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 Au Cheval Saoul

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Anatole Fronsignac
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MessageSujet: Au Cheval Saoul   Sam 31 Mar 2012 - 21:00

Sous un porche d'une ruelle sombre, deux hommes s'exprimant en anglais semblaient tenir une conversation des plus importantes.

- Je te le dis mon frère, vas là-bas et creuse à l'endroit indiqué sur cette carte. Tu y trouveras mon coffre, ramène le butin et je pourrai payer mes dettes.

- Tu n'as qu'à y aller toi-même...

- Je ne peux pas! Mes créanciers font surveiller tous les accès de la ville, il ne leur faudra pas longtemps pour me balancer au bout d'une corde!

- Très bien, j'irai... Mais c'est la dernière fois que je te sort de la mélasse!


Anatole, au coin du porche, n'en avait pas manqué une miette tandis qu'il urinait sur une porte. Alors que les deux frères prenaient des directions différentes, il suivit discrètement celui à la carte.

Après s'être assuré que la rue était déserte, il sortit promptement sa dague et l'enfonça dans le rein droit du malheureux. Anatole s'empressa ensuite de l'égorger avant que celui-ci ait pu pousser le moindre cri.

En quelques secondes il avait vidé les poches et subtilisé la carte de sa victime. Il disparut dans une rue adjacente sitôt son forfait effectué. On pouvait lire sur son visage une pleine satisfaction, l'angloy était l'ennemi intime de la famille, tradition inculquée par le vieux grand-père qui l'avait combattu de nombreuses années et avait transmis à ses fils la haine du buveur de thé, eux-même l'ayant transmis à leur descendance. Dommage pour le second frère, il sera sans doute pendu, cette pensée fit surgir un sourire narquois sur le visage d'Anatole.

Marchant au hasard pendant une dizaine de minutes, il s'arrêta devant l'enseigne d'une taverne crasseuse, "Le Cheval Saoul" y était inscrit. Après avoir examiné l'intérieur par la petite fenêtre il entra.





L'endroit était presque désert, seulement deux catins tenaient compagnie à la grosse tenancière. Il faut dire que dix heures du matin, ce n'est pas l'heure de pointe... C'était parfait pour Anatole! Il congédia d'un geste les filles de joies qui commençaient à s'approcher de lui alors qu'il s'asseyait à la table la plus sombre du bouge.

A BOIRE! DEUX BOUTEILLES DE RHUM! Lança-t-il en s'attablant.

Après qu'il fût servit et avoir observé que les rares occupants ne s'occupaient pas de sa présence, il sortit la carte soustraite et commença à l'étudier tout en éclusant son rhum comme s'il s'agissait de jus de citron. Il avait pris soin de poser sur la table un mousquet flambant neuf importé d'Europe.

Vers midi il commanda deux poulets et rangea sa carte dans son veston alors que l'endroit se remplissait doucement de marins ayant accostés dans la matinée. Le mousquet restait néanmoins bien en vue...


Dernière édition par Anatole Fronsignac le Jeu 5 Avr 2012 - 11:50, édité 1 fois
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de castillon
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Dim 1 Avr 2012 - 14:22

un homme était assis dans un coin sombre de la taverne et scruptait les mouvements de tous les clients.
il avait vu anatole et avait remarqué la carte.
il se leva pris 2 bouteilles de rhum et se dirigea vers anatole.

bonjour l'ami,

posant ses 2 bouteilles sur la table,

je peux partager tes poulets ?

s'asseyant sans même attendre la réponse,

alors, encore une carte au trésor ?
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Hugues de Nozeroy
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Dim 1 Avr 2012 - 19:04

La porte de la taverne s’ouvrit avec un fort grincement, deux donzelles pointèrent leur gaillard d’avant par cette ouverture en ricanant comme des oies, elles étaient aussi bien sculptées que la figure de proue de La licorne, entre les deux gouges se tenait La Buse, ses mains entourant les tailles des deux ribaudes.




La Buse passablement éméché et riant de tous son coffre, alla se vautrer sur une des chaises, il mit ses pieds sur la table, pris une des ribaudes par la taille et l’assit sur ses jambes tout en collant sa tête sur son épaule, tandis que son autre main s’aventurait sur les attraits mammaires de cette dernière..

Boieldieu aubergiste … du rhum et vite j’ai soif …. et sert aussi ces dames dit t’il en se faisant papouiller la tête par la seconde gueuse

AHHHH…… je suis au paradis hurla t’il. Quand l’aubergiste apporta le rhum
…. Du rhum .. Des catins …manque plus qu’un coffre remplis d’or et quelques vilains a trucider..
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Anatole Fronsignac
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Lun 2 Avr 2012 - 14:35

Anatole fut surpris par l'apparition dans ce bouge de Didier de Castillon qu'il connaissait bien pour avoir occis nombre d'ennemis en sa compagnie.

Ne dis mot sur ce sujet, tu n'as rien vu... dit-il à voix basse.

Alors que Gigi, la tenancière, amenait les poulets commandés quelques instants plus tôt, deux soldats de la garde royale firent irruption dans l'auberge. Anatole glissa discrètement trois doublons, une véritable fortune pour elle, dans le creux de sa main et profitant que la table soit dissimulée par l'imposant postérieur de Gigi, il se saisit discrètement de son mousquet pour le poser sur ses genoux.

Nous sommes arrivés hier soir et nous n'avons pas quitté l'auberge depuis! lui glissa-t-il. Elle acquiesça d'un simple regard et s'en retourna à son comptoir où un individu fort bruyant ne manquait pas d'attirer l'attention sur lui.
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de castillon
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Lun 2 Avr 2012 - 14:50

de castillon gardant la main sur son sabre d'abordage et gardant un oeil sur les 2 soldats de la garde:

tu connais ce la buse?

il arrive et peu de temps après, la garde se pointe.


Dernière édition par de castillon le Lun 2 Avr 2012 - 16:11, édité 1 fois
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Hugues de Nozeroy
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Lun 2 Avr 2012 - 15:19

Attiré par le raffut que faisait LaBuse , la garde ne tarda pas a se pointer devant lui .

He .. le rufian moins de bruit … qui est tu pour ameuter ainsi toute la populasse

Putentraille… la soldatesque.. va falloir la jouer serrée se dit La Buse, vu que sa tête était mise a prix dans une grande partie des caraïbes …

Salutation messieurs …. Pardonnez à un pauvre marchand son indélicatesse, je viens d’arriver dans cette charmante ville et vu que les affaires sont ma foi fort florissante j’organise une petite fête … voulez vous trinquer avec moi…

Entendre La Buse parler ainsi était chose rare et écorchait presque les oreilles, mais le malfrat savait aussi bien jouer de la langue que de la rapière ….
Cela ne l’empêcha pas de retirer doucement sa main des mamelons de la gouge et de la rapprocher doucement de sa rapière .........



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Anatole Fronsignac
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mar 3 Avr 2012 - 22:05

Je le connais de nom, un scélérat de la pire espèce, sa tête est mise à prix pour plus de 100 pièces d'or à Martinique. Il pourrait nous être utile si ça tournait mal.

Après avoir prononcé ces paroles, Anatole vida sa chope d'un coup tout en fixant le garde qui s'était approché de La Buse tandis que le second s'enquérait de la clientèle auprès de la grosse Gigi.

Écartez-vous putains! fit le soldat en poussant brutalement les filles de joies accrochés aux épaules de La Buse. Tu empestes le bouc et on te croirait ton droit sorti du cul d'un cheval, ou bien peut-être sors-tu directement de la prison royale? Deux pendards dans ton genre se sont échappés voilà deux jours, un homme a été retrouvé mort à quelques rues d'ici ce matin, détroussé... D'où sors-tu ces belles pièces te permettant une si charmante compagnie? Tu vas nous suivre pour t'expliquer!

Le capitaine de la garde fit alors irruption flanqué de deux autres hommes. Il y avait maintenant quatre soldats et le capitaine dans la pièce, la situation devenait délicate. Les deux hommes de la garde entrés précédemment se rapprochèrent de lui pour faire un rapport rapide sur les informations obtenues. Il prît ensuite la parole d'une voix forte et claire.

Par décret du gouverneur, toute information susceptible de retrouver le coupable du meurtre de John Henry Stallion, assassiné ce jour du 03 avril 1712, se verra récompensé de vingt pièces d'or payables à l'office royale au palais de son excellence le gouverneur. Il se trouvait que l'anglais tué par Anatole devait une forte somme au frère du gouverneur, somme que celui-ci ne reverrait maintenant jamais, ce qui l'avait quelque peu irrité.

L'une des deux catins s'approcha alors du capitaine et lui glissa quelques mots.

Tiens-toi prêt! Glissa Anatole à son camarade.

Vous deux là-bas, la grosse a menti en affirmant que vous avez passé la nuit ici, et celle-ci raconte que vous êtes arrivés tantôt. Tu ne manqueras pas d'être fouettée pour ça, sois en sûre! dit-il à la tenancière qui blêmit en entendant ces paroles.

Emparez-vous de ces deux sacs à crottins qui se terrent là-bas au fond, et embarquez aussi celui-là, son odeur et sa tête me disent qu'il mérite sans doute la corde. ordonna-t-il en désignant tour à tour Anatole, Didier et La Buse.

Deux soldats se mirent alors à avancer vers la table des deux compères et deux autres en direction de celle du troisième larron...
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Bertrick
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 8:38

Bertrick avait couru tout le jour d’un marchand à l’autre pour réapprovisionner son navire en brai, cordages, toile à voiles et espars de rechange. Il était satisfait de sa journée.
Le soleil plongea – le mot n’est pas trop fort – sous l’horizon. Le jour céda place à la nuit. La soudaineté du phénomène sous ces latitudes l’étonnait encore bien qu’il fut aux Indes occidentales depuis plusieurs mois maintenant.
Une petite brise de mer se leva avec l’arrivée de l’obscurité. Les échoppes avaient toutes, peu auparavant, fermées leurs éventaires. Seuls étaient ouverts dès lors, les estaminets.
Bertrick s’engagea dans une ruelle et là, justement, une enseigne que la brise en l’agitant doucement faisait grincer attira son attention. Un cheval y était naïvement peint sous lequel on pouvait lire « Au cheval saoul ». Il approcha.
Une forte voix lui parvint, il en saisit quelques bribes. Il se passait là quelque évènement.

Bertrick devait mettre à la voile au matin et il avait envisagé de passer la soirée devant quelques flacons de rhum et la nuit avec une ribaude. Là, cela semblait plus excitant.
Décidé à s’amuser, il pris le parti d’entrer et de créer une diversion. Il tira le pistolet qu’il portait passé dans la ceinture, en vérifia l’amorce et le remit en place. D’un geste il s’assura que la main venait naturellement se poser sur la crosse. De même, il fit plusieurs fois jouer son épée dans le fourreau. Suiffée de ce matin, elle glissait bien et ne resterait pas coincée en dégainant. Il poussa l’huis.
Il se retrouva derrière quatre archers* et leur officier qui tournèrent avec un bel ensemble la tête en direction de l’intrus, l’air mauvais.

- Holà messieurs ! Que se passe t-il donc céans ? J’avais ouï-dire que pour les français hospitalité n’était pas un vain mot. M'aurait-on menti ? Aurais-je été abusé par quelque chauvin ?
Mais ... Mille excuses ... Bertrick fit mine d'observer l'épaulette. Lieutenant ? Je crois vous avoir interrompu.


* dans les ports, on appelait archer les gens d’armes bien qu’il ne fussent plus armés de la sorte. (comme on dit aujourd’hui pandore où flic)
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Hugues de Nozeroy
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 9:22

Jarnibleu!….les paroles de La buse n’ont pas franchement convaincu ce fot en cul d’archer loin de la celui-ci prenant un air menaçant se rapproche de lui.

L’arrivé du capitaine de la garde avec ses renforts corsa encore un peu plus les choses contre 2 gardes La Buse avait ses chances, mais mortecouille à 1 contre 5 cela devenait impossible, il voyait la corde a laquelle il avait déjà échappé se rapprocher de nouveau. Et en plus pour un meurtre qu’il n’avait pas commis, ça c’était le comble …

Heureusement pour lui il n’était pas le seul visé, les deux personnages au fond de l’auberge semblait être dans la même galère que lui, certes il ne les connaissait point, mais s’ils en avaient sous le pourpoint cela allait surement rééquilibrer la chose, de toute façon il était coincé et finir d’un coup de rapière dans une auberge ou au bout d’une corde le résultat sera la même.

Donc La Buse laissa approcher les deux soldats, et juste aux moments où le premier d’entre eux avança sa main pour le saisir, la porte s’ouvrit laissant entrer un homme armé jusqu’aux dents, profitant de l’effet de surprise il dégaina son coutelas qu’il avait pris l’habitude de cacher dans sa botte et le planta à la base de l’aisselle du garde au niveau de l’articulation de la cuirasse et du bras, la lame pénétra la chair et l’homme s’effondra en se tordant de douleur.

La Buse pris sa chaise et la lança sur le capitaine de la garde, et saisissant sa rapière il se précipita sur le garde le plus proche en hurlant son cris de guerre comme un démon.

….Chancre mou Ainsi je frappe !!!!

Celui-ci dans un premiers temps surpris perdit l’équilibre et La Buse en profita pour essayer de lui plonger sa lame dans le cou, le garde esquivât la manœuvre du pirate et un combat farouche entre les 2 hommes s’engagea.

Mais l’effet de surprise s’estompa et il allait se retrouver à 1 contre 4 ses chances étaient maigre, mais mieux valait mourir les armes à la main qu’au bout d’une corde sous les crachats de la populace….

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Erwan
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 9:57


Assis sur une traverse de la charpente de bois de l’établissement il regardait impassible le spectacle qui s’offrait en contre bas. Levant de temps en temps la queue vers le haut pour se dégourdir le croupion, il se prit soudain d’une irrésistible envie de faire le beau et déploya son envergure tout en se tortillant le cou… lui, c’était… Coco.

Coco, le perroquet bavard de l’ancien patron qui n’avait jamais délaissé la maison même après sa mort. Coco, un Ara bleu et jaune avec un rien de vert sur le haut du crâne… haut du crane qu’il pouvait, comme à l’instant, se faire hérisser de tous ces poils… pardon de toutes ces plumes tel une brosse.

Soudain, par esprit frondeur, Coco commença à claquer son bec pour un air entrainant que n’aurait pas renié les joueurs de castagnettes madrilène. Se faisant il se tortilla le cou de ces souples vertèbres et levant une fois de plus la queue, s’abandonna d’une blanche et coulantes fientes sur le visage du malheureux placé dessous, le capitaine de la garde…

Il répéta alors d’un air joyeux et moqueur les mots sortis de la bouche même de sa cible…
sac-à-crrrrrrrrrrrrottins… sac-à-crrrrrrrrrrrrottins… sac-à-crrrrrrrrrrrrottins…





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Anatole Fronsignac
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 11:01

Au moment même où La Buse projetait sa chaise sur les soldats, Anatole profita de cet instant de confusion pour saisir un des poulets encore fumants qui se trouvait devant lui et le lança au visage du garde le plus proche.

Puis, sautant sur la table son mousquet à la main, il pressa la détente en direction d'un autre mais aucun coup de feu ne se fit entendre. Encore un lot de poudre frelatée, la chose devenait de plus en plus courante dans les caraïbes...

Il allait saisir son sabre mais il fut obligé de sauter pour éviter la lame de l'homme sur qui il avait tenté de tirer, il finit son plongeon en s'étalant de tout son long près du foyer où grillaient d'autres poulets.

Le soldat se ruant sur lui, il eut tout juste le temps de se relever et de saisir la broche pour parer l'épée. Scène incongrue que de voir un soldat royal en arme se battre avec un homme utilisant une pique montée de trois volailles. Malgré l'inconfort de sa situation, Anatole réussissait à le contenir grâce à l'avantage de distance que lui conférait son arme de circonstance.

Pendant ce temps-là, Gigi et les deux catins se réfugièrent derrière le comptoir en poussant des cris stridents. Dès qu'elles furent à l'abri, la grosse tenancière lança une gifle si forte au visage de la délatrice qu'on l'entendit résonner malgré la cacophonie qui régnait maintenant dans l'auberge.

Le capitaine n'était pas encore rentré dans la danse. Il ne voyait plus rien, ses yeux ayant été touchés par la fiente de Coco. Il eut tôt fait de s'essuyer le visage avec son revers de manche et dégaina aussi son épée. Il ne fit ensuite que l'agiter maladroitement, il avait du mal à distinguer ce qui se trouvait devant lui, sa vision étant toujours troublée.

En quelques instants, l'endroit tranquille s'était transformé en une zone de combat féroce.


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de castillon
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 11:09

voyant son ami anatole entrer dans le combat,

de castillon se leva en tirant son sabre.

il estoqua le garde le plus proche en visant l'entre jambes pour éviter la cuirasse.

le garde tomba raide mort.

de castillon regarda alors anatole.

tayau l'ami !
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Bertrick
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 13:48

D'une violente bourrade de l'épaule, Bertrick projeta l'officier au milieu de la salle tout en dégainant son épée. Il ramassa sur le plancher le sabre de l'homme qui maniait si adroitement son arme improvisée.

- Hé l'ami ! Attrape !

Il lança l'arme que son propriétaire parvint à saisir à la volée.

- Pose cette broche morbleu, tu vas gâter et souiller mon dîner !

Bertrick, pistolet d' une main et rapière dans l'autre, se rua dans la mélée.
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Hugues de Nozeroy
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 14:37

La buse ferraillait ferme avec le soldat quand tout d’un coup, il glissa sur une flaque de graisse qui avait été généreusement rependu sur le sol par les poulets embrochés.

Mordiable …. Hurla-t-il en se rependant lourdement sur le sol, et dans le mouvement il laissa échapper sa rapière.

Le soldat profita de cette glissade pour essayer d’embrocher La Buse, qui chercha dans la précipitation quelque chose pour esquiver et trouva …. La broche.

Il para donc le coup et lança son arme improvisée dans les jambes de l’archer, et fila a 4 pattes en passant sous la table chercher sa rapière, qui dans l'action avait glissée de l’autre côté de la pièce, avec à ses trousses le soldat qui essayait désespérément de le trucider.
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Anatole Fronsignac
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 16:11

Ayant saisi son sabre au vol d'une main tout en jetant la broche de l'autre, une lutte d'épéistes de haute volée s'engagea. Il faut dire que les soldats du roy étaient très bien entraînés. Malgré tout, Anatole reprenait l'avantage. Non pas qu'il surpassait en talent son adversaire, mais il y mettait la fureur et l'enthousiasme qui caractérisaient les hommes avides de sang et de combat, ingrédients essentiels que ne possédaient pas son opposant.

Visiblement ses compagnons improvisés y mettaient la même hargne et le choc des lames faisait grand bruit dans l'établissement.

Sautant, rugissant et faisant tournoyer son sabre, il forçait son adversaire à reculer. Sans s'apercevoir de sa situation, celui-ci se rapprochait du foyer de l'auberge. C'est alors qu'il trébucha et tomba sur l'arrière, le postérieur directement dans les flammes...

La redingote de son uniforme de feutre prit feu immédiatement et le soldat se releva en poussant un grand cri. Il délaissa totalement son vis-à-vis et se mit à courir autour de la pièce en poussant des hurlements tout en se tapant frénétiquement l'arrière-train.

Anatole ne pût s'empêcher de s'esclaffer à la vue de cet escogriffe courant en rond comme si le diable lui-même était à ses trousses. Ce dernier finit par se rouler au sol afin de se libérer des flammes, malheureusement il termina son numéro au pied des rideaux de l'auberge, l'étoffe de mauvaise qualité s'enflamma dans l'instant.

Reprenons! lança Anatole au garde encore fumant. La distraction est fort plaisante!

Le capitaine, maintenant à quatre pattes, récupérait ses moyens et se releva, son épée en main, il se lançait maintenant au-devant de Bertrick qui avait eu l'audace de le bousculer.

Le combat faisait rage à chaque coin de la pièce, les flammes léchant le rideau atteignaient les poutres de bois et au fil des minutes, c'est toute la pièce qui prenait feu.

Coco, le perroquet qui s'était laissé aller sur le capitaine de la garde, tournoyait à présent frénétiquement au-dessus des belligérants en poussant des caquètements tandis qu'une fumée dense envahissait la pièce et que le bruit des lames s'entrechoquant ne faisait que s'intensifier...
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Erwan
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 18:32

Notre bon Coco trouvait toute cette agitation fort plaisante et se dandinait de droite à gauche sur ces courtes pattes perché sur la charpente. Il commentait l’action en contre bas tel le héraut des joutes médiévales…

La à droite un homme tomba lourdement
j’ai glisséééé chef… j’ai glissééééé chefrépéta Coco en faisant du hula hoop avec ces vertèbres cervicales.

Au même moment, le feu commença à grignoter le perchoir de Coco qui fila derechef rejoindre son capitaine de la garde mis à quatre pattes le derrière au vent et c’est sur ces fesses dodues que Coco s’agrippa fort difficilement il faut bien le dire car l’animal… le capitaine, pas Coco… n’eut point l’air d’apprécier les coups de griffes acérées de Coco dans son noble séant… Et Coco, à regrets du quitter précipitamment son nouvel ami bien trop bruyant à son gouts…

Ne pouvant plus se poser sur sa charpente, Coco du se résoudre à tournoyer autour de la scène de bataille en criant à qui voulait l’entendre
ça sent l’rrrrrrrrrroussi… ça sent l’rrrrrrrroussi… ça sent l’rrrrrrrroussi…
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Bertrick
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Mer 4 Avr 2012 - 19:32

La tenancière et les deux ribaudes poussaient des cris d’orfraies et hurlaient des « Au feu » stridents.
Bertrick, dans l’épaisse fumée continuait à ferrailler.
Suant, toussant, pleurant, il frappait de taille et d’estoc sur un ennemi devenu invisible.
- on va finir par s'étriper entre nous ! Pensa t-il.
Sur les tables bousculées, renversées, les boujarons et flacons de rhum avaient répandu leurs contenus et des flammes bleues d’alcool enflammé commençaient à courir sur le plancher.
Il se retrouva contre la rampe d’un escalier qui menait à l’étage et qu’il avait remarqué en entrant.
Justement, un homme le dévalait, jambes et pieds nus sous sa liquette, ses vêtements sous le bras. Il disparu dans l’épaisse fumée. Il était suivi d’une grosse femme dépoitraillée tenant un pot de chambre. Affolée par l’ampleur du brasier elle jeta le contenu sur Bertrick.
- Pouah !
Détournant la tête pour tenter de parer en vain le contenu du pot de chambre, Bertrick devina une fenêtre toute proche.. Il baissa la tête, se protégea le visage de l’avant bras et se jeta à travers l’ouverture.
Il atterrit en roulade dans la fange de l’arrière cour au milieu d’une portée de cochons noirs qui braillait en tentant de franchir la palissade de leur enclos.
Il se releva revint à la fenêtre.
- Par ici ! Holà ! Par ici ! Sortez de là avant que des renforts n'arrivent ! Hurla t-il de sa voix de capitaine en plein ouragan.
Et vite pensa t-il Plusieurs meurtres de soldat dont un officier plus un incendie, c’est la corde assurée ... si vous ne finissez pas grillés.

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de castillon
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Jeu 5 Avr 2012 - 9:46

de castillon n'hésita pas un instant pour répondre à l'appel de Bertrick.
il enjamba la fenêtre et le rejoignit au milieu des cochons.

y'a une sortie à cette arrière cour ? cria-t-il à Bertrick
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Bertrick
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Jeu 5 Avr 2012 - 10:16

- Morbleu ! Il a raison ...
Bertrick se retourna. Le rougeoiement du brasier permettait de voir la cour dans son intégralité.
Une palissade séparait la cour d'un potager. Au delà une haie et d'autres jardinets.
- Oui ! Nous pourrons nous échapper par les jardins et éviter la foule et les soldats.
- Par ici le monde ! Vite ! Hurla à nouveau Bertrick par l'embrasure de la fenêtre.
Il ouvrit l'enclos et les cochons s'enfuirent ... par les jardins justement.
- Vois, ils nous montrent le chemin de la liberté. dit-il à de Castillon.
- Il suffira de ne pas les suivre jusqu'au tourne-broche final. Ha ha ha !

Ce fut l'officier qui se présenta le suivant et enjamba la fenêtre.
Bertrick sortit son pistolet et lui tira en pleine poitrine. Il l'attrappa par le col de sa tunique comme il s'affaissait et le projeta dans la soue des cochons.
- Là est votre juste place ... Capitaine !
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Hugues de Nozeroy
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Jeu 5 Avr 2012 - 11:00

Le feu déclenché accidentellement fit bien les affaires de La buse car le rufian qui était à ses trousses, ayant pris peur du brasier couru vers la porte afin de sauver sa peau.

En levant la tête La Buse aperçut quelqu’un sauter par une fenêtre, sans réfléchir un instant de plus il se précipita vers cette échappatoire car les flammes commençaient à lui chauffer la couenne.

D’un saut magistral il passa par la fenêtre, mais Il se retrouva assis à califourchon sur une grosse truie, celle-ci n’appréciant pas du tout son cavalier partit en courant en en hurlant en direction des jardins, elle percuta la barrière et La Buse fut éjecté de sa fière monture, se trouvant de nouveau par terre la tête dans la boue.

-Chiabrena … hurla t’il …

En levant la tête il aperçut deux damelots courants à travers le jardin comme s’ils avaient le diable au trousse, sans chercher à comprendre un instant de plus, il leur emboita le pas en boitant fortement car la truie en partant lui avait assené un bon coup de patte dans la jambe …..
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Anatole Fronsignac
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Jeu 5 Avr 2012 - 11:43

Cette fois on y voyait plus rien à l'intérieur, et la chaleur devenait insupportable. A travers la fumée une petite ouverture donnant sur l'extérieur était encore visible, plusieurs ombres s'y étaient déjà engouffrées.

Anatole jeta un dernier regard autour de lui, il ne distinguait plus aucun adversaire, peut-être étaient-ils encore là, ou peut-être bien morts, ou peut-être l'attendaient-ils à l'extérieur... Tant pis il fallait courir le risque, hors de question de continuer à cuire dans cet enfer.

Il avança à grandes enjambées vers la fenêtre et la franchit d'un bond, se retrouvant dans l'arrière-cour au milieu de cochons paniqués par le feu. A terre gisait le corps du capitaine, mort.

Derrière lui, l'auberge était déchirée par les flammes et l'incendie commençait à se propager aux bâtiments adjacents.

Sans plus attendre il se jeta à la suite des autres fuyards, mieux valait ne pas traîner dans le coin.

Tout en courant il porta ses mains vers ses effets, le sabre, la bourse, la carte, tout était là... Puis il laissa échapper un juron.

Sacrebleu! Mon mousquet!

L'arme était resté au sol dans la taverne, un magnifique objet à la crosse en ivoire sculptée commandé au meilleur armurier de France et tout juste importé la semaine précédente.

Quelle plaie! pensa-t-il en s'enfuyant...
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Bertrick
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Ven 6 Avr 2012 - 10:37

Bertrick avait fait ce qu’il avait pu pour indiquer aux protagonistes où se trouvait une échappatoire. Il ne pouvait s’éterniser indéfiniment sur les lieux d’autant qu’il ne savait s’il y avait encore des survivants.
Il partit en courant à travers le potager puis se ravisa.
Il avait perdu son chapeau à large bord dès qu’il s’était joint à l’échauffourée après le meurtre du premier archer. Il revint sur ses pas. Devant la fenêtre se trouvait le tricorne de l’officier qui était tombé quand Bertrick avait saisit ce dernier pour le projeter dans la soue. Il prit le galurin, arracha la frange de fils d’or qui l’entourait et posa le tricorne sur sa tête.

- Il me va à la perfection. Merci Capitaine ! Vous n’en avez plus besoin et le maître tailleur de la garnison se fera un plaisir d’en fournir un neuf à votre successeur.

C’est le moment que choisit le perroquet pour se poser sur son épaule.

- Salut le bavard ! Tu fais un bout de chemin avec moi ? J'espère que tu as le pied marin car nous sortons en mer au petit matin.

Bertrick partit en courant, sautant par dessus les haies de jardin en jardin.
Il rejoignit bientôt les quais de pilotis où était amarré son navire.
La sentinelle à la coupée, suspicieuse à l’approche de cet inconnu, pointa son mousquet. L’homme reconnu son capitaine.

- Oh, c’est vous ! Bonsoir capitaine.

Le matelot de faction prit un air détaché, fit mine de ne pas voir les vêtements maculés de fange séchée aux pans partiellement brûlés, les mains de son capitaine tachées de suie ainsi que son visage où les larmes dues à la fumée avaient dessinées des sillons . Un perroquet juché sur l’épaule ? …. Et l’odeur …

- Ben, ma parole, le Cap’taine à culbuté une fermière dans sa porcherie ! Pensa-t-il.

Bertrick ne répondit pas et se hâta de rejoindre le gaillard arrière où il s’engouffra par le panneau d’écoutille, dévala l’escalier et entra dans sa cabine.
Il n’avait pas croisé son chef de quart mais il savait que sous peu tout l’équipage serait au courant.

- Le capitaine est rentré cette nuit ivre comme un irlandais. Couvert de vomissure qu’il était ! Et il puait compagnon, il puait j’te dis qu’ça. etc.… etc. …



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Bertrick
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Ven 6 Avr 2012 - 13:33

Au petit matin, après une couple d’heures de sommeil, le capitaine apparu sur le gaillard, lavé, rasé de frais et portant des vêtements propres.
L’homme de barre, les gabiers d’artimon et tout ceux qui vaquaient à l’arrière se lançaient des œillades où des sourires de connivence.

Les amarres furent larguées, les voiles déployées.
Le navire défila sous les murailles des défenses portuaires, franchit la passe et atteignit la pleine mer. Le navire s’établit sur son cap : Nord Ouest.
Bertrick invita son second et le maître d’équipage à partager son copieux petit déjeuner. Il englouti une énorme omelette sans presque dire un mot – il n’avait et pour cause pu dîner la veille - il compta par le menu son équipée de la soirée à ses deux invités. Ceux-ci s’esclaffèrent à gueule déployée.

- C’est moi qui étais chef de quart » lui révéla Biscaye le second après qu’il eut pu reprendre quelque contenance.Vous êtes monté à bord pendant que j’étais dans l’entrepont pour réveiller les hommes » poursuivit –il.

- Je voulais au moins faire doubler les sentinelles, mettre un peloton en alerte prêt à repousser un assaut. L’incendie, le tohu-bohu en ville, l’église qui sonnait le tocsin, tout ce charivari faisait penser à une révolte d’esclaves voire à une attaque de la colonie. Quoique pour cette dernière hypothèse, nous n’avions entendu qu’un seul coup de feu. Le planton à la coupée m’a informé de votre retour … Et dans quelle état vous a t-il décrit ! Il explosa derechef dans un éclat de rire tonitruant reprit en écho par son comparse.

- Présentez nous donc votre compagnon de virée capitaine » demanda le maître d’équipage en désignant du menton le volatile perché sur l’épaule gauche de Bertrick.

- Je crois avoir entendu qu’on l’appelait ….. où peut-être est-ce lui-même ?
Bref c’est Coco !
A propos, n’oubliez pas de l’inscrire sur le rôle d’équipage comme gabier léger. Ha ha ha ha !!!


- Quoi ? Et il aurait droit à une part de prise ? » s’étrangla le maître d’équipage.

- Ne vous plaignez pas. J’aurai pu vous demander, que dis-je exiger de l’inscrire comme officier surnuméraire à quatre parts ! Après tout, ne logera-t-il pas dans la grande cabine du gaillard arrière ? » répondit Bertrick hilare.

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Bertrick
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Ven 6 Avr 2012 - 15:24

Les trois hommes éclatèrent de rire. Ils prirent leurs boujarons de rhum, trinquèrent et commencèrent à boire quand …

- Rhhaaaa ! Coco 4 parts de prise ! 4 parts de prise !

Bertrick projeta sur son vis à vis, le maître d’équipage, le rhum qu’il avait en bouche. Quand au second, il se pencha en arrière et bascula avec sa chaise.
Il fallu un long moment avant que les convives puissent se reprendre.

- J’avais un moment craint que l’incendie ne lui ait définitivement coupé le sifflet » coassa Bertrick en pleurant de rire.



PS : T’as vu Erwan, je t’ai piqué ton perroquet .
C’est un pillage, est ce que ça va augmenter mon XP ? Very Happy Very Happy Very Happy
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Giorès le rouquin
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MessageSujet: Re: Au Cheval Saoul   Lun 9 Avr 2012 - 7:42

Les renforts accouraient, descendant en toute hâte les étroites ruelles de la ville, au moins cent cinquante gaillards bien entrainés et bien armés
Tout à coup, une formidable explosion fit voler un éclat les boiseries de la façade de la taverne. Des morceaux de planche tournoyaient en tout sens
Les soldats des premières lignes furent projetés en arrière comme des pantins désarticulés
Une carriole pleine de courges fut soulevée de plusieurs mètres pour retomber sur l'étal d'un marchand de vin, les barriques éventrées déversèrent un torrent de pinard et de rhum dans le caniveau central qui d'ordinaire recueillait un nectar moins divin. Les énormes courges suivaient le même chemin, roulant en zig zag. Puis ce fut le silence et la fumée.
Giorès souriait. Sans même entrer au cheval saoul et vu la qualité de la clientèle aperçu par la lucarne, il avait compris que ça allait très rapidement tourner au vinaigre, et comme son ami Anatole faisait partie de ces scélérats, il fallait agir. Il était retourné dare dare au bateau et avait rapporté avec tout son équipage plusieurs barils de poudre. Il n'y avait plus qu'à allumer la mèche au moment opportun
Sans attendre, il choisit de faire comme les autres, s'enfuir par derrière en évitant les cochons


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