la poudre. Sicaires, enfants de Sainte-Marie-la-Vérole, allons-nous montrer aux chiens des Chiens nos proues ou nos étraves ?! Que verront-ils ? Le dos d’une cohorte de chiens peureux, ou les crocs d’une meute féroce ? Nos chausses souillées par la peur ou la pointe de nos sabres ? Que choisissez-vous ? Vers la honte ou vers la mort ? »

« Vers la mort !! »
hurlèrent les Sicaires, tournant tous leurs armes vers la proue dans un gigantesque rugissement. Jeremiah en eut la larme à l’œil, ah les braves loups de mer ! Maintenant l’humiliation était lavée, la répugnante aventure de l’Enfant-de-Carnaval était derrière lui, maintenant que lui et ses cent-soixante-dix mécréants enragés, des marins de premier brin, se jetaient joyeusement à l’assaut d’une muraille de bois, d’acier et de flammes. Mais le capitaine et ses officiers échangeaient tout de même des œillades inquiètes. Il s’agissait tout de même de gravir presque vingt mètres de muraille à pic sous le feu et la mitraille, pour ensuite conquérir la forteresse, à presque un contre trois.
Mais Jeremiah fut interrompu dans ses peu plaisants calculs par un grand cri de joie provenant de l’étrave. Les gabiers amassés là-bas lançaient des hourras, le sabre levé au ciel. Au loin, le
HMS Drake venait d’apparaitre, échoué, démâté jusqu’au pont, l’intégralité de son gréement par-dessus bord. Incapable de manœuvrer, le vaisseau était allé s’échouer sur un banc de sable à quelques distances de la cote, et son mât de misaine, en s’abattant, avait obstrué la quasi-intégralité de sa batterie tribord, du côté du large donc, quand à ses pièces de pont, elles pointaient trop haut en raison de l’angle dans lequel le vaisseau s’était figé. Dans sa lunette, Jeremiah observa la grande confusion qui régnait à bord, l’équipage devait s’efforcer de dégager le mat brisé pour reprendre le tir, mais à chaque instant un navire pirate, au tirant d’eau moins élevé, se présentait le long de son flanc paralysé et y semait la mort et la confusion à grands coups de mitraille. Plusieurs chebecs et corvettes battant pavillon noir étaient en vue, mais, et Jeremiah le savait, plusieurs autres étaient dans les environs, quasiment à court de munitions après une si démentielle canonnade. Les chebecs Red Revenge, Is la Noire et Vent des Dieux, et la corvette Stateless, avec leurs capitaines élus par la compagnie venaient de terminer un ballet mortel de mitraille, comme si un souffle brulant chargé d’acier avait balayé les lisses de l’anglais.
La veille, un grand échange de missives entre les différents capitaines avaient convenu que le
Sicaire serait le premier à tenter l’abordage, appuyé par le grand chebec du capitaine Faya, qui profiterait de la très faible hauteur de son navire pour se faufiler sous son flanc bâbord, tandis que le Sicaire tenterait sa chance sur le flanc tribord. Mais comment savoir combien de survivants tenaient encore la forteresse ? De l’avis de Breeg, l’on n’était pressé que par une seule chose : les renforts anglais étaient en route. La veille toujours, un éclaireur avait signalé la flotte anglaise en route droit sur eux, volant au secours de leur brave ambassadeur. Ils ne feraient pas le poids.

Virant sur bâbord, le
Sicaire s’approcha de sa cible, les canons à l’élévation maximale, et fit feu à quatre reprises à la mitraille sur les marins anglais qui s’affairaient au milieu du chaos. L’un d’eux, debout sur la lisse pour aider un de ses camarades à remonter, fut comme emporté dans les airs dans un grand tourbillon sanguinolent et disparut, transformé en pulpe palpitante. Jeremiah, l’œil riva à la lunette, n’avait rien perdu du spectacle. Il estima l’équipage restant à plus d’une centaine d’hommes, sans doute le double en comptant ceux qui étaient occupés dans les ponts inférieurs. L’affaire allait être serrée. Le plus dur serait de monter à l’abordage, durant toute l’ascension ils allaient être totalement exposés à la fusillade ennemie. Jeremiah comptait sur le mât de misaine effondré pour sauver la vie de dizaines des siens, il faudra tout de même s’attendre à des pertes effroyables. Loin à tribord, le Mors Indecepta du capitaine Faya prenait position pour l’abordage, l’hallali venait de commencer.

« A vos grappins ma racaille, parez à virer tribord, contre-brassez les vergues, et pas de quartier ! Hoggs, hisse donc le Joli Rouge ! A mort !! »


« Yaaarrrrh !! »
hurlèrent les Sicaires, tandis que le brick virait sèchement sur tribord, perdant rapidement de la vitesse, sa proue face à celle du HMS Drake, à vingt mètres plus haut.


Dans un immense fracas, le
Sicaire percuta le mât de misaine, enfonçant sa proue et arrachant trois mantelets. Immédiatement après une immense fusillade commença, les grappins volaient dans tous les sens mais la plupart, lancés sans assez de force, retombaient ou s’empêtraient dans les débris.

« Troloppe !! Les bâbordais par les sabords !! Les autres avec moi ! A mort !! »


Et ce fut la ruée, qu’importe les grappins, grenades et autres subtilités. C’était comme une marée d’insectes grimaçants, le sabre entre les dents, qui se lançait à l’assaut de la forteresse navale. Là-haut, la mousqueterie redoubla, on voyait parfois passer un camarade en sens inverse de la marche, dans un grand cri d’agonie, la mer était déjà rouge tout autour du Drake.
Après un ultime balancement des hanches, Jeremiah arriva sur le pont, et pas le premier. Un grand nombre de Sicaires tentait de se forcer un passage à coups de grenade vers le gaillard arrière, tandis que du panneau on entendait des rugissements sauvages, en bas on s’étripait à l’arme blanche, dans un incroyable désordre. Mais l’accès à la dunette était solidement gardé, un mur de piques s’ouvrait régulièrement pour laisser passer une décharge de mousqueterie, puis se refermait, les Sicaires reculaient. Jurant comme un damné, Jeremiah avait déjà fort à faire pour contenir le flot de matelots ennemis qui sortaient du panneau avant. La situation était intenable, ils allaient tous y passer. Les anglais étaient encore beaucoup trop nombreux. En maudissant tous ces fils de truie, Jeremiah hurla le signal de la retraite, les Sicaires refluèrent vers l’abri temporaire de leur bord, la descente étant bien plus aisée que la montée. Et surtout il fallait penser aux bâbordais dans l’entrepont, ne pas refluer trop vite, passer le mot, sans y laisser sa peau pour rien. Abrités précairement derrière la lisse, le groupe de Jeremiah tiraillait à tout va sur les têtes qui dépassaient là-haut, pendant que par les sabords du vaisseau les bâbordais se repliaient. Ils étaient dans un état indescriptible. Pas un qui n’ait reçu un coup de lame au moins. Troloppe avait disparu, mais Ike dit « Soggy Bottom » vint au rapport, entièrement recouvert de sang : « Une boucherie capitaine, on a réussi à maitriser la première batterie mais on s’est pris une sacrée volée de grenades par les écoutilles, on a failli tous y passer. Mais on en a trucidé un paquet, ça oui ! » L’instant d’après, Ike « cul trempé » se faisait descendre d’une balle dans le haut du cou qui lui arracha presque la tête. Il souriait encore quand il s’effondra d’un bloc. La première note du boucher était terrible : presque quarante compagnons manquaient à l’appel. Mais on en avait tué au moins le double à l’ennemi ! L’ennemi qui d’ailleurs ne devait pas rire beaucoup puisque sur l’autre bord on entendait une terrible pétarade là où Faya et ses requins tentaient le coup à leur tour. Jeremiah était très inquiet pour leurs confrères : un chebec n’est vraiment pas haut sur l’eau, ils offraient des cibles faciles pour les fusiliers anglais. Dans l’instant, il se dressa, au mépris des balles qui fusaient partout, et lança à s’en briser la gorge, malgré la profonde douleur qu’il ressentit derechef dans le fondement : « Sicaires ! A la rescousse !! On tue nos frères !! »

« Yaaaaaaarrrrh !! »
rétorqua fort à propos la compagnie, et ni une ni deux, l’on se jeta une seconde fois à l’abordage. Cette fois, la montée fut bien plus aisée, les deux centaines de gaillards du capitaine Faya fournissaient déjà pas mal d’ennuis à l’anglais, qui essuyait un vigoureux assaut par ses sabords bâbord, mais tout comme Breeg, Faya avait été contraint de reculer sur le pont. Sans perdre une seconde, les Sicaires se ruèrent dans le dos des fusiliers penchés sur la lisse, beaucoup furent tout simplement balancés en contrebas, mais vite il fallut une nouvelle fois plier, la dunette était transformée en redoute et un terrible feu de barrage les repoussa vers le gaillard avant. Qu’à cela ne tienne, les Sicaires commenceraient par nettoyer l’endroit. Les portes furent enfoncées en tournant les couleuvrines anglaises contre les défenseurs, une poignée de grenades furent balancées, pour un horrible résultat. Quand les Sicaires forcèrent un passage, il y avait de la viande fumante jusqu’au plafond, et l’affaire y fut vite réglée. On planta à la muraille les survivants, on avait bien clairement précisé qu’il n’en resterait pas un seul pour raconter l’affaire, tant pis pour l’Histoire. Pour le prix d’une vingtaine des leurs, les Sicaires avaient conquis le gaillard d’avant et trucidé une cinquantaine de matelots anglais. Et alors qu’ils pointaient à nouveau leurs sabres vers l’arrière, soudainement, le silence. Un silence bien relatif en vérité, cela tirait encore dur dans l’entrepont, mais de la proue à la poupe, silence. Et au milieu de ce silence, on vit la drisse de pavillon frissonner, le drapeau anglais se mettre en berne puis tout le mat aux couleurs s’abattit par-dessus bord, et alors tous les pirates rugirent. Non seulement ceux sur le pont du Drake, mais aussi ceux du Sicaire et du Mors Indecepta, et de tous les navires pirates de la baie. Un immense rugissement, à n’en plus finir, roulait comme le tonnerre sur les eaux teintées de sang de Mangrove Cay.


« Franchement, j’y croyais pas »
murmura Jeremiah pour lui-même. Faya et ses gaillards avaient réussi. Tout en déferlant dans l’entrepont, ils avaient forcé un chemin vers la dunette, massacré tous ceux qui la gardaient, et donné la victoire en ce jour à la horde noire. Et comme le pavillon rouge avait été hissé, l’on passa tous les survivants au fil de l’épée. Mais en toute cordialité bien sûr.
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Jeremiah Breeg
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MessageSujet: Re: La rose ~ dans la brise ~ déploit ses parfums subtils ~ la poudre et le sang ~[ Des pirates ]~   Mer 3 Fév 2016 - 17:52

Le 11 juin 1715, Gavrionissia Island



« Enfin à la maison » fit quelqu’un sur le pont du Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux. Et cela fit bien rire tout le monde, d’avoir appelé maison un minable petit repaire perdu dans les archipels, à peine un môle en dur et deux entrepôts. Mais pour les traine-savates de leur espèce, c’était ce qui s’approche le plus d’un foyer. Les Sicaires étaient au bord de l’épuisement. La victoire n’avait pas été une mince affaire, mais la suite fut pire encore. Et les hommes du capitaine Faya ne diraient pas le contraire. Désensabler, gréer et ramener à travers un enfer de passes et de chenaux qu’ils n’avaient bien sûr jamais pensé à sonder un vaisseau de ligne rasé comme un ponton, la chose tenait de l’exploit. Mais là encore tout le monde avait mis du sien, plusieurs centaines de matelots avaient été prêtés au capitaine Faya pour ramener la prise à bon port. A bord du Sicaire, avec presque soixante et dix tués, la moitié des survivants blessés, l’on avait assuré un rôle d’arrière-garde malgré la Gueuse qui leur fauchait trois blessés par jour. Et enfin, alors que la flotte de guerre anglaise avait surgit deux jours après la victoire à l’horizon, menaçant de transformer le triomphe en désastre, le Sicaire avait fini par toucher terre à son tour. Mais après tout, disait Jensen qui avait fait des lettres, une belle manœuvre est une catastrophe ratée de peu. Après ça Jeremiah s’était bien foutu de sa gueule, ce qui illustrait encore une fois l’analphabétisme et l’étroitesse d’esprit du capitaine élu par la compagnie. Après tout on ne lui demandait pas de faire des phrases pour cette activité. D’autant que le capitaine se mangea un sévère retour de bâton quand il parut sur le pont pour aller saluer son collègue victorieux. En effet, il avait tenté de se laver les cheveux pour l’occasion, mais comme le savon du bord ressemblait plus à de la colle et que de toutes façons on n’avait pas d’eau à gaspiller pour lui, à force de s’arracher des mèches gluantes et grasses, il avait fini par se raser la tête. Mais ces quolibets étaient sans réelle méchanceté, et c’est avec un immense sourire qu’il monta au milieu des hourras à la coupée de l’immense vaisseau. LEUR vaisseau, le premier vaisseau de ligne à passer sous les plis du drapeau noir. Des canons d’un calibre que personne n’avait vu autrement que par les sabords des grands galions d’Espagne. Jamais de l’histoire de la piraterie on avait vu le drapeau noir flotter aussi haut. Sur le pont encore maculé de tripes et de sang coagulé, au pied du grand-mat, Faya reçut Jeremiah au milieu de l’euphorie générale, ce dernier happant le premier pour une virile accolade.
Au cours d’une cérémonie improvisée où des marins de tous les navires de la compagnie hurlèrent à s’en briser la voix et tapèrent du pied à en briser les lattes du pont, les capitaines rassemblés s’échangèrent des félicitations et visitèrent leur immense prise. Quelle joie d’arpenter ces ponts conquis si durement, et surtout quel plaisir d’ainsi infliger à ces Couronnes félonnes un camouflet vengeur pour tous les leurs tombés durant la grande opération de nettoyage. On parla réparations, recrutement, avenir aussi, il fallait bien trouver un usage pour ce géant des mers, on fit de grands projets, pendant qu’on mettait en perce tous les fûts de vin anglais qu’on pouvait trouver. A la fin de cette longue réunion, les capitaines Breeg et Faya s’échangèrent des cadeaux, le premier remettant au grand héros du jour la flamme de guerre de l’ambassadeur, repêchée au bout du mât de misaine, le second lui remit un butin de choix, en la personne de Sir Chris Gascoigne, l’ambassadeur anglais en personne, pour honorer le courage de
s Sicaires qui avaient sans trembler initié l’assaut à bord de leur vaillant petit brick. En signe de revanche, Jeremiah Breeg fit baisser culotte à l’ambassadeur et lui assena de très nombreux et rageurs coups de pied au derrière, si rageurs qu’il fallut le ceinturer pour qu’il cesse. L’homme valait bien plus cher intact, et ils comptaient bien sur lui pour arrondir leurs gains, assez maigres en terme d’espèces sonnantes et trébuchantes. Mais quel triomphe, quel triomphe !

Emmené à bord du
Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux, l’ambassadeur fut enchainé à fond de cales aux barres de justice, et les équipages à bout de force se laissèrent tomber à même leurs ponts, se remémorant à voix basse chaque minute de ce grand combat, chaque coup de canon, et chaque frère disparu.





~ La Rose Noire ~
(Vaisseau de 56 canons)
Mouvement Manoeuvre
5.5 UT => 18.2 UT 5.6 UT
Equipage Chargement
180/450 599/1100
Gréement Forces vives
0/384/416 624/624/624

*************************************************

Le 08/07/15 à 07h32 : Spriggs nous a transferé 40 hommes.
Le 07/07/15 à 12h18 : Drosera nous a transferé 60 hommes.
Le 07/07/15 à 08h39 : Lady Abless nous a transferé 99 hommes.
Le 07/07/15 à 07h54 : Geert De Deining nous a transferé 30 hommes.
Le 07/07/15 à 07h38 : Mokarran Cuvier nous a transferé 40 hommes.
Faya
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Le 06/07/15 à 22h02 : ~ Mors Indecepta ~ (Grand Chebec ) a abordé HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) qui s'est rendu après un combat acharné.

Le 06/07/15 à 20h52 : Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux (Brick ) a abordé HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) mais la mêlée est restée indécise.

Le 06/07/15 à 20h47 : ~ Mors Indecepta ~ (Grand Chebec ) a abordé HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) mais la mêlée est restée indécise.
Le 06/07/15 à 20h47 : ~ Mors Indecepta ~ (Grand Chebec ) s'est agrippé au HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).

Le 06/07/15 à 20h44 : Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux (Brick ) a abordé HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) mais la mêlée est restée indécise.
Le 06/07/15 à 20h44 : Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux (Brick ) s'est agrippé au HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).

Le 06/07/15 à 20h42 : ~ Mors Indecepta ~ (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 06/07/15 à 20h42 : ~ Mors Indecepta ~ (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 20h42 : ~ Mors Indecepta ~ (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 20h41 : ~ Mors Indecepta ~ (Grand Chebec ) s'est approché du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).

Le 06/07/15 à 20h07 : Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux (Brick ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 06/07/15 à 20h06 : Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux (Brick ) a fait un tir parfait sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).
Le 06/07/15 à 20h06 : Sicaire de Sainte-Marie-des-Gueux (Brick ) s'est approché du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).

Le 06/07/15 à 19h40 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h35 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 06/07/15 à 19h35 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h34 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h34 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h34 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 06/07/15 à 19h34 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 06/07/15 à 19h33 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) s'est approché du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).

Le 06/07/15 à 19h32 : Is la Noire (Grand Chebec ) a pris ses distances.
Le 06/07/15 à 19h32 : Is la Noire (Grand Chebec ) a tenté de prendre ses distances mais a échoué.
Le 06/07/15 à 19h31 : Is la Noire (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h31 : Is la Noire (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h30 : Is la Noire (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 06/07/15 à 19h30 : Is la Noire (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h30 : Is la Noire (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h30 : Is la Noire (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 06/07/15 à 19h30 : Is la Noire (Grand Chebec ) s'est approché du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).

Le 06/07/15 à 19h17 : Stateless (Corvette de 8 ) a pris ses distances.
Le 06/07/15 à 19h15 : Stateless (Corvette de 8 ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h15 : Stateless (Corvette de 8 ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h15 : Stateless (Corvette de 8 ) s'est approché du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).

Le 06/07/15 à 19h15 : RedRevenge (Grand Chebec ) a pris ses distances.
Le 06/07/15 à 19h15 : RedRevenge (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 06/07/15 à 19h14 : RedRevenge (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h14 : RedRevenge (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 06/07/15 à 19h14 : RedRevenge (Grand Chebec ) s'est approché du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).
Gradlon Silverbeard

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Le 05/07/15 à 23h51 : RedRevenge (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 05/07/15 à 23h51 : RedRevenge (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 05/07/15 à 23h51 : RedRevenge (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 05/07/15 à 23h51 : RedRevenge (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 05/07/15 à 23h50 : RedRevenge (Grand Chebec ) s'est approché du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).

Il est maintenant à 5 par Hamac
Spriggs
Le 05/07/15 à 23h25 : Is la Noire (Grand Chebec ) a pris ses distances.
Le 05/07/15 à 23h25 : Is la Noire (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons gb_petit.png[/img]) et l'a touché de plein fouet.
Le 05/07/15 à 23h25 : Is la Noire (Grand Chebec ) a fait un tir parfait sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).
Le 05/07/15 à 23h24 : Is la Noire (Grand Chebec ) s'est approché du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).
Le 05/07/15 à 23h24 : Stateless (Corvette de 8 ) a pris ses distances.
Le 05/07/15 à 23h23 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a pris ses distances.
Le 05/07/15 à 23h23 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 05/07/15 à 23h23 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 05/07/15 à 23h22 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché.
Le 05/07/15 à 23h22 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 05/07/15 à 23h22 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 05/07/15 à 23h22 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) s'est approché du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ).

Le 05/07/15 à 23h22 : Nous avons fait feu aux boulets ramés sur le grément du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'avons touché.
Le 05/07/15 à 23h21 : Nous avons fait feu aux boulets ramés sur le grément du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'avons touché.
Le 05/07/15 à 23h21 : Nous avons fait feu aux boulets ramés sur le grément du HMS Drake (Vaisseau de 56 canons ) et l'avons touché de plein fouet !
->Drosera

Sir Chris Gascoigne 137 HMS Drake Vaisseau de 56 canons  Déborde des sabords Démâté Parfaitement calfatée Chargé
Erudit et ingénieux, issu de la noblesse, actuellement militaire
Expérience globale : Commandant confirmé
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