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 La nasse aux grenouilles

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Jean-Firmin Baton.
Gabier
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Date d'inscription : 26/01/2014

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Nationalité: Pirate Pirate

MessageSujet: La nasse aux grenouilles   Mar 11 Juil 2017 - 12:40

5 juillet 1712
Voilà deux jours que Mami Wata souffle et hurle dans les cordages. Faute de poulet à bord, nous avons sacrifié la mouette éclopée que le jeune Dany, moussaillon enguenillé, avait recueilli. Ça a fait tout un raffut quand les gars lui ont pris, on a même dû l’enfermer dans la soute pendant que nous procédions au rituel. Après avoir versé le sang du volatile dans la mer, nous dépasserons Cockburn par le Sud… si Mami Wata se calme.

6 juillet 1712
Au matin, la mer est calme. Le cœur des océans a donc été comblé de notre modeste cadeau. Nous naviguons en petite meute de requins depuis que les espagnols ont brulé leur lettre de marque. Terminé notre exploration en binôme dans le golfe du Mexique.
Nous recevons une missive latine.
« Dogre français repéré dans les eaux commerciales de Cockburn. Ça n’est pas oune zone pour le commerce de grenouille. Si vous voulez mon avis, nous sommes tracé ».
Qu’à cela ne tienne, nous aussi allons le tracer… avec de la poudre.



Nous approchons la voile blanche et reconnaissons les couleurs de la famille Kawatores. A 220 contre 35… pourquoi user nos canons ? L’hésitation envahit mes traine-sabre. Nous lançons les grappins mais laissons passer quelques heures.
Kawatores nous envoie un pigeon… peut être souhaite-t-il épargner son équipage ?



Ahah , il avoue son impuissance, non sans nous traiter comme les rebus de la marine que nous sommes. Et bien nous allons lui répondre… Une sommation, et pas de quartier !



Nous ne sommes pas dupes que sa présence annonce une escadre des frères de la caraïbe. Il semble que les nouvelles couleurs de leurs anciens alliés latins ne leur reviennent pas. « Piètre victoire » certes, mais nécessaire pour rendre aveugle l’ennemi. Après le modeste massacre de ses 34 hommes d’équipage, Kawatores aura tout de même eu l’honneur d’avoir sur les mains le sang de 7 de mes renégats des mers.



7 juillet 1712
Cette abordage pour l’hygiène nous aura mis à la traine de mes camarades pirates. On nous informe que la flotte Française n’est pas passée dans les environs de Mona, et que par déduction ils nous attendent cachés entre Cockburn et Mona… Même un capitaine totalement novice sait qu’il n’y a pas cent lieux pour tendre une embuscade dans ce coin… mais un vieux loup de mer sait qu’il ne faut pas jeter l’ancre dans cette crique maudite sous peine d’y rester collé dans la vase. Un seul accès par l’Est, et vent contraire pour en sortir.

8 juillet 1712
Nos soupçons sont confirmés par le manque de discrétion de la fratrie française. Une frégate et une corvette légère sont aperçues en bordure de la crique. Il semble que le vent n’a pas encore tourné vers l’Ouest puisqu’ils vont et viennent comme des guetteurs au bout d’une ruelle malsaine.
Pourquoi un tel manège ? Nom d’une jambe de bois vermoulue, ils nous auraient donné rendez-vous dans la crique que ça aurait pas été plus explicite.



Nous avons parlé de poudre… voilà qu’une camarade de Bertrick prénommée « Poudre Van Daele » se joint à la horde. La vélocité de son navire lui permet de visiter la nasse aux grenouilles. Elle nous envoie même une liste complète des rafiots qui nous y attendent. C’est pas peu de le dire, mais il y a du beau monde. Arthurio l’autoproclamé « plus grand chasseur de pirates » ; Jeanne Barthes, l’ambassadrice Hollandaise du royaume de France et ses 80 canons ; Pete Scaramanga, vieille branche bretonne de la famille ; Lachaume dont le nom du navire insulte toutes les caraïbes ; Serge Henry de la Fallières le malchanceux joueur de carte ; Lerouge dont la frégate de 12 « crépuscule d’Albion » nargue les forces britanniques… uniquement dans le registre des immatriculations de navire ; Maximin de Compans, petit dernier de la fratrie dont le lait coule encore du nez.



Les canons n’ont pas encore parlé que déjà les pigeons volent de pont en pont. Chacun réclamant sa part de sang, de poudre et de piastres. Une missive ferme en provenance de la frégate de Mendoza le renégat clôt les débats : nous n’entrerons pas dans le filet à batraciens.




09 Juillet
9h00
Visiblement, la discipline militaire a été vite oubliée parmi les anciens espagnols. Un certain Martinez a fait les frais de son impétuosité hier soir. Telle une lionne protégeant ses petits, Jeanne a fait parler ses 80 canons sur le téméraire pirate espagnol qui a cru pouvoir décimer la flotte Lysoise à lui seul.



11h00
Une autre nouvelle interrompt nos plans… Les français nous regardent depuis l’Est… une autre frégate est signalée. Profitant de la nuit, elle aurait tenté de rejoindre La Véga en louvoyant entre nos navires… c’est sans compter sur le comportement ripailleur et noctambule de l’équipage d’Andrea Potter, le plus Italien de tous les pirates. Une course poursuite nocturne s’est engagée… ainsi au petit matin, la frégate de 9 du capitaine Kuskoff se retrouve rapidement encerclée de navires battant pavillon noir.
La frégate de 12 de Lerouge tente de profiter de la diversion pour s’échapper de la nasse mais tombe sur un os nommé Poudre… pour terminer dans les bras d’Ubaldo l’étalon espagnol.



20h00
Les coups de canons ont rythmé toute la journée. Mes gars sont remontés comme des diables. Ils veulent se joindre à la fête. Je ne peux leur en vouloir, notre dernière maigre prise les a mis en appétit.
Nous mettons cap sur la petite sauterie. Dans un nuage de poudre nous trouvons l’INDIRA agonisant parmi les débris de bois flottant, et les cadavres gonflés d’eau de mer. Nous jetons rapidement les grappins sur la frégate comme un cuisinier plante sa fourche dans les flancs d’une dinde plumée de près avant de la fourrer de marrons. Mes hommes se déversent sur son pont comme le jus de cuisson que l’on arrose à la louche sur une volaille à la broche. Quelques coups de mousquet nous accueillent, 14 braves tombent au premier rang, le temps que les défenseurs rechargent… les haches d’abordage les font tomber comme des mouches.



Pour marquer le coup, nous décidons de prendre le commandement du navire. C’est une belle frégate bien entretenue. De beaux vernis recouvrent de belles essences de bois… un navire fait pour impressionner. Moins véloce que mon chebec « Voodoo-Child », mais la puissance de feu et le luxe qu’il dégage devraient faire trembler les marchands et glousser les putains.



21h00
Maryne Borg nous fait savoir qu’elle est à Tortuga, le capitaine Deude y a jeté l’amarre également, ainsi que Poudre et l’infortuné Martinez. Nous serons moins nombreux, mais les grenouilles ne pourront pas sauter bien loin.

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