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 Journal du dernier " Joli Rouge"

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Bertrick
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MessageSujet: Journal du dernier " Joli Rouge"   Sam 30 Sep 2017 - 16:14

Isle Noyée18 Septembre 1717.

Le capitaine Bertrick est assez satisfait. En avant des navires pirates, il a lancé Centaure à l’attaque de la frégate en queue de file de la puissante escadre anglaise.
La frégate de 12 Draken a été prise par les navires qui l’ont suivi, une autre abordée plus tard par le reste de la flotte pirate. C’est une lourde défaite pour les anglois qui n’en avaient subi de telle depuis longtemps.

Bertrick en rédigeant son journal de bord s’ébaubit. Quatre ans et plus qu’il écume les Caraïbes. Il a hissé le pavillon noir le 17 Septembre 1713.

Faisant fi du partage de butin – en canons, lesquels ne seraient livrés que dans  un avenir hypothétique car les pirates devaient se les faire livrer par un contrebandier  - il donne l’ordre de mettre sous voiles.
Centaure quitte de nuit la flotte par jolie brise nordet, mer peu agitée.

21 Septembre.
Ancré près de San Juan dans une anse discrète par 5 brasses, fonds  sable et coquillages.

22 Septembre
Sous voiles vent portant, bonnettes hautes et basses, mer peu agitée.

24 Septembre.
Accosté à Mona.
Un seul navire est présent.
Pris dans les docks de la confrérie 50 tonneaux de charge en cognac, 2 en armes à feu et 8 canons de 4 livres.
Vendu les canons. Le reste est en surabondance & nous chargeons à bord.
Une couple d’heures avant la pique du jour Centaure est déhalé et mouillé sur rade par 7 brasses, fond de vase.

Le 25, remonté nos câbles par petite brise de suret, mer belle.
Au second quart de jour doublons le Cap de l’Espada & observons par le bossoir bâbord une voile reconnue à 3 lieues pour un chebec aux hollandois. Y-celui, bien établi sous ses voiles latines et courant sur le même cap que Centaure, disparaît à nos vues.

A la méridienne, le chebec est à 3 lieues par bâbord avant, lequel nous reconnaît & fait force de voiles pour passer derrière l’horizon.

Il fuit ce couard notais-je en marge.

Nous appuyons la chasse. Jolie brise de suret.  A 2 lieues O.S-O  du Mouchoir Quarré & tard dans l’après midi, le chebec est à 3 lieues droit devant. Ce que voyant, il s’établit vent portant ses immenses voiles latines en ciseaux & là encore disparaît sous l’horizon.

Une heure avant la nuit par frais de nordet. la chasse n’est plus qu’à 2 lieues par le bossoir tribord. Las ! L’obscurité nous la masque peu après et nous contraint à l’abandon. On s’établit sous voilure aisée pour la nuit, misaine carguée & huniers arisés.
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MessageSujet: Re: Journal du dernier " Joli Rouge"   Mer 4 Oct 2017 - 15:50

Le 26, accosté à La Tortue. Aucun autre  navire présent.  

Le 27, sorti de nos docks 12 canons de 4 livres et vendu toute notre cargaison le marchand étant en carence où pénurie de tout.

Une rumeur circule dans le port selon laquelle on m’aurait vu avec un agent d’information français durant notre escale à Mona !

Deux chebecs et une corvette sous pavillon noir approchent par le nord ouest. En raison de la rumeur, nous quittâmes le port pour aller mouiller dans une anse discrète.
L’un des chebecs entrent au port avec un équipage très faible, c’est celui du capitaine Pat London, les autres restent à croiser au large. Nous avons bien fait de nous mettre à l’abri des regards car London et ses sbires ont il y a quelques temps attaqué et pris un confrère ce qui, en sus de la rumeur qui circule à mon endroit ne peut que les inciter à renouveler cet exploit méprisable.

Le 28 à la faveur de la nuit, nous appareillons cap nord par légère brise de suret.

Dans les Isles Caïques, nous découvrons une corvette par tribord avant car malgré l’obscurité, nous décelons sans peine y-celle ayant tout ses feux visibles, un violon et un fifre qui y jouent un air de gigue, & des chants & des rires avinés nous parviennent.
Par prudence je fait mettre le navire en défense.

Le 29 nous approchons cette corvette dès proton minet à moins d’une encablure & canons en batterie. Il s’agit du capitaine forban Balther Monchild que je connais peu où prou mais qui, à ma connaissance, respecte le pavillon des Gentilshommes de fortune.

Le 30 par 24° septentrional de latitude dans les Isles Lucayes nous observons dans l’E.N-E un trois mâts gréé latin qu’on reconnaît à 3 lieues comme un grand chebec sous pavillon noir & sur le même cap.

Le 1er Octobre, nous accostons à Eleuthère, aucun navire ne s’y trouve.
Le grand chebec reconnu au large la veille est en approche du port. C’est Het Mooie Rood que commande la capitaine Poudre van Daele. Nos docks ne nous sont pas accessibles. Ils sont gardés par la troupe en avant d’un cordon sanitaire !

L’intendant du gouvernement nous fait savoir qu’un fâcheux a entreposé dans son dock la cargaison d’une prise & que tous l’équipage est au lazaret où l’on craint qu’ils aient la fièvre typhoïde. Tous les docks seront certainement brûlés si les docteurs en médecine confirment ces craintes.
Je consigne tous l’équipage à bord et nous mouillons Centaure dans la baie aussi loin que faire se peu de l’habitation et de son port

Le 2 nous appareillons avec hâte préférant abandonner nos docks plutôt que de risquer l’infection. La capitaine Poudre fait preuve de la même célérité à quitter ce funeste lieu.
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MessageSujet: Re: Journal du dernier " Joli Rouge"   Mar 10 Oct 2017 - 13:27

Petite brise de sud, mer belle. Voilure réduite & des vigies dans la hune de misaine et sur le beaupré pour cette navigation dans le Grand Banc. Nous mouillons par moins de 3 brasses sable & coquillage juste avant la nuit au S.E. de Isle Andross.

Le 3, nous traversons le bayou en sondant & mouillons par cinq brasses fond de vase devant le port de l’habitation aujourd’hui sous pavillon françois. Aucun navire ne s’y trouve.

Le 4 nous faisons voiles par jolie brise d’est, toujours avec les mêmes dispositions pour ce que nous sommes toujours dans les hauts fonds.
Le vent forcit en tournant ouest juste comme nous sortons des sondes. Nous mouillons dans une crique abritée par 4 brasses et demi fond sable et coquillages au delà du Cap des Martyrs.
Le vent faiblit après la méridienne et nous remontons nos câbles.
Nous accostons à Florida Key à la nuit faîte. Un seul navire s’y trouve, une barque longue désarmée, réduite à l’état de ponton que c’est misère à voir.

Le 5, le lougre Aliseo a accosté.
Au petit jour, nous avons retiré des marchandises de notre dock que nous avons vendu.
Aliseo a appareillé dès le milieu de matinée cap au S.O.
Nous appareillons dans l’après midi par légère brise de S.O.

Le 6 nous aperçûmes une voile qui venait à rencontre. Nous la reconnûmes à 3 lieues pour un brick senau hollandais qui serrait le vent sur amures bâbord. Non point qu’on eut besoin de si modeste proie mais la compagnie se morfondait et son moral s'en ressentait. On décida de lui courir sus.
Belinda se laissa approcher, leurré par le pavillon hollandois qu’on avait envoyé.
A une encablure, au porte voix, l’un des nôtre qui parlait la langue de cette nation  proposa qu’on l’escorte.
Belinda qui venait de Chiquila aux anglois et se rendait à Nassau accepta l’offre avec enthousiasme vu que cette route n’était pas si éloignée d’un repaire de pirates (!).
On lui proposa de mettre quelques hommes à son bord pour renforcer son équipage en cas de mauvaise rencontre. Le capitaine rechigna quelque peu puis finit par accepter. On s’approcha donc à contre bord & à une demi portée de mousquet on ouvrit le feu. La mitraille coucha nombre de bataves. On tira ensuite une bordée de chaînes dans son gréement avant de l’aborder.
On se rendit maître de Belinda au prix de l’un des nôtres - un des premiers à me suivre sur le pont hollandais et qui reçu , tiré depuis la dunette, la balle de pistolet qui m’était destinée & à laquelle je n’ai échappé qu’en perdant l’équilibre dans une flaque de sang .
Maïs, écorce de quinquina, vin d’Espagne et un lot de bijoux qu’on trouva dans un coffre de la grand-chambre. On transborda le tout et Belinda fut livrée aux flammes.
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MessageSujet: Re: Journal du dernier " Joli Rouge"   Dim 15 Oct 2017 - 16:24

Boca Chica.

Centaure est demeuré à quai. Le chirurgien du bord s’étant déclarer incompétent à faire passer une violente crise de gravelles au capitaine.

Celui-ci dût se rendre au lazaret – où plutôt s’y faire conduire, il était bien incapable de marcher, encore moins de monter à cheval.

Le chirurgien savait  qu’officiait là un très vieux juif espagnol docteur en médecine de la faculté de Salamanque & mieux à même de faire passer ces crises.

Le capitaine fut absent plusieurs jours.
Il revint à bord aussi alerte qu’un béjaune bien qu’il dût prendre régulièrement encore des médications que lui avait obligeamment préparé & fourni le vieux praticien.

Deux anciens, suspendus dans des chaises de gabiers, repeignaient la poupe.
L’un d’eux dit à l’autre sans cesser de badigeonner le tableau arrière.

- Y paraît que le juif du lazaret c’est pas un caillou qu’il a retiré au capitaine mais une pépite ! C’est comme j’te dis compagnon.

- Ha c’est pour ça qu’on dit du cap’taine que d’or il en a le cul cousu ?


- Oui da compagnon ! Mais là, y s’est certainement fait volé car pour sûr le juif a gardé la pépite et lui a montré un vrai caillou qu’il lui aurait retiré. Ha ha ha !

- Et en plus not’ capitaine il l’a grassement payé en or pour ça.


- Oui da. ! Mille piastres à c’qu’on ma dit ! C’est plus que mes parts de prise de l’année. Tiens, quand j’serai plus vieux je m’ferai juif.

- Mais tu sera pas docteur en médecine pour faire sortir des pépites d’or du vit d’un capitaine.


- Chuut ! Tient ta langue compagnon, j’entend des pas qui approchent du couronnement.

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MessageSujet: Re: Journal du dernier " Joli Rouge"   Mer 25 Oct 2017 - 6:37

17 Octobre
Nous avons mouillé pour la nuit à Marquesas keys par 7 brasses fonds de sable et coquillages.

18 Octobre
Nous remontons nos câbles à la pique du jour, petite brise d’ouest par le travers bâbord.
Nous apercevons un petit trois mâts à 3 lieues sur bâbord avant, au vent portant. On choque les écoutes pour le laisser approcher.
A une lieue, il est droit devant juste au delà des sondes & on reconnaît une corvette marchande batave. On envoie tout dessus pour l’attaquer.
On lofe à moins d’une encablure pour la ranger à l’honneur & l’on fait feu à mitraille à moins de cinquante yards. Notre bordée porte mais les bougres ne s’en laissent point compter et font feu à leur tour.
Les deux navires courent sur des routes parallèles en échangeant des bordées.

Vingt de nôtres sont mis hors de combat avant qu’on puisse venir bord contre bord, lancer nos grappins & investir son pont.
Ils sont moins de trente encore debout et ne peuvent résister longtemps à nos abordeurs presque trois fois plus nombreux.
Après qu’on les ait utilisé pour aider au transbordement de leur cargaison, on abandonne les quelques survivants avec un canot. On ne donne pas chère de leur vie si proche de la côte de l'Isle de Cuba où les espagnols les jugent hérétiques & à ce titre les brûlent où les envoient croupir dans les mines d’or où d’argent du Mexique.

Quelques caisses d’armes blanches, du cuir, du blé et un lot d’amphores de parfums d’Orient. Le coffre du capitaine renferme un peu plus de quatre milles piastres en poudre d’or.
Centaure s’éloigne ensuite de Stimolo livrée aux flammes.

19 Octobre
A la mi-nuit passée, par 24° de latitude septentrionales une petite frégate surgit par notre travers bâbord.
Elle allait couper notre route à moins de 2 encablures devant notre beaupré.

Nous avions l’heur d’être peu visible & silencieux pour ce que nous étions à la cape sous foc à deux ris, que l’équipage qui avait pas mal  bu dans la soirée cuvait & que tout nos feux étaient masqués. Ce qui n’était point le cas de la frégate d’où fusaient des ordres … en espagnol.

Ceux-là ne semblèrent pas déceler notre présence car la frégate ne modifia point sa route qui était nord ouest, au plus près, bâbord amures.
- Silence partout ! Tous le monde à son poste !
La consigne circula de bouche à oreilles et les hommes en maugréant rejoignirent leurs emplacements de combat. Les canons furent mis en batterie sans hâte & aussi silencieusement que faire se peut.

La frégate est passée sans déceler note présence, au matin elle est à près de trois lieues sur tribord arrière.
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MessageSujet: Re: Journal du dernier " Joli Rouge"   Lun 30 Oct 2017 - 10:36

20 Octobre
Nous avons pris mouillage par 5 brasses fonds de vase à la Baye de Honda qui est au nord-est du Cap Saint Antoine.
Forte activité de garde-côtes espagnols. A croire qu’ils ont vent de notre présence & nous cherchent. Au vrai, nous sommes proche de leur plus important port de ce côté-ci du monde.

22 Octobre
Nous avons remonté nos ancres à la pique du jour par grand frais de S.O. & mer forte.
Doublé le Cap Saint Antoine à la méridienne.

23 octobre
Accosté dans le port forban de la côte de Yucatan au petit jour. Nous avons complété notre équipage.

25 Octobre
Appareillé par très faible brise. Nous mouillons à un quart de mille de la côte de Isle Corzumel par 12 brasses fonds de vase.

26 Octobre
Remonté nos câbles & fait route, la côte du Yucatan défilant à 4 lieues par le travers tribord.
Nous apercevons une voile sous le vent à 4 lieues le long de la côte & qui est au vent portant. Nous la reconnaissons à 3 lieues pour une barque de négoce aux anglois. On arbore l’Union Jack et l’on mouille une ancre flottante.

A la méridienne, alors que la barque n’est plus qu’à une lieue, le vent adonne. On remonte l’ancre et on lui coure sus. A une demi encablure on lui envoie deux bordées de chaînes qui mettent le gréement de l'Edouard en grand désordre.
A vingt yards on tire une bordée à mitraille puis on vient sur elle pour l’aborder.
La barque est à nous au prix de quatre des nôtres.
On transborde le café et le suif délaissant le blé puis on l’incendie. Le coffre du capitaine recèle près de 4000 piastres d’argent.

27 Octobre
Le vent tourne en forcissant. C’est à présent un fort coup de vent de S.E. & la mer est grosse. On fait route au près serré tribord amures sous focs et ourse arisée.

Un trois mâts est aperçu dans l’après midi à 3 lieues par le bossoir tribord. Une petite frégate à ce qu’il semble à cette distance & à travers le rideau de pluie qui tombe drue. Elle est tribord amures, grand largue sous huniers à deux ris.
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MessageSujet: Re: Journal du dernier " Joli Rouge"   Mer 1 Nov 2017 - 20:08

28 Octobre
Au lever du jour vent frais de N.E. sur une mer encore forte. Nous faisons voiles grand largue bâbord amures. Nous entrons dans la Baye de l’Ascension.

Centaure a accosté dans le port de Isle Ruatan & nous vendons notre butin sans tarder. Notre cargaison y est bienvenue car le marchand se trouve fort dépourvu de tout où presque.

29 Octobre
M. Durward le gouverneur s’est présenté à bord pour m’entretenir.

- Capitaine Bertrick, mon prévôt m’a dit que vous faisiez préparatifs d’appareillage.

- Ils ont l’œil » fis-je en souriant.

- Vous n’avez point manqué de voir en entrant dans la baie l’Erreur, cette barque longue, où plutôt l’épave près du promontoire ouest. La dernière tempête à créé quelques courants et celle-ci, qui flotte encore aussi surprenant qu’il soit, menace de devenir une gène pour le trafic portuaire – bien maigre présentement il est vrai.
Elle est en tel état que mes gens craignent de descendre dans sa cale pour en crever les fonds et croient au risque de s’y noyer si l’eau entre trop vivement et la disloque.
J’allais me résoudre à y mettre des pétards mais vous m’obligeriez à la couler au canon en sortant du port. Nous avons découvert qu’elle est actuellement dans un angle mort de nos batteries et nous avons commencé les travaux pour y remédier.


Une seule bordée coula l'Erreur à fond au grand dam des canonniers bâbordais qui espéraient comme les tribordais pouvoir s’amuser aussi.  
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MessageSujet: Re: Journal du dernier " Joli Rouge"   Mar 14 Nov 2017 - 19:59

A la mort de Louis XIV le 1er Septembre 1715, la marine française est réduite à peu de chose. Elle ne commencera à se redresser qu’à partir de 1720.

Philippe Duc d’Orléans est Régent de France.

Les secrétaires d’état de la marine et des colonies Louis Alexandre de Bourbon Comte de Toulouse et Victor Marie Comte d’Estrée, pour palier à l’insuffisance criante de la marine dans les Amériques face à celle des anglais & devant l'incapacité du royaume d'y envoyer une escadre, autorisent Isaac de Pas Marquis de Fesquières Lieutenant général (gouverneur général) des Isles  du Vent à recruter des capitaines expérimentés issus de la marine marchande, des corsaires où flibustiers et même, pour peu qu’ils n’aient pas trop exercés contre les intérêts du Royaume, parmi les forbans !

Saisissant l’opportunité offerte d’assouvir officiellement sa haine contre les anglo-bataves le capitaine Bertrick requiert et obtient du Sieur de Hirault gouverneur de La Martinique une Lettre de Marque & même la promesse d’un brevet d’officier pour peu qu'il acquière un peu d'honneur.
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