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 Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux

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Raimund
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MessageSujet: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Mer 18 Jan 2017 - 13:29

PROLOGUE




A l’été de 1716, partie de rien ou si peu un an auparavant la Compagnie de Saint Martin des Gueux, partie de presque rien, après une année d’existence était devenu ce qu’elle ambitionnait d’être : un escadre respectable et efficace tant au commerce qu’à la guerre et à la course, alignant pour ce faire de nombreux docks dans toutes la caraïbes et organisés en 3 eskader:  1 vaisseau de marchand, 2 vaisseaux de guerre de 74 canons, 5 navires de courses de premier ordre, et une unité d’éclairage voguant léger et remontant au vent.

L’ensemble étant désormais bien entraîné à la pratique collective et solidaire de tous ces arts, et bien que plusieurs capitaines aient à cette heure du regagner le vieux continent, la Compagnie se résolut en coordination avec marine anglaise, de déloger des côtes de Guyanes une puissant flotte espagnole, privant depuis plusieurs mois le pavillon batave de l’usage de sa porte vers les comptoirs africain et asiatiques et point d’entrée des marchandises les plus précieuses , Paramaribo.

Durant cette longue campagne, par deux fois le contact fut établi avec les espagnols. Malgré une supériorité en nombre en canons, et une pusillanimité qui les vit refuser le combat frontal et se réfugier à San Thoma, plusieurs unités de courses furent prises. Il n’y eut pas de troisième fois, car l’escadre espagnole par ailleurs la plus puissante jamais vue en ces eaux, succomba sous son manque de cœur révélé par l’opiniâtreté des anglo-bataves. Un bon tiers des espagnols et en premier lieu nombre de vaisseaux de guerre, passèrent sous pavillon de fortune et s’égaillèrent vers les trous à rats des caraïbes.

L’accès aux Guyanes étant libéré, la Compagnie de Saint Martin des Gueux en fit grand profit au commerce et à la course, avant de se voir définitivement affaiblie par le rappel en Europe d’un vaisseau de guerre et d’une nouvelle frégate. Néanmoins lassée de naviguer dans des eaux désormais sans adversaire, et apprenant l’ouverture de nouveaux comptoirs dans le golfe du Mexique les cinq associés  encore actif s’accordèrent de la nécessité qu’il y avait pour l’honneur marchand du pavillon batave d’aller y ouvrir de nouveaux docks.

Le danger de semblable expédition était évident aux yeux de tous, mais il fut jugé par l’absence d’escadre ennemie de force nettement supérieure, que la chose pouvait se tenter, la Compagnie ayant quelques arguments à son avantage : organisation, solidarité et discipline. Au départ de la base des Bermudes les fonds de la compagnie furent équitablement partagés entre les associés, comme de coutume dans la compagnie, chacun recevant une part égale et néanmoins coquette. Ces fonds étaient destinés tout autant à ouvrir des docks et à ouvrir des routes commerciales, qu’à servir d’argument de nécessité ou tout simplement d’assurer à chacun retour honorable en cas d’avanie.



Au départ de Bermuda à la Noël 1716

Claudio de Sysley,  Inspecteurs aux sabres et aux mousquets, commandant le Grolsch, grand chébec.
Willem Peteers,  Magasinier mandataire, commandant le De vurige metgezel, vaisseaux marchand.
Jean Bouin, Fondé de pouvoir, commandant l’ Aliseo, frégate de huit améliorée.
Geert Rohuud, Négociant général, commandant le Raimund Trots, vaisseau de 74 canons.



S’ajoute à cette liste un commandant dont le nom sera tu par respect pour l’honorabilité du lecteur qui s’en verrait autrement l’œil injustement tout vicié d’humeur maligne, ce dernier disais-je,  fraîchement débarqué d’Europe  à l’été 1716 et qui bien que traité avec la plus grande équité, à la façon de tout autre associé de la compagnie, se révélera par la suite être l’auteur d’une funeste trahison…

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Boucanier françois 1634-1714 - D'Cendre ed'Sel - Relique à Bord du Negenstaart


Dernière édition par Raimund le Jeu 19 Jan 2017 - 14:31, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Mer 18 Jan 2017 - 15:28

L'APPROCHE

Après une paisible traversée vers le continent, à l’épiphanie de 1717 la Compagnie faisait escale à Charlestown. Puis elle reprit sa route, cap au Sud-Ouest, pour se diriger vers Nassau à bonne distance des côtes de Floride. Sachant pertinemment que les eaux deviendraient plus dangereuses à chaque mille parcouru, la formation d’alerte fut dès lors adoptée,  les deux vaisseaux voguant de conserve et fixant l’allure, un corsaire éclairant loin devant sous le cap et les deux autres flanquant à vue la paire formée par le Vurige metgezel et le Raimund Trots.


Quelques jours plus tard, peu avant le premier changement de cap l’alerte fut donnée par l’éclaireur, repérant l’Alrajim du pirate Barberousse sur lequel il donna mais s’abstint de le pendre, la ressource en hommes devant coût que coûte être préservée.  Quoi de plus normal qu’un pirate en ces eaux ? Certes un peu trop au nord des lieux les plus fréquentés par cette engeance, mais renoncer à la vue du premier pirate rencontré n’était de toute façon pas envisageable pour la Compagnie, la possibilité d’un combat contre une poignée de ces gens de fortune étant inscrit au programme de l’expédition, seul la date et le lieux en demeurait inconnus.

Le Raimund Trots tel que vu la dernière fois en janvier de 1717 par un artiste de Charlestown




L'OUVERTURE DU BAL

Au matin du 14 janvier de 1717, peu après le changement de cap un groupe d'une demi douzaine de pirates fut découvert, probablement rameutés par l'Aljarim,  et les premiers coups de canons furent échangés.

Chose notable si l’en est, l’un d’eux se prévalant d’être porté par un vent divin à en juger sur ce qu’on a pu lire sur la poupe de son Chébec, portait encore le un pavillon hollandais à son grand mat au moment de mettre ses pièces à feu. Un second de semblable acabit était également bien visible parmi les pavillons noirs et rouges, mais se dispensa de tout combat de peur semble-t-il de perdre son pavillon batave de complaisance.

Bien loin de s’égailler, la compagnie se mit aussitôt en formation de combat et sans même qu’un mot fut échangé - en dehors de ceux fort criards de celui dont on tait le nom -  elle concentra ses pièces sur celui lui paraissant le plus déplaisant parmi cette assemblée de fortune. Le renégat mentionné plus haut qui se fait appeler « cul-vieux » ou quelque chose de la sorte, tel qu' entendu clamé à corps et à cri par les survivants du Black Plague son comparse, après que la mitraille du Raimund Trots eut ravagé son pont de la proue à la poupe, ne laissant derrière elle que bouillie de chair et d’os.  « Cul-vieux » disais-je, porté par un vent  (dont on peut douter, associé à pareil sobriquet, qu’il soit réellement divin) d'amère déconvenue, ne demanda pas son reste et se replia bien vite, suivi par les autres pirates dans un désordre peu reluisant.

La première attaque avait été brillamment repoussée, sans qu’aucune perte notable ne soit à déplorer.

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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Jeu 19 Jan 2017 - 14:29


VEILLEE D'ARME DANS LA TEMPÊTE


Le vent fraichissant et la tempête menaçant, les pirates se regroupèrent à bonne distance de la Compagnie qui fit de même, un conseil de guerre étant tenu à bord du Raimund Trots.


La compagnie était confronté à quatre grand chébec, dont un avait subit une réduction d’équipage à  la portion congrue, une frégate de huit (sous pavillon hollandais !) et une corvette de six ayant tourné la position par le nord est.  Selon toute vraisemblance  il s’agissait là d’un groupe de ces gens tentant leur fortune faisant suite au repérage fait par l’Alrajim.
Jean bouin, fondé de pouvoir de la Compagnie fait rapidement les comptes :


Handicapée par la manœuvre de ses vaisseaux la compagnie tenait néanmoins un avantage en hommes, en canon et en structure. Décision fut donc prise de passer à l’offensive par vent mollissant et aube levante, les bordées étant chargées à la mitraille afin d’user de l’avantage du feu pour accroitre celui des hommes, et ainsi décourager toute tentative d’abordage une fois les équipages adverses rendu juste suffisants à manœuvrer au bord de l’épuisement. En conséquence de quoi la compagnie pouvait espérer gagner Nassau, progressant ainsi dans sa mission et en mesure d’attendre un renforcement allié si d’autres pirates venaient à l’y assiéger.

La tempête durant jusque dans la nuit du 14 au 15 mais le vent mollissant avant que l’aube se fasse, trois pirates supplémentaires apparurent, deux chébec par nord-nord-ouest, et une corvette par le sud-est, réduisant l’avantage de la compagnie.


La décision du combat ou de la retraite fut alors remise au vote du conseil de guerre. L’alternative étant de sursoir à la mission qu’elle s’était donné en acceptant une longue et piteuse course poursuite dans laquelle les vaisseaux finiraient à coup sûr par être isolés, ou au mieux par le sacrifice de l’escorte, d’être assiégés dans Charlestown, loin de tout espoir d’être secourus,  la décision fut confirmée de porter le coup prévu au plus tôt, avant que les renforts des gens de corde soient en mesure de se joindre au combat…

A ce stade celui dont ont tait le nom par respect pour les yeux du lecteur, commença d’émettre des objections surprenantes comme celles de fuir vers Cockburn Town en enfilant par le sud-est, des Bahamas possiblement infestées du reste de la piratesque...puis encore mieux, de donner par le nord-nord-ouest sur les deux chébec offrant ainsi le flanc au groupe plus puissant, plus nombreux et mieux préparé à l’action, sans plus aucun moyen de s’en défendre efficacement...

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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Ven 20 Jan 2017 - 11:51

2800 7645 150117 1909 8 4, LES CHIFFRES DU DIABLE ROUGE



Par 28 degrés de latitude nord et 76 degrés,  45 minutes de longitude ouest, à quelque milles au nord de la Petite Abaco, la Compagnie commença d’exécuter ce qui a avait convenu la veille au soir par le conseil de guerre. Le vent aillant largement molli, et l’aube s’annonçant, les cinq associés commencèrent de relancer de la toile.  Raimund Trots en tête, la compagnie vint serrer les pirates, s’apprêtant à carguer les voiles et à décharger leurs bordés sur les pirates aux premières lueurs du jour. ..

La distance étant réduite et l’horizon s’éloignant au gré de la sortie du soleil de son bain de mer, le nombre des pavillons noir (dont un toujours masqué sous un pavillon hollandais) s’était par quelque amer miracle fort vilainement accru, se voyant désormais au nombre de douze !...tous chébec, grand chébec, corvette de 6 et frégate de huit…


Si l’on considère par effet des mathématiques de leur misérable vie, que de ces gens il s’en trouve toujours un ici, perdu sur une plage à cuver son tafia, l’autre là, enfiévré à fond cale par quelque maladie honteuse, et encore un autre ailleurs, à ronger quelque rancœur vis-à-vis de ses congénères, force était de constater, qu’à moins que sur les flots ils étaient capables de voler plutôt que de les fendre, soit la Compagnie avait par malencontre débouché en ces lieux le jour de la Sainte Corde qui aurait été instituée de peu comme étant le jour mystérieux où se rassemble toute la piratesque des caraïbes comme le font certains squales à la pleine lune, soit la route de Compagnie avait été perfidement vendue bien avant qu'eut lieu la première rencontre avec l’Alrajim!

Les conditions du combat imminent ne laissant plus rien espérer d’autre qu’une défaite, il fut convenu qu’il n’était point de honte pour ceux qui le pouvaient encore, de retraiter promptement pour leur survie, les vaisseaux quant à eux n’ayant rien à espérer dans la fuite.

L’avanie étant telle, le Négociant Général évoqua même la possibilité d’offrir aux pirates un droit de passage, la Compagnie ayant les moyens d’un offrir de la valeur de son plus gros navires. Mais tous se résolurent à livrer bataille perdue, qu’il ne fusse point dit nulle part ni jamais que la Compagnie puisse se corrompre ni abandonner l’un des sien quelque soit la misère  promettant de s’abattre sur elle.

Le branle bas de combat fut donc donné, consigne étant passée de viser les équipages selon la même idée que la veille, afin de rendre la victoire des gens de fortune la plus le longue et le plus pénible possible.

Les deux escadres se faisant face depuis plusieurs heures, s’élancèrent alors l’une vers l’autre dans la chute du même grain de sable, chacune ayant à n’en point douter décidé de saisir l’initiative dans aux premières lueurs du jour.  Mais les pirates voguant plus nombreux et plus léger parvinrent exécuter la manœuvre la plus prompt…

******

19:09 - L'Aljarim est le premier à intervenir soutenu par le Sùl Olc , donnant tous deux sur le gréement du Raimund Trots pour réduire sa manoeuvre et ses possibilités de réaction.

Le 15/01/17 à 19h09 : Alrajim (Grand Chebec ) s'est approché du Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ).
Le 15/01/17 à 19h09 : Alrajim (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h09 : Alrajim (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h09 : Alrajim (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h09 : Alrajim (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h09 : Alrajim (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Alrajim (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Alrajim (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a à peine effleuré.
Le 15/01/17 à 19h10 : Alrajim (Grand Chebec ) a pris ses distances.

Le 15/01/17 à 19h09 : Sùl Olc (Grand Chebec ) s'est approché du Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ).
Le 15/01/17 à 19h09 : Sùl Olc (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h11 : Sùl Olc (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a à peine effleuré.
Le 15/01/17 à 19h11 : Sùl Olc (Grand Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a à peine effleuré.
Le 15/01/17 à 19h12 : Sùl Olc (Grand Chebec ) a pris ses distances.

19:10 - Le Raimund Trots qui est sur le pied d'alerte réagit presque aussitôt, commançant de balayer le pont de l'Alrajim qui parvient à s'éloigner sous le feu du vaisseau qui est immédiatement déporté du Sùl Olc, dont l'équipage est proprement réduit.

Le 15/01/17 à 19h10 : Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) a fait feu sur Alrajim (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h10 : Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) a fait feu sur Alrajim (Grand Chebec ) et l'a à peine effleuré.
Le 15/01/17 à 19h10 : Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) a fait un tir parfait sur Sùl Olc (Grand Chebec ).
Le 15/01/17 à 19h10 : Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) a fait feu sur Sùl Olc (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) a fait feu sur Sùl Olc (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h11 : Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) a fait feu sur Sùl Olc (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h11 : Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) a fait feu sur Sùl Olc (Grand Chebec ) et l'a touché.

19:09 Pendant ce temps le Vent des Dieux attaque, suivi de près par le Holly Smoke et El Churrasco, donnant tous trois sur les deux corsaires de la Compagnie.

Le 15/01/17 à 19h09 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) s'est approché du Grolch (Grand Chebec ).
Le 15/01/17 à 19h09 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h09 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h09 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h09 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h10 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a pris ses distances.

Le 15/01/17 à 19h10 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) s'est approché du ALISEO (Frégate de 8 améliorée ).
Le 15/01/17 à 19h10 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h10 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h10 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h10 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h10 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h11 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a fait un tir parfait sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ).
Le 15/01/17 à 19h11 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h11 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a tenté de prendre ses distances mais a échoué.
Le 15/01/17 à 19h12 : Holy Smoke (Corvette de 6 ) a pris ses distances.

Le 15/01/17 à 19h11 : El Churrasco (Frégate de 8 ) s'est approché du ALISEO (Frégate de 8 améliorée ).
Le 15/01/17 à 19h12 : El Churrasco (Frégate de 8 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h13 : El Churrasco (Frégate de 8 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h13 : El Churrasco (Frégate de 8 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h15 : El Churrasco (Frégate de 8 ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché.

19:13 - Placé en seconde ligne, semblant diriger la manoeuvre des pirates, Bertrick à bord de la surprise, soutient l'attaque là où il peut...

Le 15/01/17 à 19h13 : Surprise (Chebec ) s'est approché du Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ).
Le 15/01/17 à 19h13 : Surprise (Chebec ) a fait feu sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h13 : Surprise (Chebec ) a fait un tir parfait sur Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ).
Le 15/01/17 à 19h15 : Surprise (Chebec ) a tenté de prendre ses distances mais a échoué.
Le 15/01/17 à 19h15 : Surprise (Chebec ) a pris ses distances.
Le 15/01/17 à 19h16 : Surprise (Chebec ) s'est approché du ALISEO (Frégate de 8 améliorée ).
Le 15/01/17 à 19h16 : Surprise (Chebec ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché.

19:15 - Jean Bouin dont le navire a subi la plus grosse part du feu pirate, réagit promptement, luttant comme un diable pour semer le trouble dans les rangs pirate et retarder le destin de l'Aliseo

Le 15/01/17 à 19h15 : ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) a tenté de s'agripper au El Churrasco (Frégate de 8 ) mais a échoué.
Le 15/01/17 à 19h15 : ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) a tenté de s'agripper au El Churrasco (Frégate de 8 ) mais a échoué.

Le 15/01/17 à 19h15 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) s'est approché du ALISEO (Frégate de 8 améliorée ).
Le 15/01/17 à 19h16 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h16 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h16 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h16 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) a fait feu sur ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) et l'a touché.

Le 15/01/17 à 19h16 : ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) a fait feu sur Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h16 : ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) a fait feu sur Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h16 : ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) a pris ses distances.
Le 15/01/17 à 19h16 : ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) a fait feu sur El Churrasco (Frégate de 8 ) et l'a touché de plein fouet.

Le 15/01/17 à 19h19 : ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) s'est approché du De vurige metgezel (Vaisseau marchand ).
Le 15/01/17 à 19h19 : ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) s'est agrippé au De vurige metgezel (Vaisseau marchand ).

Le 15/01/17 à 19h19 : El Churrasco (Frégate de 8 ) s'est approché du ALISEO (Frégate de 8 améliorée ).
Le 15/01/17 à 19h19 : El Churrasco (Frégate de 8 ) s'est agrippé au ALISEO (Frégate de 8 améliorée ).
Le 15/01/17 à 19h20 : El Churrasco (Frégate de 8 ) a abordé ALISEO (Frégate de 8 améliorée ) qui s'est rendu après un combat acharné.b

19:16 - Claudio de Sisley à bord du Grolch réagit juste après, rendant mille misères aux gens de Cul-vieux

Le 15/01/17 à 19h16 : Grolch (Grand Chebec ) s'est approché du Le Vent des Dieux (Grand Chebec ).
Le 15/01/17 à 19h16 : Grolch (Grand Chebec ) a fait feu sur Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h16 : Grolch (Grand Chebec ) a fait feu sur Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h16 : Grolch (Grand Chebec ) a fait feu sur Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h17 : Grolch (Grand Chebec ) a fait feu sur Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h17 : Grolch (Grand Chebec ) a fait un tir parfait sur Le Vent des Dieux (Grand Chebec ).
Le 15/01/17 à 19h17 : Grolch (Grand Chebec ) a fait feu sur Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h17 : Grolch (Grand Chebec ) a fait un tir parfait sur Le Vent des Dieux (Grand Chebec ).
Le 15/01/17 à 19h17 : Grolch (Grand Chebec ) a fait feu sur Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h17 : Le Vent des Dieux (Grand Chebec ) a pris ses distances.

19:22 - l' Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus vient ensuite, s'attaquant au Vurige Metgezel

Le 15/01/17 à 19h22 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) s'est approché du De vurige metgezel (Vaisseau marchand ).
Le 15/01/17 à 19h23 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) a fait feu sur De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h23 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) a fait feu sur De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h23 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) a fait un tir parfait sur De vurige metgezel (Vaisseau marchand ).
Le 15/01/17 à 19h23 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) a pris ses distances.

19:27 - Puis Le Manitou entre dans le combat, portant une seconde attaque sur le Grolch, lequel est pris à 19:30

Le 15/01/17 à 19h30 : Manitou (Grand Chebec ) a pris ses distances.
Le 15/01/17 à 19h30 : Manitou (Grand Chebec ) a coupé ses grappins.
Le 15/01/17 à 19h29 : Manitou (Grand Chebec ) a abordé Grolch (Grand Chebec ) qui s'est rendu après un combat acharné.
Le 15/01/17 à 19h29 : Manitou (Grand Chebec ) s'est agrippé au Grolch (Grand Chebec ).
Le 15/01/17 à 19h29 : Manitou (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h29 : Manitou (Grand Chebec ) a fait un tir parfait sur Grolch (Grand Chebec ).
Le 15/01/17 à 19h29 : Manitou (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h28 : Manitou (Grand Chebec ) a fait un tir parfait sur Grolch (Grand Chebec ).
Le 15/01/17 à 19h28 : Manitou (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 19h28 : Manitou (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h28 : Manitou (Grand Chebec ) a fait feu sur Grolch (Grand Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 19h27 : Manitou (Grand Chebec ) s'est approché du Grolch (Grand Chebec ).

20:40 - Intervenant tardivement dans la bataille Willem Peteers n'en fait pas moins payer chèrement la nonchalance de l'Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus, qui devra s'éloigner manoeuvré par quelques hommes pataugeant dans une bouille de chair et d'os.

Le 15/01/17 à 20h40 : De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) a fait feu sur Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 20h40 : De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) a fait feu sur Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 20h40 : De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) a fait feu sur Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) et l'a touché de plein fouet.
Le 15/01/17 à 20h40 : De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) a fait feu sur Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 20h40 : De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) a fait feu sur Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 20h40 : De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) a fait feu sur Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) et l'a touché.
Le 15/01/17 à 20h40 : De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) s'est approché du Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ).
Le 15/01/17 à 20h59 : Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus (Chebec ) a pris ses distances.

******

Après un bref mais non moins violent combat où chacune peut employer la totalité de ses moyens contre les malandrins, les équipages de L'Apostat de Saint-Pierre-des-Pendus,  du Vent des Dieux, et du Sùl Olc, avaient été réduits en plus de celui du Black Plague qui le fut la veille, laissant aux pirates 8 navires pleinement opérationnels aux seuls vaisseaux de la Compagnie.

Le Vurige Metgezel ayant peu d’avarie mais le gréement du Raimund Trots étant sévèrement touché, le Négociant Général fit alors savoir au Magasinier Mandataire qui ne lui tiendrait point rigueur de le voir tenter de fuir dans la nuit du 15 au 16. En effet, la prise du Raimund Trots armé de plus de 600 hommes étant probablement l’objectif prioritaire des gens de fortune, il était plausible que ces derniers, ayant perdu quantité de la vermine servant à leur bord, rechignent à diviser leur force dans la poursuite du Vurige Metgezel.

Willem Peteers n’en fit rien, résolu qu’il était à combattre jusque à la dernière extrémité aux côtés du Raimund Trots. Un long siège en haute mer allait commencer...


Le lecteur averti remarquera que dans les combats n’apparaissent que quatre des cinq navires de la Compagnie. La vérité en est que le cinquième - dont on tait le nom du capitaine pour ne point véroler l’œil du lecteur - après s’être engagé de combattre, pris la fuit quelques instant avant que le première bordée de fut tirée, criant depuis son bord quelques jurons qu’il n’est pas convenable de laisser entendre ici-même.

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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Sam 21 Jan 2017 - 11:25

16 JANVIER, NUEES & POURPALERS


La nuit du 15 au 16 fut consacré aux réparation menée de main de maître par le charpentier du bord, de sorte qu’avant l’aube le Raimund Trots avait retrouvé l’entière capacité de ses œuvres mortes, contraignant les assiégeants à refaire leur travail de sape, à en fatiguer tant est plus leurs équipages servant pièces de petit calibre lesquels éprouvent d’autant les hommes que leur cadence de tirse doit d’être est élevée. Du moins cela les forçait-il à tirer quelques bords supplémentaires pour ne pas demeurer trop proche du feu des deux vaisseaux.

Les premières heures du 16 furent alors dévolues à un repos bien mérité dans l’entrepont. La perspective d’un abordage étant inéluctable, Boudewijn le cambusier ouvrit les réserves de victuailles et le capitaine Geert s’enquit du coffre convaincu sinon d’en distribuer la totalité de son contenu aux hommes, du moins de le passer par-dessus-bord en dernière extrémité.
Profitant que les deux vaisseaux étaient encore en état de combattre et soucieux de préserver ce qui pouvait encore l’être le capitaine Geert entama des pourparlers.

Envoyant au clair de lune Boudewijn à bord une barque d’avis vers les rangs des assiégeants, Il leur fit proposition d’échanger le déshonneur pour le pavillon hollandais d’avoir laissé tomber aux mains des pirates de si puissantes unités, contre celui plus personnel mais non moins infâmant de se livrer en personne au pirates avec une rançon de près de deux millions de piastres, une fois le Raimund Trots et le Vurige Metgezel dument « escortés » et désarmés à Nassau. Le tout était accompagné de quelques arguments sur le danger qu’il y avait pour les pirates à demeurer plusieurs jours durant avec des équipages épuisés et affaiblis sur le lieu du siège au cas où quelque escadre fut-elle espagnole, croiserait dans les parages.

Ledit Betrick ne sembla pas insensible à la négociation, mais étant bouché à l’entendement des questions d’honneur Cul-vieux n’y entendit rien d’autre qu’un vent, la barque d’avis regagnant la Compagnie avec une contre-proposition désobligeante et la résolution d’aborder le Raimund Trots au lever du jour si par une seconde navette le capitaine Geert ne faisait savoir sa soumission à ladite contre-proposition cousue d’un fil plus vil que celui tenant à grand peine d’un seul tenant le fond de culotte de ces gens.

Le capitaine Geert n’étant point avare de grossièreté pour peu qu’on l’y invite de la sorte, s’exécuta alors faisant porter message invitant ledit Cul-Vieux à aller trouver du réconfort avec la chèvre de son choix en quelque cul-de-basse fosse qu’il lui plaira, ou avec tout autre animal de son choix doté d’un trou du cul.

Puis, le soleil venant dépasser l’axe du beaupré, les pirates lancèrent leur noria meurtrière. Chacun à leur tour et avec une grande vivacité L’Alrajim, le Vent des Dieux, le Churrasco, le Manitou, le Black plague, le Sobreviviente et le Holy Smoke vinrent déverser leur lot de ramés et de mitraille, prenant soin cette fois de demeurer le moins longtemps possible à portée de tir du des vaisseaux avant de se remettre à l’abri de leur nid de frelons.
Ce jour là, quatre heures durant le Raimund Trots essuya pas moins de 51 bordées de petit calibre ravageant le pont, et réduisant inexorablement le nombre des hommes valides.

Aussi Le capitaine Geert espéra un temps Cul-vieux capable de mettre ses menaces à exécution, car il avait à bord du Raimund Trots encore plus de 250 gaillards remontés comme des pendules et brûlant d’en venir aux sabres avec une piratesque s’étant montrée si veule ce jour là. Cul-vieux eut été alors fort bien accueilli, mais il n’en fut rien. Aussi se dit-on que parmi les gens de fortune, il en était quelques uns plus avisés que lui, qui avaient du le retenir dans cette intention dont il n’avait pas conscience qu’elle fut suicidaire…

A la nuit tombée convaincu que les pirates sonneraient l’hallali à l’aube suivante, le Raimund Trots et Vurig Metgezel se rapprochèrent bord à bord pour faire défense mutuelle, le dernier étant à prendre devant ouvrir le feu sur le premier tombé entre les mains des gens de corde.

Sur ce le capitaine Geert, oubliant sa déception, se remit en quête du coffre pendant que les cadavres étaient jetés à la mer donnant au Raimund Trots, luisant sous l’astre sélénite l’allure de l’œil fumant d’une manière de maelström, surnageant au milieu d’une flaque rougeoyante où venait à batifoler dans bal macabre nombre de squales, laquelle flaque se voyait à son tour cernée par le rideau noir des pavillons pirates, agrafé ça et là par les quatre boutons rouge du Jolly Roger.

Le pilote, le second et Huub Huysman occupant le poste de maître canonnier depuis juillet de 1714 tombèrent ce jour-là. Huub étant un des deux derniers hommes du bord à avoir survécu sous les ordres du capitaine Geert depuis son départ d’Ostende, un honneur particulier lui fut rendu. Sa dépouille fut hissée jusqu’en hune de misaine et fermement ficelée au mat dans un parfaite verticalité, le bras droit maintenu par quelque tour de noeuds dont les marins ont le secret en un geste d'apparence énergique, lui suggérant l'attitude que depuis de son perchoir dans un flegme éternel, de commander le feu du vaisseaux au prochain point du jour…

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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Sam 21 Jan 2017 - 19:46

17 JANVIER, HALALI JUSQU'A LA LIE


Je tenterai d’être bref pour narrer la dernière journée du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous le pavillon de la Compagnie de Saint Martin des Gueux, tant elle fut funeste, l’ombre de la mort étreignant les deux vaisseaux tout couverts de débris poisseux du sang des centaines d’hommes y ayant déjà péri.

Dans la nuit du 16 au 17, le capitaine Geert se remit vainement en quête du coffre, me confessant son espoir que lui ne parvenant pas à la dénicher dans tout ce fatras, les pirates n’en saurait pas mieux faire.

Puis, passé le coucher de lune, il se résolut demander à l’équipage un dernier effort  avant de recommander à chacun de reprendre toutes les forces qu’il était possible avant l’aube.  Toutes pièces tant de 8, que de  18 et de 36 fut méthodiquement levée de son affut et passée par-dessus bord depuis un endroit peu visible des navires des gens de corde. Sur quoi il fit paraître derrière chaque sabord maintenu levés, un panneau de fortune, noirci d’un rond de suie qui était désormais fort présente en tout recoin du bâtiment.

D’une part l’artillerie d’une forte valeur ne tomberait pas entre les mains des pirates, et de l’autre, la calaison du navire s’en trouvant largement rehaussée, il espérait que les pirates en suppose que ce que force cargaison eut été mis à l’eau, ayant pour effet de désappointer leur légendaire vénalité…

L’aube paraissant, tout homme valide se couchant sur le tillac, et attendit les volées de mitraille avec l’espoir de survivre jusqu’à  l’heure fatidique de pouvoir de ses propres mains occire l’un ou l’autre malandrin. Voyant l’armada pirate tarder de carguer les voiles en ces sombres matines, le Capitaine Geert se saisit d’un porte-voix, se hissa jusqu’au nid de pie du grand mât tout branlant, et s’époumona en ces termes en direction des assiégeants :

« C'est l'heure messieurs!...et n'oubliez pas d'aller rendre visite à vos chèvres après celà. ‘les entends d'ici bêlant leur impatience du repos dû au guerr...euh non...ce n'est qu'un peloton d'exécution rassemblé à coup d’presse-raclure... »

Puis il salua brièvement la dépouille de Huub trônant sur la misaine et alla rejoindre les hommes sabre et pistolet en main, se faisant tout comme eux le plus plat qu’une limande de la mer du nord, bien à l’abris du pied de l’artimon.  Sur ce, les pirates mirent à la voile, s’apprêtant à clôturer le bal de fer et de feu. Ce 17 janvier de 1717, le Raimund Trots fut grêlé de 45 bordées, toutes de mitrailles, le Vurige Metzegel subissant également sa part de misère.

Voyant qu’il était sur le point d’être le premier à être pris le capitaine Peteers manoeuvra pour se découpler, parvenant à envoyer une ultime série de bordées à boulet plein sur les œuvres vives de ses bourreaux.Le premier assaut par tribord fut vaillamment repoussé, faisant s'élever une vive clameur depuis le pont du Raimund Trots!

Le 17/01/17 à 21h34 : Manitou (Grand Chebec ) s'est agrippé au De vurige metgezel (Vaisseau marchand ).
Le 17/01/17 à 21h35 : Manitou (Grand Chebec ) a abordé De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) mais la mélée est restée indécise.


Mais le Vurige Metzegel étant dans le même temps assailli par bâbord, le sort en fut jeté.

Le 17/01/17 à 21h35 : El Sobreviviente (Grand Chebec ) s'est approché du De vurige metgezel (Vaisseau marchand ).
Le 17/01/17 à 21h35 : El Sobreviviente (Grand Chebec ) s'est agrippé au De vurige metgezel (Vaisseau marchand ).
Le 17/01/17 à 21h35 : El Sobreviviente (Grand Chebec ) a abordé De vurige metgezel (Vaisseau marchand ) qui s'est rendu après un combat acharné.


Il fallu patienter plus de deux quart de quadrant avant que la Surprise, tenue en réserve du dernier festival de la mitraille, s’approche enfin, permettant au Capitaine Geert de dévisager la bobine borgne du dénommé Bertrick…

Le 17/01/17 à 21h53 : Surprise (Chebec ) s'est approché du Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ).
Le 17/01/17 à 21h53 : Surprise (Chebec ) s'est agrippé au Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ).


Le franc bord du Raimund Trots ayant gagné en avantage de hauteur sur le pirate plus qu’à la normale, les 105 survivants de l’équipage ayant survécu aux 112 bordées jusqu'ici essuyées, résolu de faire honneur à la vaillance de leur camarades du Vurige Metzegel, repoussèrent un ennemi deux fois plus nombreux que lui...

Le 17/01/17 à 21h54 : Surprise (Chebec ) a abordé Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) mais la mélée est restée indécise.

Les pirates prenant le mesure de leur adversaire, le second assaut fut plus sanglant, mais tous tinrent ferme la position!

Le 17/01/17 à 21h54 : Surprise (Chebec ) a abordé Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) mais la mélée est restée indécise.

Le troisième scella la fin du Raimund Trots sous pavillon la Compagnie de St. Martin des Gueux, non sans que gisent à son bord les cadavres d’une cinquantaine des gens de la Surprise.

Le 17/01/17 à 21h54 : Surprise (Chebec ) a abordé Raimund Trots (Vaisseau de 74 canons ) qui s'est rendu après un combat acharné.


******


Ainsi fut fait le 17 janvier de 1717 après plus de 50 heures de siège au large de Petit Abaco, qui virent trois bataves misérablement jetés à bord d’un esquif, épuisés, vaincu et rongés d’amertume :


* Votre serviteur, Boudewijn Hertogenbosch, cambusier infirme et écrivain du bord,
autrefois sacristain de St. Eustache ayant servi sur tous les navires du capitaine Geert depuis le 29 juillet de 1714.

* Daam Mees, maître d’équipage depuis décembre de 1714,
agissant sous les ordres du capitaine Geert depuis son départ d’Ostende, dernier survivant avec lui de l’équipage ayant débarqué aux caraïbes le 7 février de 1714.

* Le capitaine Geert Rohuud, qui d’un geste de dépit jetta dans les eaux de ce coin perdu des Lucayes,  
sa commission de capitaine de vaisseaux de la Compagnie de St. Martin des Gueux, et son mandat de Négociant Général…

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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Dim 22 Jan 2017 - 0:07


EPILOGUE


1ère partie: N comme Naufrage, N comme Nassau

Ayant laissé Bertrick à bord d’un vaisseau au gréement dévasté et dépourvu du moindre canon, les trois compagnons, dans un silence assourdissant seulement rompu par le clapotis régulier des flots berçant le frêle esquif,  tentèrent un temps  de pousser la nage. Mais épuisé par les évènements des derniers jours, tant psychiquement que physiquement, ils abandonnèrent bien vite, résolu de se laisser porter par la brise, aidé en cela par une voile de fortune faites de leurs hardes maculées de sang.

Ainsi passèrent-ils les jours suivants, jusqu’à atteindre, ou plutôt s’échouer mollement à Nassau. Ne prenant ni la peine de récupérer leur frusques, ni celle d’amarrer la chaloupe, Geert et Daam débarquèrent en tenu d’Adam, l’un portant sous le bras une cassette de nécessité et l’autre Boudewijn sur le dos, dont ont sait qu’il est dépourvu de jambes depuis qu’une pinque espingouine l’en avait privé un jour de mars de 1715.

Les bonnes femmes de la ville s’en virent tout effrayées et quelques bonnes âmes leur jetèrent l’un ou l’autre vêtement non sans prendre un air de dédain et de réprobation. La première taverne venue fut élue havre d’une triste ivrognerie, à laquelle même Boudewijn s'adonna, désormais bien loin du sacristain qu’il fut, au grand damne des deux autres se voyant à tour de rôle contraint à chaque double pinte de tafia absorbée devoir le mener à vidange.

Bien que tous trois décrépissant tout bonnement dans la même taverne qu’en août de 1714, et ce dans des conditions quasiment identiques (à en comparer la prise d’une barque longue de pénitents ouvertement désarmés par un corsaire espagnol sans scrupule faisant affut dans la crique espingaudite, à celle d’un vaisseau de guerre et son escorte tombés dans un embuscade menée par une armada de gens de fortunes) aucun d’eux ne sembla s’apercevoir de cette ironie d’un destin qui par deux fois les épargna néanmoins pour les mener là.

Geert, réduit à l’état de loque, n’en perdait pas moins quelque habitude de ses plus misérables années. Et bien qu’incapable de mettre un pied devant l’autre sans évoquer puissante houle à en faire rendre tripe aux marins les plus endurcis, il tenait ferme sous son céans la précieuse cassette.  

Quelque jours passèrent ainsi, le tavernier ne se faisant point plaignant de voir si bon clients demeurer en salle jour et nuit, tant la consommation qu’il faisait dans le temps d’une nuitée valait bien mieux que le prix d’une chambre à l’étage.  
Ronflant sur sa cassette parfois de jour, parfois de nuit, Geert n’en avait pas moins le sommeil agité et il n’était pas rare qu’on l’entende grommeler quelque mots comme « Dorignan », « Sid », « Kuro », « d’la vache », « L’fumant »  ou « Flabante », sans que cela ne puisse rien évoquer à quiconque…

..Jusqu’au jour où s’extirpant brusquement de sa torpeur au beau milieu de pareille litanie, il se dressa face à Boudewijn, le regarda fixement d’un air sombre et résolu, avant de sèchement lui arracher du col la tête réduite du vieux Raimund qu’il lui avait confié avec force sacrement plus de deux ans auparavant.  Sans prononcer le moindre mot Geert  renoua la cordelette, passa le fétiche à son propre cou puis, retrouvant l’appui de ses membres inférieurs, ibalaya la table de  son bras droit avant d’y poser en son milieu avec force fracas la cassette encore toute chaude de sa fonction de siège…

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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Dim 22 Jan 2017 - 12:23

2ème partie: Le retour en grâce du perroquet frit

Passons donc un instant dans la tête ébranlée du capitaine Geert…

Que n’avait-il pas fait ces deux années durant!? Ses paroles à l’adresse de Boudewijn lui revenaient à l’esprit comme remontées de fonds vaseux par quelque éructation de  gaz décomposant l’un ou l’autre cadavre de monstre marin.
« Et qu’est d’garde bien à l’oreille à c’que t’mumure l’âme du Raimund, grand connaisseur de c’qu’est nos mers à d’maintenant, d’ses criques et d’ses vices d’toutes sortes des enfers !», avait il proféré un jour de septembre 1714  dans la rade de Paramaribo en confiant la relique à son second de circonstance.

Que ne l’avait-il pas gardé à son oreille à lui! Comment pouvait-il avoir songé que l’âme du vieux boucanier, grand pourfendeur d’espingouin mais figure parmi les libres penseurs que furent autrefois les gens de la confrérie voguant sous pavillon d’azur à silhouette de frégate...  

Comment tout cela aurait-il pu être audible à un «  P’tain d’sacristain ed’brosseur ed’soutanes…ed’briqueur d’bénitier..d’bonimenteur ad’bonnes femmes a c’te l’ciel ed’cul..d’piétineur d’enfants d’bon Dieu d’mes burnes oui !!! »…comme il avait nommé en ce temps là.

« Nom d’demi patte vérolée d’Perroquet frit ! » s’écria Geert, remisant d’un coup tout le vernis de civilité dont il s’était peu à peu revêtu au fil du temps et des responsabilités assumées dans la Compagnie de Saint Martin des Gueux.

« Qu’Jean, Claudio, Willem et Peiter y soient d’bons hommes et d’fier camarades à qu’jamais j’y friserais l’oreille, mais d’part la mine toute flétrie d’cendre et d’sel,  c’sont bien à c’t’ gens d’fortune qu’Raimund  aurait rallié la coutume !»

Boudewijn, interloqué par ce brusque élan mettant à bas l’illusion de deux années d’une pieuse domestication de son capitaine, interjeta  du bout des lèvres : « votre âaame capitaine…vôtre âaame... Je veux bien me maudire d’en être tombé si bas, pour ne pas dire au ras de terre, et j’en suis assez compromis pour m’attacher à vous jusqu’en l’œil d’un ces cyclone courant ces mers, mais il me faudra sauver votre âme… »

Daam quant lui, rota bruyamment, se leva à son tour frappant du point sur la table dans une moue d’assurance ne laissant place au moindre doute : « Verdomme ! A la vie à la mort ! J’en ai trop vu d'misère qu’pour m’dispenser de conchier tout suppôt d’couronne ed’part les mers »

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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Dim 22 Jan 2017 - 19:06

Troisième partie: De Geert Rohuud à Geert le Rude


Les jours suivants furent consacrés à s’arranger bobine présentable. Le contenu de la cassette étant suffisant, un corvette fut armée. Les trois compères s’étant rendu allure de civilité, et les gens de mer étant nombreux en cette colonie sans avenir, tous désireux de s’embarquer sur le premier navire en partance pour tout autre horizon, un équipage fut aisément rassemblé. Boudewijn qui sur le dos de Daam avait écumé les échoppes, demanda au capitaine d’être reçu en confidence, ce qui fut fait.

J’ai trouvé capitaine!..lui-dit-il en lui brandissant un chat à neuf queues. Pour votre salut je vous en conjure…suivez vos desseins, je ne saurais en être juge, mais de grâce faite pénitence!...ne serait-ce qu’en chaque dimanche…Je saurai vous soigner. Du brave Sirsaille, paix à son âme, nègre inverti s’il en était, mais docte personne en matière de médecine fut-elle démoniaque, j’ai su deux années durant avant qu’il soit dernièrement réduite en pâté à mitraille, apprendre moult remèdes. »

Geert, dubitatif,  se saisit de l’instrument, se remémorant par épisode le bon millier de bon gars périssant sous son commandement au large de Petit Abaco  par le fer, le feu,  et son incurie, ne pouvais masquer un profond sentiment de culpabilité. S’il était un dieu fut-il de poil ou de plume, il lui parut sage d’entendre, fut-ce du coin de l’oreille qu’il avait encore vaillante,  les recommandations de l’ex sacristain désormais ouvert aux esprits vaudous. Au pire si ce n’était contre lui-même, il avait quelque idée de l’une ou l’autre vile engeance à qui en faire tâter...

Le dernier tiers de janvier étant entamé, le Negenstaart mit à la voile, le capitaine Geert révélant à son équipage son nouveau pavillon, offrit dans l’instant à quiconque à bord y voyant inconvénient, de s’entasser dans une chaloupe à la grâce de dieu sait qui. Quant aux autres, chat à neuf queues en main, il les invita à élire leur capitaine, lequel se fit désormais connaître sous le nom de Geert le Rude.




FIN

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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   Dim 22 Jan 2017 - 20:10

Note HRP:

Si d'autres participants à cette tranche de jeu ont envie de faire valoir leur point de vue ou de narrer quoique ce soit en rapport avec le sujet (en mode RP bien sûr), le sujet est bien sûr ouvert.

Pour ceux à qui cela aurait échappé, le sujet est également traité du point de vue pirate par Bertrick non loin d'ici: http://caraibes1712.probb.fr/t1883p25-paques-1716-ou-la-resurrection-du-capitaine-bertrick

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MessageSujet: Re: Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux   

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Des trois jours de la fin du Raimund Trots et du Vurige Metgezel sous pavillon de Compagnie de Saint Martin des Gueux
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