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 Seul Maître après Dieu

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Antoine Lepic PNJ
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MessageSujet: Seul Maître après Dieu   Jeu 21 Mar 2013 - 8:08

Je me nomme Lepic. Antoine Lepic, Sieur des Rouchais.
J’ai quitté le Royaume de France & ma Province natale de l’Aunis pour me rendre dans les isles du Nouveau Monde, où dit-on parmi les gens bien né, il est possible de faire fortune de moult manières.

J’arrive donc à Martinique pour m’y établir capitaine au commerce.
Ce qu’il y a d’appréciable dans l’état de Capitaine, c’est qu’il n’est point besoin d’y avoir de connaissance. On y est « Seul Maître après Dieu » ! Il suffit de donner des ordres .... A la maistrance le soin de les faire exécuter.
Quoique, j'ai acquis quelques connaissances ! N'ai-je point navigué plus de deux mois dans la promiscuité de la cabine des passagers de marque du "Gros Jean" pour me rendre dans cette isle ?

Je pourrai ainsi à loisir écrire sur les us et coutumes des gens de mer ainsi que des autochtones, qu’ils fussent indien, africain où même natif de ces isles mais originaire de notre continent. Je me targue en effet de verser quelque peu dans la philosophie naturelle.
Nul doute qu’un tel ouvrage trouvera éditeur et que j’en tirerai notoriété dans les salons de la bonne société & grands profits.
En outre, je pourrai m’adonner à mes autres passions, la musique – je joue un peu de la flûte allemande – et la lecture – je suis à même de pouvoir lire les œuvres grecques « dans le texte ».


Dernière édition par Antoine Lepic PNJ le Sam 23 Mar 2013 - 17:57, édité 1 fois
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Antoine Lepic PNJ
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Ven 22 Mar 2013 - 10:27

Dans l’attente de pouvoir négocier quelques unes de mes lettres de change, je n’ai pas résisté à l’envie d’être au plus tôt « Maître après Dieu ». Aussi ais-je affrété & armé, avec ce dont je disposai, une grande chaloupe semi-pontée, l’Arianne.

Un bien petit navire où je me trouve fort à l’étroit car la « grand chambre » comme on appelle la cabine dévolue au capitaine, n’a de grand que le nom !

J’ai recruté un Maître d’équipage – dont les lettres de recommandation m’ont paru de bon aloi – qui nous a trouvé une cinquantaine de marins. Au vrai, un peu moins car j’embarque avec mon cuisinier et un valet.
Il ferait beau voir que je ne puisse disposer de moins, sous le fallacieux prétexte que la vie « à la mer » soit une vie toute faîte de rudesse.

Quoique, la rudesse, j’y sois habitué. N’ai-je point été Officier du Roy !
Mon père m’avait acheté un Brevet de Lieutenant. J’ai servi deux années durant comme Aide de camp auprès du Gouverneur militaire de la Maison Royale. J’ai été mis en disponibilité ... à ma demande il va de soi !
Je ne supportais point cette hiérarchie qui veut qu’ il y ait toujours au dessus de soi un personnage d'importance pour vous donner des ordres.
C’est de là que m’ait venu l’idée de devenir marin et d’être enfin « Seul Maître après Dieu » !
Comme j’aime cette maxime ! Elle me sciée à ravir !


Dernière édition par Antoine Lepic PNJ le Sam 23 Mar 2013 - 17:55, édité 1 fois
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Antoine Lepic PNJ
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Sam 23 Mar 2013 - 17:55

J’ai négocié du fret auprès des marchands de la ville, à savoir quarante tonneaux de vin d’Espagne & vingt quatre de bois de charpente. Le Maître les a fait mettre en cales. Il m’a expliqué que, de la manière de les arrimer dépendait la bonne tenue à la mer du navire et que c’était là, une tâche très importante.
« Le faquin voudrait-il que j’augmente ses gages ?» Ne puis-je m’empêcher de penser.
On dit d’ailleurs « part » et que non point « gage ». J’ai noté ce terme dans mon calepin car les gens de mer disent ainsi.
Il va sans dire que mes « parts » comme Armateur & Capitaine, se cumulent.

Nous avons quitté l’Isle de Martinique avant le jour, cap S.O. par vent frais & mer forte.
Je me suis retiré dans ma cabine car j’ai dû consommer quelque nourriture frelatée. Maudit cuisinier ! Qui tente sans nul doute de me voler en achetant mes réserves personnelles au plus bas prix. Pour sûr, il goûtera du fouet dès que mes entrailles ne seront plus en désordre.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Dim 24 Mar 2013 - 13:31

Le vent d’Est souffle « Grand frais » comme il se dit chez les gens de mer & la mer est forte. Nous sommes entrés dans le port de l’Isle de Guadeloupe et c’est tant mieux car je ne suis pas encore remis de la tentative d’empoisonnement – le mot n’est pas trop fort – de mon cuisinier.
Je me suis instruit auprès du Maître d’équipage des punitions qui avaient cours sur les navires. J’avoue hésiter pour punir mon empoisonneur entre le « chat à neuf queues » et la « cale humide ». Comme ces termes sont amusants ! A croire que les gens de mer sont capables d’esprit.

J’ai vendu, avec peu de bénéfice il est vrai, le bois de charpente. J’ai acheté de l’indigo.
Nous avons appareillé juste avant la nuit. Nous subissons un « Coup de vent » d’Est et la mer est très forte.
Le Maître d’équipage m’a laissé entendre que mon dérèglement n’était peut-être pas le fait d’un empoisonnement mais plutôt dû au mal de mer. Lequel affecte, m’a t-il précisé, même les marins d’expérience après un temps assez long à terre où parce que la mer est très mauvaise, ce qui était le cas lors de ce voyage. Or donc, si je punissais le cuisinier qui n’a sans doute rien tenté contre ma personne, l’équipage pouvait fort mal le prendre et certains vouloir fomenter une mutinerie.

L’insolent ! Voudrait-il me faire accroire que je puis être affecté des maux du vulgaire !

Cependant, l’éventualité d’une mutinerie, bien qu’improbable, m’incite à quelques précautions. J’aurai à présent toujours un petit pistolet chargé sur moi et un autre sous le paillis de mon châlit.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Lun 25 Mar 2013 - 14:37

Je notais sur mon calepin, assez fier du "langage nautique" que je parvenais à employer à présent.

"Fort coup de vent mer grosse. Nous sommes, comme on dit, « à la cape ». Très peu de toile, juste de quoi empêcher Arianne de se mettre « travers à la lame » ce qui nous ferait chavirer.
Une ligne de vie a été tendu de l’avant à l’arrière pour que les hommes puissent se déplacer en sécurité. Les capots d’écoutille sont fermés et des prélarts ont été cloués sur les clair-voies.
Pour ma part, je me confine dans la grand chambre. Aucun repas chaud n’est possible par ce temps, les fourneaux sont noyés. Je ne pourrais de toute manière rien ingurgiter tant le navire est secoué en tout sens.
J’ai découvert que le vin de Porto permettait d’atténuer les spasmes des nausées qui me secouent. J’en bois donc à satiété".
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Mar 26 Mar 2013 - 10:55

Malgré le vent qui souffle maintenant en tempête & une mer très grosse, une chaloupe canonnière est sortie du port Anglais proche et s’est approchée de nous. Je me suis rendu sur la dunette pour l’observer.
C’est un Batave, un corsaire certainement. Il manœuvre pour venir à portée.

- Aurait-il l’intention d’attaquer par une telle mer ? » demandais-je au maître d’équipage.
- Il semblerait Monsieur. Mieux vaudrait distribuer les armes et dégager les canons.
- Soit ! Faîtes ainsi.
- Je dirigerais le feu du canon …. Bâbord ? Puisque c’est de ce côté qu’il semble vouloir nous attaquer.
- Tribord Monsieur ! Quand on regarde vers l’avant du navire, à votre droite c’est tribord !
- Soit ! Le canon tribord donc. J’avoue avoir toujours éprouvé un attrait pour l’artillerie. Je vais d'ailleurs baptiser ce canon "Héphaïstos" ! C'est le dieu grec du feu, des forges et des volcans. Ce nom conviendra tout à fait.


Le navire hollandais parvint à portée. Il ouvrit le feu. La mitraille faucha deux de nos hommes.

Mes entrailles semblent se remettre – le vin de Porto sans doute – et cet intermède de l’attaque me fait oublier les troubles qui subsistes.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Mer 27 Mar 2013 - 11:01

Le hollandais fit feu à nouveau lors que notre pièce de 4 livres ne fut point encore prête.

- Feu !

Raté ! Avec une telle mer, pointer est loin d’être aisé. La pièce a aussi besoin de chauffer.

Les servants s’activèrent. Tirer sur les palans pour amener la pièce en arrière ; écouvillonner pour refroidir le fût et y ôter les résidus de poudre ; enfoncer la gargousse de poudre puis la bourre ; écouvillonner pour enfoncer la charge ; engager la boite à mitraille ; agir sur les palans pour remettre la pièce en batterie ; vider la poire à poudre dans la lumière.
Ne reste qu’à viser dans le prolongement du tube et d’indiquer au servants s’ils doivent enfoncer d’avantage où sortir un peu les coins de hausse. Attendre le sommet de la houle … .

- Feu !

Appliquer le boute-feux sur la lumière.
Jappement suraigu, fumée acre, éclair fulgurant, recul brutal du canon, odeur de la poudre.

- Bravo Monsieur ! Nous les avons touché. J’ai vu quelques hommes tomber près du mât de misaine.
- Rechargez ! Vivement !


Le tir suivant toucha, couchant encore du monde sur le pont batave.
L’action du vent et de la mer nous écarta du Hollandais. J’ordonnais de charger la pièce avec des boulets ramés. Je pointais sur son mât de beaupré.

- « Le maître m’a dit ce matin que le peu de voile que nous gardions était indispensable pour maintenir correctement le navire. Par déduction, si je parviens à offenser son gréement, le batave pourrait se trouver en perdition » pensais-je en visant.

Manqué à nouveau !
Les deux boulets ramés suivants offensèrent le gréement …. Mais rien de fatal.
Le hollandais, face à notre détermination, prit le parti de s’éloigner.
Il me semble qu’à présent, l’équipage me regarde quelque peu différemment.

- « Nul doute que je les aient impressionné » me dis-je.

Le capitaine hollandais, malgré le temps épouvantable qui éprouvait d’avantage encore son navire, fit route pour s’abriter dans le port Anglais tout proche.

Nos canons furent placés « à la serre », les « bragues » doublées.
De retour dans la grand chambre, je bus un flacon de Porto et dévorais avec grand appétit un salmigondis et du pâté.

- Le vin de Porto, l’odeur de la poudre et l’ivresse de la bataille sont donc la panacée à mes maux !

Sur ces pensées, je m’allongeais et ne tardais pas à m’endormir du sommeil du Juste malgré les bruits énormes et les mouvements furieux du navire.
Je rêvais avoir rejoins le panthéon grec auprès de Arès le dieu de la guerre.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Jeu 28 Mar 2013 - 11:24

La tempête s’épuise. Le vent est encore violent & la houle très forte mais nous avons établi nos basses voiles et nous avons mis le cap sur la colonie française de Sainte Croix. Nous y avons accosté en fin de journée.
J’avoue ne pas être mécontent de ne plus avoir un plancher mouvant sous les pieds.

J’ai rendu une visite par courtoisie à son Excellence le Gouverneur. Il a eu l’amabilité de me convier au concert de musique de chambre qu’organisait le soir même son épouse au palais. Un quintet Suédois, de passage dans la colonie, doit interpréter quelques morceaux choisis. Elle même chantera ensuite. Un souper suivra auquel je suis invité aussi. Outre ma personne, seront présents l’Intendant local de la Compagnie de Saint Christophe, l’Officier commandant la place et quelques autres Officiers et notables de la colonie.


J’ai pu, entre potage et dessert, narrer notre combat contre le corsaire hollandais. Son Excellence a semblé fort impressionné et m’a chaudement congratulé pour mes qualités guerrières.
Parmi les quelques autres convives, le Commandant la Compagnie Franche de la Marine, mon vis à vis à table, ne semble pas de cet avis et me parait même se gausser – un jaloux à n’en point douter !

- Il est vrai Capitaine qu’ici vous ne devez que peu souvent entendre le son du canon. » ne puis-je m’empêcher de lui lancer.
Un jeune Lieutenant de la Marine Royale – j’ai oublié sa fonction – placé en bout de table abonda dans mon sens.

- Il est vrai que, hormis les marins qui doivent en découdre sans cesse contre les pirates et les ennemis de notre Roy, vous autres fantassins n’avez que peu à faire si ce n’est faire des marches et contre-marches pour vous entraîner. Et que dire des artilleurs qui n’ont pour occupation que répondre au salut quand un navire du Roy entre en rade.
Le Gouverneur nous coupa d’un geste. Il ne souhaitait pas que la discussion perdure et peut-être s’envenime. Il nous invita à passer au salon pour le café, les alcools et les cigares.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Sam 30 Mar 2013 - 17:45

Une pluie diluvienne transforme ruelles & chemins en cloaque. J’arrivais sur le quai, tout dégoulinant, mes bas de soie crottés jusqu’aux chausses. La planche de coupée de l’Arianne était glissante. Je perdis pied mais parvins en moulinant des bras à ne pas choir dans le port.
J’en fus quitte pour la perte de de mon chapeau et de ma superbe.
Me découvrant dans le halo de sa lanterne sourde, trempé, crotté et les cheveux dégoulinant collés sur le visage, l’homme de quart ne me reconnu pas – où plutôt, feint de ne point me reconnaître.

- Holà maraud ! Que viens-tu tenter de voler à bord ? Files avant qu’on ne te fasses goûter du fouet et jeter à fond de cale avec les fers !
- Imbécile ! C’est moi ! Le Capitaine !
- Ho ! Pardon Monsieur. Avec cette pluie et dans le noir, je ne vous ais pas reconnu. » Répondit-il - en gloussant, j’en suis certain.
- Tu oses menacer ton capitaine ? C’est toi qui va goûter au fouet !


Nous avons appareillé au matin avec une mer grosse et un coup de vent d’Est. Cap au Sud. Dans la nuit qui suivit, le vent passa à frais et la mer agitée.
Au petit jour, la vigie s’égosilla :

- Voile en vue !

J’abandonnais l’œuf coque que je dégustais, rejetais ma serviette et montais sur le gaillard.
A peine sorti, je vis le navire. Tout proche !

- Maudite vigie qui devait dormir pour ne l’avoir vu plus tôt.

C’était un senau armé. Il arborait un pavillon noir !
Trop tard ! Il était à portée, il ouvrit le feu.
La gerbe de mitraille de ses huit pièces bâbord balaya notre pont, fauchant six hommes.

- Armez le canon ! .... Baissez vous il va ouvrir le feu à nouveau !

Les hommes obéirent mais tous ne furent pas assez rapides! Quatre furent fauchés par la seconde bordée du senau.
Notre canon tribord était prêt, chargé avec des boulets ramés.

- Feu !

J’observais le gaillard ennemi. La distance est très courte, à peine un quart d’encablure.

- Palsambleu ! J’en jurerai, c’est une femme qui commande ces pirates !

Nous avons fait feu à six reprises entre les manœuvres d’esquive pour éviter une autre bordée. Toujours avec des chaînes où des boulets ramés dans l’espoir d’offenser assez son gréement pour pouvoir fuir.
Deux seulement l’ont touché. Mais quand je dis bordée, ça n’est qu’un seul canon de 4 livres et les dégâts sont à proportion.

Nous avons cependant réussi à éviter d’autres bordées de la donzelle. Combien de temps ?

Un autre navire est en vue au Nord. Une chaloupe canonnière hollandaise ! Les Bataves ne nous viendront donc pas en aide, nous sommes en guerre avec eux. Leur apparition peut cependant inciter la femme pirate à renoncer à nous prendre pour le risque qu’elle coure à se retrouver proie à son tour.

- C'est peut-être notre chance" pensais-je.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Mar 2 Avr 2013 - 16:08

De faite, les pirates abandonnèrent. Leur senau fit cap au Nord mais ….. C’est la chaloupe hollandaise qui nous approcha avec l’intention évidente de nous attaquer.
Le jeune lieutenant, lors de la Réception chez le gouverneur de Saint Croix avait bien raison en affirmant : "Si à terre, les soldats s’ennuient, sur mer, le danger est permanent".

La chaloupe hollandaise vint à portée de tir et nous envoya quatre bordées qui tuèrent beaucoup de monde.
La Salamandre, ainsi se nommait le navire hollandais, tenta à plusieurs reprises de s’approcher assez pour lancer ses grappins, le maître d’équipage réussit chaque fois à manœuvrer pour les en empêcher. Nous reçûmes encore quatre bordées. Nous n'étions plus que quatorze hommes valides à bord.
Cette fois, les bataves parvinrent à leur fin, ils lancèrent leurs grappins.

Conscient que si les Hollandais prenaient pied sur le pont, s’en était fini, je tranchais de mon épée la drisse d’un des grappins.

- Coupez ces maudits grappins ! Vivement ! Où c’est notre fin !

Les hommes m’imitèrent aussitôt. Le maître put ensuite éloigner la frégate.

La Martinique était toute proche et l’Arianne parvint à s'y traîner avant que la Salamandre ne revienne au contact.

Sauvé ! Mais de justesse. Les hommes, où ce qu’il en restait, étaient épuisés mais heureux d’être encore sauf.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Ven 5 Avr 2013 - 12:50

A peine Arianne fut elle rangée le long du quai, je quittais le bord. Je me dirigeais vers les bureaux de l’agent de change. J’en sortis peu après, le cœur léger. J’étais maintenant nanti.
Je m’en fus ensuite rendre une visite de courtoisie au Chevalier de la Jaudonnière, Gouverneur de l’isle. Il me reçu sans façon et je dus, devant sa grande insistance, lui narrer, devant une tasse de café, mes deux combats, contre les Pirates puis contre les Hollandais.

- Vraiment cher Capitaine Lepic, vous m’impressionnez ! Si j’en avais le pouvoir, croyez bien que je vous offrirai un brevet de Lieutenant dans la Marine de Sa Majesté. » m’a t-il confié avec beaucoup de sincérité.
- En toute modestie Excellence, avec dix canons à bord, pirates et hollandais eussent été à ma merci et obligé de mettre pavillon bas.
- J’en suis tout à fait convaincu Capitaine Lepic.

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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Sam 6 Avr 2013 - 9:19

En quittant l’Isle de Martinique cap au Nord-Ouest, nous avons donné en plein dans ce qu’on pourrait appeler une escadre pirate.

Ce fut d’abord une frégate qui nous a approché et a ouvert le feu tirant dans notre gréement. Nous avons riposté de deux bordées puis sommes parvenus à nous éloigner.
Un grand chebec et une seconde frégate se tenaient à proximité, je compris que j’allais perdre ma précieuse cargaison de bijoux et de lingots d’argent ainsi que mon navire.
Tous étaient peint en noir comme les 4 de l'Apocalypse dont faisait état une vague rumeur lancée à Saint Thomas il y a peu.

C’est en fin de compte un chebec qui nous aborda. Nous étions alors à quatre lieues dans le Sud Sud-Est de Saint Christophe. J’ai réussi à m’échapper en canot, seul survivant.

Il m’a semblé que notre abordeur que commandait une femme – la même déjà rencontrée quand je naviguais sur l’Arianne – ne faisait pas partie du groupe de pirate mais qu’elle avait surgit pour lui souffler la proie – moi en l’occurrence. Son chebec n'était d'ailleurs pas tout de noir peint.
Pendant le combat de l'abordage, l'un de ses hommes l'a nommée Capitaine Poudre !
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Lun 3 Juin 2013 - 15:53

J'ai, il y a quelques semaines maintenant, pris le commandement d'une flûte légère. Je l'ai baptisé Charlemagne.
Nous avons réussi quelques voyages du Nord au Sud des îles du vent sans fortunes de mer.

Sainte Croix.

- Chargé 50 caisses de lingots d’argent, des armes blanches du tabac du sel et des lingots de fer.
- Quitté Sainte Croix cap E. par petite brise et mer belle.
- Cap E. par légère brise d’Est et mer à peine ridée.
- Relâché dans la colonie anglaise de Antigua.
- Vendu chargement de sel, de tabac et de lingot de fer. Nous n’avons pas vendu les armes blanches ni nos lingots d’argent.
- Acheté cinquante caisses de lingots d’argent – de l'ivoire des Indes orientales– des fourrures précieuses.
- Appareillage. Cap S.E. petite brise de Sud Est, mer belle.
- Viré cap Sud à la latitude de Guadeloupe.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Ven 14 Juin 2013 - 13:02

Charlemagne courait vent arrière par petite brise de S.E. & mer belle.
La flûte avait remonté ses câbles & mis sous voile la veille. Le capitaine Lepic avait négocié une précieuse cargaison auprès des négociants de San Tomas. Des bijoux, cachés parmi un chargement de  poissons et quelques bouches à feu.
Il choisit de prendre la route passant au Sud de l’île de la Trinité. Une frégate marchande était en vue par l’avant et il était inutile d’attirer l’attention avec deux navires de commerce suivant le même cap. Il fit carguer les perroquets pour doubler le Cap Icacos. Quand les dangereuses falaises eurent défilé sur tribord, le Golfe des Parias s'ouvrit.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Dim 16 Juin 2013 - 16:03

Vent calme, mer calme. Nous sortons du Golfe de Paria. L’Isle de Tobago est en vue à l’horizon par tribord avant. Aucune voile visible. Nous allons virer avant la nuit & devrons louvoyer sous voiles d’étai, focs et brigantine pour remonter le lit du vent.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Jeu 20 Juin 2013 - 10:12

Nous sommes entrés dans le port de cette île Anglaise en fin de journée.
J'ai pu négocier la vente d'une partie de ma cargaison et ai acheté d'autres marchandises. La flûte est chargée jusqu'au pont mais le fret est de valeur moindre.

Je suis monté dans les hauts de l'île avec ma longue vue pour observer au large. Aucun navire n'est visible, la mer est vide et c'est de bon augure pour le début de notre prochain voyage.

J'ai fait déhaler dans la darse pour pouvoir mettre sous voile au plus tôt et profiter de cette mer calme et de cette brise légère qui ne devrait plus nous contraindre à l'allure "Au près serré" sur le cap que je souhaite suivre.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Mar 9 Juil 2013 - 10:13

Les hommes vaquaient à leurs occupations dans le calme et la bonne humeur. Ils avaient mis à profit cette mer belle pour laver à l’eau douce – elle ne manquait pas à bord après les pluies diluviennes qu’ils avaient eu la sagesse de récupérer dans touts les récipients disponibles - & faire sécher leurs effets.

Après l’ouragan, le capitaine avait fait ouvrir les écoutilles & les sabords pour ventiler la flûte où l’humidité & le confinement gâtaient les marchandises & nuisaient au moral & à la santé de l’équipage.
La tempête avait occasionnée quelques dégâts et quatre hommes étaient passés par dessus bord quand il avait fallu fuir dans le gros temps devant une frégate inconnue.

Le capitaine Lepic fit modifier le cap quand il découvrit sur sa route deux chebecs pirates embusqués à l’Ouest de Isla Saona.
Son intention était de faire escale dans le port Espagnol tout proche mais il lui fallait faire de l’Ouest pour rester hors de leurs vues avant de remonter plein Nord et d’atterrir par l’Ouest. Il ne tenait pas à risquer sa précieuse cargaison.
Les cales de Charlemagne regorgeaient de marchandises. Parmi les 150 tonneaux de bois de charpente, des 156 tonneaux de poudre, de fruits confits, de boulets, des 12 pièces de 6 livres, il y avait 50 tonneaux d’écorce de quinquina mais surtout, 50 sacs de pierres précieuses dissimulés dans une cache aménagée tout exprès dans cette intention par les charpentiers de Trinidad.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Mar 9 Juil 2013 - 16:19

Enfer & damnation !
Les chebecs avaient longé la côte cap à l'Ouest. Quand nous fîmes route au Nord pour nous approcher Santo Domingo par l'Ouest, l'un d'eux sortit de Bahia de Ocoa où il était embusqué.
Nous étions perdus !
Fuir au Sud au vent arrière serait bien inutile, ce type de vaisseau est bien plus rapide que nous et nous étions trop loin du port pour espérer lui échapper, même à la faveur de la nuit qui allait tomber dans une couple d'heures.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Mer 10 Juil 2013 - 14:18

De fait, le chebec approcha sans hâte juste avant l'obscurité. C'était un des vaisseaux des Rhum'anichels. Il aborda la flûte en fin de nuit.

Au petit jour, Antoine Lepic et douze survivants s'éloignèrent à bord d'un canot. La seule consolation du capitaine Lepic, c'est qu'avec de tels navires, les forbans, n'avaient même pas la capacité de piller entièrement les cales de son navire. Avec un peu de chance, ces vauriens n'avaient pas trouvé les sacs de pierres précieuses. Maigre consolation .... Et bien hypothétique.

le second chebec avait rejoint son compère.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Mer 10 Juil 2013 - 17:49

N'ayez crainte,Capitaine de sa Majesté, mes "vauriens" ont le nez fin,même pour la verroterie.
Si vous faites vite, vous pourrez récupérer votre flute sur l'un de nos ports pirates...bien sur,les enchères sont à la valeur de votre navire et vous devrez vous acquitter de son prix de vente  

Mon perroquet et moi même nous vous saluons ...( une barettide en signe de respect).

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Antoine Lepic PNJ
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Ven 12 Juil 2013 - 10:11

Après la perte de la flûte légère Charlemagne Antoine Lepic à bord d’une chaloupe avec les douze rescapés de l’équipage, rejoignit la ville espagnole de Santo Domingo distante d’une demi-douzaine de lieues.
Lepic à peine débarqué fut pressenti pour entrer dans une confrérie marchande, la Coopérative Caribean. Il accepta sans hésitation.
Il prit contact avec le plus gros armateur du port et fit, sur ses propres deniers, l’acquisition d’un senau. Il le baptisa Télémaque en référence au fils d’Ulysse dans l’Odyssée de Homère.

Télémaque ne jaugeait que 150 tonneaux. Huit canons de 4 livres de charge étaient prévus pour sa défense. Antoine Lepic les acheta. Il recruta ensuite les vingt huit hommes qui, avec les douze survivants de Charlemagne constitueraient l’équipage de son nouveau navire.

Après l’achat de Télémaque et des bouches à feu, la cassette de Lepic était vide. Plus un sol vaillant - un maravédis plutôt, vue le lieu - pour acquérir des marchandises.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Lun 15 Juil 2013 - 12:33

La « Coopérative Caribean » me vint en aide. Un intendant, représentant ses intérêts à Santo Domingo me fournit une bourse.
J’achetai  un chargement de poissons, de goudron & de verroteries.
Télémaque, une fois chargé, fut déhâlé au milieu dans le Rio Ozama  sous les batteries du Fort Sans Souci.
Peu avant la pointe du jour, nous remontâmes nos câbles par légère brise de S.E.

A deux lieues au large du port , dans la nuit fort heureusement sans lune, des chants, des cris & quelques grincements de poulies, nous parvinrent & nous mirent en émoi. La silhouette d’un chebec se profila à quelques encablures sur bâbord avant.
La consigne courut de bouche à oreille,

- Silence partout ! Eteignez tout les feux !

Télémaque lofa en grand - avec quelques difficultés liées au manque de coordination en l’absence d’ordres à voix haute .
Les forbans, tout à leur beuverie, ne semblèrent pas déceler la proximité du senau.

- Dieu fasse qu’au jour venu, nous ne soyons plus en vue de ces gibiers de potence ! Pensa Antoine Lepic comme, sans nul doute, tout l'équipage.

Lorsque le soleil monta sur l’horizon à l’Est, j’était depuis près d’une ampoulette dans les barres de perroquet de misaine. Lunette braquée à l’Est a avoir les larmes aux yeux avec le soleil de face.
Un soupir de soulagement fusa entre mes lèvres, la mer autour de Télémaque était vide.
Le senau courut sur ce cap d’évitement, vigies doublées dans l’artimon & la misaine, je ne quittai pas la dunette.
Vent calme d’Est, mer calme. Télémaque est seul, aucune voile  en vue la journée & la nuit suivante. Le danger semble écarté.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Ven 19 Juil 2013 - 12:17

Par petite brise d’Est et mer belle, Télémaque tire de longs bords pour se joindre au convoi de la Coopérative Caribean. Navigation qui eut put être agréable sans ces changements d’amures fréquents.

Ces vents contraires qui retardaient la marche du senau se révélèrent être un bienfait ...
De Poséidon certainement !

Télémaque croisa la route d’un brigantin français. Tout deux mirent en panne pour échanger des nouvelles.

- Holà du Télémaque ! Où allez-vous ?

- En route pour nous joindre à un convoi aux atterrages de Santa Lucia.

- Méfiez vous de ces eaux là. Nous venons de Grenada où il se disait que l’escadre qui croise dans ces parages s’est emparée d’une grande flûte française devant Santa Lucia.

- Une escadre ?

- Oui-da, une escadre mixte Anglo-batave. Une frégate et quatre où cinq corvettes.


Antoine Lepic décida de modifier son cap pour ne pas aller se jeter dans la gueule du loup.  
Très légère brise d’Est, mer ridée. Le brigantin a disparu avec le crépuscule.

Au lever du jour, alarme !
Toute proche, par le travers bâbord, une forte frégate toute de noir peinte ... Avec le vent à elle !

Cap S.O. pour s’en écarter. Mais c’est pour se jeter sur une autre frégate noire cap à l’Est.
Viré cap Sud pour se cacher de celle-ci derrière Isla la Tortuga mais Télémaque devient à nouveau visible à la première frégate, à 4 lieues dans l’E.N.E. à présent & qui s’éloigne cap à l’Est.

Le capitaine Lepic a reconnu ces frégates … L’ordre du Chaos !
Ces mécréants semblent pourtant se désintéresser du senau qu’ils doivent estimer de trop peu d’intérêt pour se dérouter.
S’ils savait ! Télémaque n’a qu’une piètre cargaison soit … Mais il a un coffre de plus d’un demi million de piastres !
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Mar 23 Juil 2013 - 12:17

J’ai fais l’acquisition de l’Ondine, qui jauge  plus que Télémaque & me permettra de plus gros bénéfices.
Enrôlé des hommes dans les tavernes de la ville pour compléter mon équipage.
J’ai négocié l’achat de quelques centaines tonneaux de marchandises que j’ai fait aussitôt charger.

J’ai accepté  une invitation à dîner du surintendant du Gouverneur, le Senor Antonio Ménendez.
Arrivé à la taverne où j’avais rendez vous, je l’y trouvais en compagnie d’un autre convive, le Senor Enrique Fuentes de Llivia, capitaine de commerce.
Au cours du dîner, je me suis pris de sympathie pour ce nouveau capitaine – nouveau car il a obtenu depuis peu de ses armateurs son premier commandement après que son capitaine ait disparu dans de biens mystérieuses conditions - au point que nous sommes convenus de naviguer de conserve. Je soupçonne fort le surintendant de l’avoir secrètement espéré et de nous avoir offert ce dîner dans cette seule intention.  

L’Ondine largue ses aussières et sort de la rade. L’Angélique la précède de quelques encablures. Les deux navires sortent de la baie & s’établissent sur le cap dont les capitaines étaient convenus avant de se quitter.
Tribord amures, sous voilure aisée par mer calme et vent favorable.
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MessageSujet: Re: Seul Maître après Dieu   Jeu 25 Juil 2013 - 12:21

Au petit jour, Punta Arenas gisant par tribord, l’Angélique 3C déploie ses bonnettes, nous faisons de même. Quoique plus légère, l’Ondine est plus chargée & n’est donc pas plus rapide.

Isla La Tortuga par le travers bâbord, Isla  La Blanquilla loin devant par le bossoir tribord . Aucune voile en vue.
Le capitaine de l’Angélique 3C m’a convié à son bord pour déjeuner. Le temps & la mer sont calme, j’accepte avec plaisir l’invitation.

Je n’ai de longtemps fait pareil festin. Je n’en dirai pas autant des vins l’accompagnant. Ces vins d’Espagne sont loin de valoir ceux qu’ont produit dans le Royaume de France mais je ne vais pas vexer mon compagnon de route en lui faisant quelques remarques à ce sujet.

Retour à bord de l’Ondine qui m’apparaît tout à trac petite, comparée au spacieux navire de mon hôte. Son précédent capitaine, le Vicomte Marco Simoncelli avait richement, sinon avec goût, meublé la vaste cabine du gaillard arrière. Trop Vénitien, de mon avis.  

Nous courrons sur le même cap, réduisant la toile à la tombée de la nuit. Nous avons décidé avec le capitaine Enrique Fuentes d’allumer nos fanaux de poupe pour ne pas risquer de nous perdre de vue dans l’obscurité.
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