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 Relation de voyage au commerce du capitaine Latimer.

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Bertrick
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MessageSujet: Re: Relation de voyage au commerce du capitaine Latimer.   Mer 24 Fév 2016 - 13:38


- Aïe ! Par le vit vérolé de Belzébuth ! J’oubliais que le barrot fut si bas » pestais-je en tâtant la bosse qui commençait déjà à poindre en haut du front.

Après la spacieuse grand-chambre de Dromedary, celle-ci, fort exigüe en plus d’être basse, évoquait plutôt la chambre mansardée d’une soubrette.

Rendu sur l’étroite dunette, j’étais encore étonné, d’une part, par la barre franche, d’autre part, par les dimensions de Pégasus ; 57 pieds ( 17,40m) de long pour 14 pieds (4,3m ) au maître bau !
Mais en revanche, elle n’en calait que 6 (1,82m).

Voilà qui me faisait remembrance de mes premières armes sous les plis du Joli Rouge, quand j’écumais le Passage du Vent et l’ancien Canal de Floride.
Deux ans et demi déjà !

Nous avons laisser porter dans le courant. Nous arrivâmes à la nuit faîtes dans l’embouchure de la rivière où s’étalait sur les deux rives la colonie & y mouillâmes dans le milieu du lit.
Dès proton minet, et avant que d’avoir attirer sur nous trop l’attention, nous relevâmes notre câble.
Nous franchîmes la barrière de  hauts-fonds aux premiers rayons de soleil. Doublé Turneffe Island sur un bord et les récifs sur l’autre. Je fis établir toute la toile dès que nous atteignîmes les libres eaux.

Pegasus se révèle aisée à manœuvrer et sa dérive est insignifiante. Et quelle vélocité ! Même au près serré, le tour de loch indique 7 nœuds !

Nous mouillâmes pour la nuit à Isla Utila où je menai une petite expédition sur la côte en compagnie du quartier maître Mathias Sterling et des affranchis Eusèbe et Alcide.


De retour à bord, impossible de trouver le repos. Je ruminais un  farouche ressentiment contre l’ambassadeur Gascoigne pour sa veulerie devant les exigences de von Brugen, et presque autant aux bataves en général que je jugeai être des couards pour ce qu’ils ne s’éloignent jamais des côtes où sont leurs ports sauf à naviguer de conserve parmi une puissante escadre anglaise.

D’ailleurs, ce maudit capitaine van Baart qui nous a abordé devant Belize en est le parfait exemple. Ne se tapie t-il point toujours dans les criques proches de la colonie, d’où, telle une murène, il jaillit seulement à mi-corps pour mordre qui s’approche de trop, avant de disparaître à nouveau dans son trou ?


- 18° Nord capitaine » me dit Eliot Weatherby en rangeant l’octant dans son coffret.

- Donc, d’après notre cap et notre vitesse, nous devrions être … La pointe sèche courut sur la carte étalée sur la table.

- …Ici ! dis-je. " Parfait ! Maintenons le même cap.

- Holà du pont ! Voile en vue ! Voile droit devant !

Nous sortîmes de la chambre, gravîmes les trois marches de l’échelle de dunette. La longue-vue me révéla un trois mâts à voiles latines, sur le même cap que nous.

Le pavillon hollandais qu’il arborait prit à contre mes réflexions concernant les bataves ;
- Celui-ci est « fol de témérité » à naviguer ainsi hors de vue des terres", maugréais-je à l’attention de M. Powell le bosco, faisant fi de toute objectivité avec une parfaite mauvaise foi.
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Bertrick
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MessageSujet: Re: Relation de voyage au commerce du capitaine Latimer.   Lun 14 Mar 2016 - 16:24

Nous avons jeté l’ancre à North Creek sur l’île de Cokburn Town. Ce n’est qu’un comptoir assez misérable – et c’est la raison de ma venue ici. Les autorités n'étaient sans doute pas encore informées de l'Affaire du Honduras.
Je demandais au gouverneur de ce petit établissement qu'il me délivre une « Lettre de Marque » que j’obtins en échange de quelques milliers de piastres.

Mars 1716.
Lively est environné de volutes de fumée blancs que la petite brise d’Est effiloche entre deux bordées.
Le radeau, en remorque derrière la chaloupe, est peu à peu totalement disloqué. On ramène les canons à la serre.

Une pièce de quatre livres ne peut pas projeter une énorme quantité de métal mais elle peut tout de même propulser un boulet de fonte de trois pouces (76mm) à la vitesse de mille pieds par seconde ce qui occasionne quelques dégâts.
Ce sont des canons de six pieds de long (1,82m), qui pèse chacun plus de mille trois cents livres et repose sur un affût de chêne massif. Les seize pièces de Lively sont un poids considérable pour un navire de cent tonneaux.
Chaque pièce est servie par un peloton de quatre hommes, plus un cinquième (parfois un mousse) chargé d’apporter la poudre du magasin. Soit la moitié de l’équipage pour servir les pièces d’un seul bord.

Juste à la nuit tombante, la vigie de misaine aperçoit un chasse-marée espagnol grée en lougre et à deux lieues par tribord avant sur un cap N.O.

- M. Powell, à ferler les huniers pour réduire notre silhouette !

- M. Blunt faîtes doubler les vigies pour la nuit. Il faut nous garder d’une attaque pour le cas où le Don nous aurait aperçu aussi et serait, soit assez fol pour nous attaquer à la défaveur de la nuit, soit pour alerter d’autres corsaires qui seraient dans le port là-bas.


Le vent a refusé toute la nuit, tout en faiblissant. Au matin, ce n’est plus qu’une très légère brise de S.E. Le chasse-marée, qui est sur les fonds, a mouillé une ancre pour la nuit.

Je fais envoyer huniers, perroquets et bonnettes au vent. Lively lui coure sus pendant qu’on met les canons en batterie.  
A un quart de mille, l’Hidalgo nous découvre. Il file son câble par le bout et commence à établir son foc avec précipitation.

A cent yards sur sa poupe, Lively lofe. A présent vent arrière, la distance réduit rapidement. Je parviens à lire son tableau de poupe, Ombra Della Morte.
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Bertrick
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MessageSujet: Re: Relation de voyage au commerce du capitaine Latimer.   Lun 14 Mar 2016 - 17:18

Nous sommes à portée de canons sur sa hanche tribord. Le lougre, avec juste assez d’erre pour gouverner, abat sur bâbord.

Je fais coiffer le grand hunier pour ne pas passer sur son avant. On prend les amures tribord puis je fais servir.
Nous revenons sur lui comme il commence à hisser sa voile d’artimon.

A trente yard sur son travers, nous ouvrons le feu. La mitraille fauche son pont, semant tel désordre que sa vergue, déjà plus qu’à mi-mât, retombe lourdement en travers de sa plage arrière.
La voile vient couvrir sa dunette. Le timonier espagnol a lâché la barre franche pour se protéger de la chute de l’espar. Le lougre entre dans le vent et empanne.

A moins de vingt cinq yards, nous faisons un feu roulant de nos huit pièces bâbord.
Quelques Dons, malgré la mitraille, se précipitent et commencent à trancher à la hache et au coutelas le gréement de la vergue d’artimon. Ils parviennent à la faire glisser par dessus bord. Pendant ce temps, d’autres établissent, non sans essuyer des pertes, la grand voile puis la misaine.

- Ce vaisseau est bien commandé et son équipage est expérimenté et courageux » dis-je au maître à mes côtés.  

L’espagnol, inférieur tant en bouches à feu qu’en hommes – surtout après nos volées à mitraille -  renonce à toute riposte et court s’abriter sous les batteries de défense de la colonie, si proche dans l’ouest que nous renonçons à le poursuivre d’autant que nous ignorons s’il s’y trouvent quelques corsaires.
La bonasse ! Nous restons encalminé tout un jour, en vue de la colonie espagnole.
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